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On embosch à petit prix !

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Chantage à la délocalisation.

L'entreprise Bosch, largement bénéficiaire, vient d'obliger ses employés de l'usine de Vénissieux à travailler 36 heures payés 35 (avec hausse de salaire limitée à 1% sur 4 ans, etc), en faisant le chantage à la fermeture et la délocalisation vers un nouveau pays de l'Union Européenne.

De plus, l'entreprise a imposé à ses salariés un référendum très médiatique : soit l'acceptation à plus de 90% par les salariés de ces mesures, soit la fermeture du site. Le résultat rappelle les scores et les méthodes des pires dictatures.

Augmentation du temps de travail : la nouvelle offensive patronale

Après avoir commencé en Allemagne, la même stratégie est reprise en France. Le même chantage est appliqué : délocalisation ou augmentation du temps de travail sans compensation. De plus, ce rapport de force doit être «démocratiquement» accepté par les salariés, comme s'ils désiraient travailler davantage et gagner moins pour valoriser le cours de l'action en bourse !
À court terme, c'est la perte des acquis des 35 heures. Et à moyen terme, l'alignement des conditions de travail sur celle du tiers-monde pour rester «compétitif».

Cette situation est possible parce que les travailleurs ne sont pas organisés pour résister. L'argument patronal est direct et brutal : fini l'alibi de «la crise», rémunération immédiate des actionnaires, quel qu'en soit le coût économique et social...

(Source : AC!)
Mis à jour ( Vendredi, 10 Septembre 2004 18:06 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2004-09-16 10:41 Les préconisations des experts du FMI, que plus personne ne peut prendre au sérieux après leurs brillantes interventions en Russie ou en Argentine, ont décidé de s'attaquer à la France.
Au secours ! Sauve qui peut ! Le contingent d'heures travaillées est insuffisant d'après ces messieurs !…Alors, pourquoi ne pas faire travailler les chômeurs ?

La proposition de mutualiser les heures supplémentaires au niveau de l'entreprise, allant de paire avec les projets du gouvernement d'étendre à l'ensemble des entreprises la baisse de 25% à 10% le coût des heures supplémentaires entre la 35ème et la 39ème heure, revient simplement à contourner la loi et à revenir aux 39 heures voire plus. (Personne ne dit que l'organisation autour de la mise en place des 35 heures aura fait gagner les grandes entreprises en flexibilité, productivité, modération salariale et baisse de charges sociales pendant toutes ces années).

Or nos concitoyens ne sont peut-être pas informés que les accords Bosch de Vénissieux sont dénoncés par les syndicats parce qu'illégaux (grosso modo travailler 36 heures payées 35 revient soit à du travail dissimulé, soit à ne pas payer les heures supplémentaires - cf. l'Huma du 02/08/2004, la loi Fillon du 04/05/2004* ne pouvant s'appliquer rétroactivement ).
*La loi Fillon du 04/05/2004 permet aux accords d'entreprise de déroger aux accords de branche ou interprofession nels. D'où la stratégie du contournement car n'importe qu'elle loi édictée aujourd'hui ne saurait s'appliquer rétroactivement . Les accords de branches ou interprofession nels prévalent sur toute la durée pour laquelle ils ont été signés.

La croissance annoncée n'est pas créatrice d'emploi.
Avec cette stratégie du contournement, le chômage officiel qui caracole déjà à près de 10% (quant à l'officieux et bien réel, compter 25%) va exploser : les entreprises n'ayant plus aucun intérêt à embaucher. L 'exonération des charges sur les heures supplémentaires promises aux salariés aura sans nul doute son pendant côté entreprises.
Dans ces conditions, l'énorme déficit de l'Unédic n'a aucune chance d'être comblé. Au contraire, il risque encore de se creuser considérablemen t avec pour conséquence de nouvelles coupes dans les durées d'indemnisation des chômeurs. On voit ici comment la ruine du système social est organisée.
Tout ceci sans aucun bénéfice contre les délocalisations , les aménagements réalisés ne représentant rien au regard de salaires Indiens ou Chinois…
Dans le même temps, les grandes entreprises n'ont jamais fait autant de profits.

Par ANNE B.
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