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Chômage de juillet : la hausse se poursuit

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Officiellement, ils sont 10.700 de plus. Mais ils sont huit fois plus nombreux quand on compare le total des inscrits à Pôle Emploi d'un mois sur l'autre. Nul besoin de pinailler sur l'évolution de telle ou telle catégorie : il suffit, tout bêtement, de comparer ce total de fin juin à fin juillet pour voir que la situation continue de se dégrader.

L’«embellie» de juin était bel et bien fallacieuse. Pinaillons, donc, puisqu'on continue à nous parler d’«accalmie»...
Pour juillet, les données officielles sont les suivantes :

Chômeurs de catégorie A (personnes disponibles de suite et n'ayant exercé aucune activité dans le mois) : 2.535.200 en France métropolitaine.
Ils étaient 2.524.500 à fin juin. La hausse mensuelle est donc de 0,4% avec 10.700 inscrits supplémentaires. En glissement annuel, elle est de 25,6%.

Chômeurs des catégories B et C (ayant exercé une «activité réduite») : 1.132.900 en France métropolitaine.
Fin juin, ils étaient 1.110.300. La hausse mensuelle est donc de 22.600 inscrits. Dans le détail, le nombre de chômeurs en catégorie B (activité "courte" de moins de 78 heures dans le mois) a reculé de 0,9% à 492.200 personnes, mais progressé de 7% sur un an. Celui des chômeurs de catégorie C (activité "longue" de plus de 78 heures) a augmenté de 4,4% sur le mois à 640.700 personnes, et de 7,6% sur un an.

Fin juillet 2009, les catégories ABC — le gros des privés d'emploi tenus d'accomplir des «actes positifs de recherche» — totalisent 3.668.100 inscrits en France métropolitaine. Ce nombre croît de 0,9% (+ 33.300) au mois de juillet, et de 19,3% sur un an.
Mais avec les Français d'outre-mer, il s'élève à 3.888.300 : en restant, comme d'habitude, discret sur les chiffres des DOM (dont les citoyens seraient considérés comme de seconde zone ?), on élude allègrement 220.200 personnes.

Restent maintenant les inscrits dans les catégories D et E, personnes non tenues d'accomplir des «actes positifs de recherche» et dont le nombre, nous dit-on, s'élève désormais à 512.100, toujours en France métropolitaine...

Chômeurs de catégorie D (non immédiatement disponibles car en arrêt maladie, en stage ou en formation, en CRP ou en CTP, mais qui n'en demeurent pas moins de vrais chômeurs) : 265.900 inscrits, soit + 18,2% sur un mois et + 51,3% sur un an.

8.000 personnes supplémentaires sont visiblement «entrées en formation».
Nous rappelons également qu'au 1er juillet, 70.800 personnes licenciées depuis moins de 12 mois étaient parquées dans le dispositif CRP, soit une progression annuelle de 250%. Les effectifs du CTP, certes moins importants, ont suivi le même boom. Et ce n'est qu'un début.

En juillet, les licenciements économiques (qui, on le rappelle, ne comptent que pour un quart des licenciements en France, le reste s'opérant pour «motifs personnels»…) ont représenté moins de 5% des inscriptions mais ont bondi de 62,1% en un an : un très mauvais signe et une tendance qui va exploser à la rentrée, même si certains prétendent le contraire...

Chômeurs de catégorie E (non immédiatement disponibles car déjà pourvus d'un emploi de type "contrat aidé", mais obligés de rester inscrits pour "bénéficier" du dispositif) : 246.200 personnes, soit 3,4% de hausse mensuelle et 9,1% de hausse annuelle.

Ainsi, toutes catégories confondues (ABCDE) au 31 juillet, 4.180.200 membres de la population actifve étaient inscrits à Pôle Emploi en métropole : une hausse de 2% sur un mois et de 20,3% sur un an, la catégorie A ne représentant que 61% du total.

Fin juin, ils étaient déjà 4.097.800. Sortons notre calculette.
Cela nous fait 82.400 inscrits supplémentaires en un mois.
Soit 7,7 fois plus que pour la seule catégorie A.
(A titre de comparaison, entre mai et juin, ce total avait crû de 29.700 victimes : une paille à côté de juillet !)

Quant aux «cessations d’inscriptions pour défaut d’actualisation», même si Pôle Emploi a un peu levé le pied (- 9,7% par rapport à juin) sur ces manœuvres, elles ont augmenté de 13,5% en glissement annuel.

Pour finir, Pôle Emploi n'a collecté en juillet 2009 que 246.000 offres d'emplois contre 304.000 en juillet 2008, soit un recul annuel de 19,7%… Ce recul monte même à 22,5% pour les offres d'emplois dits «durables» (contrats de 6 mois et plus).

=> Pour tout savoir, télécharger ici le document officiel du Ministère du Travail (données Pôle Emploi/DARES)

L'INSEE publiera le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) pour le 2e trimestre 2009 jeudi prochain, le 3 septembre. Au premier trimestre, il s'établissait à 8,5% en France métropolitaine et 8,9% avec les DOM. L'Institut a d'ores et déjà annoncé que la barre des 10% sera franchie pour la fin de l'année.

Mis à jour ( Jeudi, 03 Septembre 2009 14:00 )  

Commentaires 

 
0 # 4 Août 2009-08-27 11:20 Et 47300 "radiés" … Répondre | Répondre avec citation |
 
 
0 # Yves 2009-08-27 14:43 Camouflage du chômage : Le Système D du gouvernement

Le gouvernement, Pôle Emploi et l’Unedic ont trouvé la parade pour minimiser la hausse officielle du chômage : La catégorie D qui recense des dizaines de milliers de chômeurs en formation. À ce titre, ils n’apparaissent pas dans le taux officiel. Et ce tour de passe-passe statistique va s’amplifier dans les mois à venir. Démonstration.

Ce qu'Actuchomage prédit depuis 9 mois produit ses premiers effets : Le camouflage des licenciements massifs annoncés depuis novembre 2008.

Ce camouflage s’exerce principalement dans la catégorie D qui recense les CRP (Conventions de reclassement personnalisé) et CTP (Contrats de transition professionnelle ) : +18% en juillet.

Les CRP et CTP sont de VRAIS chômeurs qui bénéficient d'un accompagnement spécifique. À ce titre, ils apparaissent dans la catégorie D, celle des demandeurs d’emploi en formation, classement qui les exclut de la catégorie A : LE TAUX OFFICIEL !

Entre 100.000 et 150.000 CRP d’ici la fin de l’année

Le nombre de chômeurs en catégorie D va s'accroître CONSIDÉRABLEMEN T ces prochains mois, car le gouvernement et Pôle Emploi incitent les personnes licenciées à opter pour une CRP (qui leur assure une meilleure indemnisation), donc à s'inscrire en catégorie D.

Au 1er juillet, 70.800 chômeurs depuis moins de 12 mois étaient parqués dans le dispositif CRP, soit une progression annuelle de 250% !

À ce rythme, on pourrait dénombrer (au bas mot) entre 100.000 et 150.000 CRP fin décembre 2009.

Et voilà comment des dizaines de milliers de chômeurs ne sont pas comptabilisés dans le taux officiel.

Beau tour de passe-passe statistique !
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0 # superuser 2009-08-27 22:40 Un autre mauvais signe : la flambée du chômage en Ile-de-France
Le nombre de franciliens qui se sont inscrits en juillet dans la catégorie A de Pôle Emploi a augmenté de 0,9% (+ 4.110) par rapport à juin, soit plus du double qu'en France métropolitaine (+ 0,4%). Ils sont ainsi 473.600, soit une hausse de 22,1% sur un an, selon la Préfecture de la première région de France.

Par département, la hausse mensuelle du nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A en juillet varie entre + 0,4% (Yvelines) et + 1,5% (Essonne). Paris se situe à + 0,8%.

Les femmes (+ 1,3 %) ont été plus touchées par cette hausse mensuelle que les hommes (+ 0,5%) et le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans a augmenté + 0,7% (+ 32,1% sur un an) en Ile-de-France. Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans a augmenté de + 0,8% (+ 20,7% sur un an) et le nombre de ceux de 50 ans et plus s'est accru de + 1,4% (+ 21% sur un an).

La région francilienne jusque-là épargnée

En incluant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs inscrits à Pôle Emploi en IDF s'élève à 654.880 à fin juillet, soit une augmentation de 1,3% (+ 15,7% sur un an).

Pour ne pas générer de retard dans le traitement des dossiers de septembre, les agences de Pôle emploi en Ile-de-France sont restées fermées mardi.

(Source : Le Parisien)
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0 # superuser 2009-08-29 12:43 Un an après, 20% de chômeurs en plus
La «mobilisation» sarkozyste pour l’emploi s’est soldée par une avalanche d’aides, sans véritables contreparties, aux entreprises.

Dans les 13 pages du discours présidentiel de Toulon, la question de l’emploi n’occupait pas plus de deux phrases. Une première pour prévoir que la crise «aura des conséquences» sur le chômage. Une deuxième pour défendre la vieille recette de la baisse du coût du travail : «Réduire les exonérations de charges sur les salaires, ce ne serait pas reprendre un cadeau fait aux entreprises, ce serait contribuer à détruire de l’emploi», proclamait le chef de l’État.

Un an après, le bilan est accablant. Le nombre de demandeurs d’emploi tenus d'accomplir des «actes positifs de recherche» a bondi de près de 20% en douze mois pour atteindre 3,66 millions fin juillet.

Comme annoncé, la politique d’exonération de cotisations sociales a été poursuivie et intensifiée pour atteindre 32,6 milliards d’euros cette année. Toujours sans impact avéré sur l’emploi. Au nom de la crise, le secteur de l’automobile, le plus riche en emplois et le plus menacé, a été copieusement arrosé : 6 milliards d’euros dont 4 milliards pour les constructeurs en contrepartie, officiellement, de la promesse de ne pas licencier. En réalité, Renault et PSA ont empoché les aides sans renoncer à l’exécution de leur plan : 4.000 «départs volontaires» chez Renault, 6.000 suppressions de postes chez Peugeot… Sans rappel à l’ordre du chef de l’État.

Des méthodes mises en œuvre bien au-delà du secteur automobile et qui commencent d’ailleurs à provoquer des réactions citoyennes, à l’image des plaintes déposées récemment par plus d’un millier de contribuables de la région d’Ay pour utilisation frauduleuse de fonds publics par le groupe Trèves, qui a décidé de fermer un site après avoir touché 55 millions d’euros.

Il est toutefois un domaine où la «mobilisation» du gouvernement peut être créditée d’une efficacité certaine : la baisse artificielle des statistiques du chômage du fait de la multiplication des dispositifs dits «de reclassement» ou «de transition» (CRP, CTP, etc.), ayant pour effet de retarder l’inscription des licenciés à Pôle Emploi.

Yves Housson pour L'Humanité
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0 # superuser 2009-09-06 02:22 CHÔMEURS INDEMNISÉS : + 1,6% sur un mois et + 17,7% sur un an

Le nombre de chômeurs indemnisés par l’assurance chômage et par l’Etat (ASS, AER…) a augmenté à 2,42 millions en juillet, soit une progression de 1,6% sur un mois et de 17,7% sur un an, selon des chiffres diffusés vendredi par Pôle Emploi.

Cette progression sur le mois s’explique par "la hausse du nombre de bénéficiaires de l’assurance chômage (+ 2,1% à 2,03 millions), légèrement atténuée par la baisse du nombre de bénéficiaires des allocations de solidarité-Etat (- 1,2% sur un mois à 394.300)", selon un communiqué.

Toutes allocations confondues, y compris chômage, formation et préretraites, le nombre de personnes indemnisées par Pôle Emploi a crû de 1,7% sur un mois (données corrigées des variations saisonnières) et de 18,6% en un an pour atteindre 2,61 millions, contre 2,2 millions en juillet 2008.

Le nombre de bénéficiaires de la Convention de reclassement personnalisée (CRP) a progressé à 73.500 en juillet (+ 167,3% sur un an), celui des bénéficiaires du Contrat de transition professionnelle (CTP) est passé à 5.900 (+ 490% sur un an).

En juillet, le nombre de personnes en formation ou en reconversion indemnisées par l’organisme issu de la fusion ANPE-Assedic a également augmenté, de 4,4% sur un mois et de 42,2% sur un an, à 176.800. En revanche, le nombre de préretraités indemnisés a continué de chuter pour s’établir à 13.100, soit un recul de 4,4% en un mois et de 35,8% en un an.
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0 # superuser 2009-09-06 02:23 Indemnisation chômage : 25.600 précaires nouvellement couverts

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a estimé que la "montée en charge moins forte que prévu" de la prime de 500 € destinées à certains chômeurs s'expliquait par la difficulté à l'obtenir et non par l'efficacité des règles d'indemnisation du chômage.

Cette prime, destinée à certains chômeurs non indemnisés, connaît "une montée en charge moins forte que prévu", avait déclaré mercredi le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez, y voyant "une bonne nouvelle" prouvant l'efficacité des nouvelles règles d'indemnisation chômage.

"Nous n'avons pas, nous, l'impression que les mesures prises par le gouvernement sur un plan social soient à ce point révélatrices d'une nouvelle politique sociale, pour les mettre en évidence", a déclaré Bernard Thibault lors de sa conférence de presse de rentrée. "Par exemple, il y a moins de primes de 500 € versées que ce qui était prévu et c'est une bonne nouvelle, selon le gouvernement. Mais ce n'est pas une bonne nouvelle, tout simplement parce que [les bénéficiaires potentiels] n'arrivent pas à l'obtenir", a-t-il expliqué.
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