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Denis Gautier-Sauvagnac quitte la présidence de l'UIMM

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Deux mois après l'explosion du scandale l'impliquant dans des retraits de fonds suspects en liquide (quelque 20 millions d'euros entre 2000 et 2007), «DGS» quitte officiellement aujourd'hui ses fonctions de président de l'organisation patronale de la métallurgie.

Subitement, par le biais de ce personnage à l'allure aristocratique (1), le linge sale et malodorant du très chic patronat était montré au grand jour. L'homme qui voulait fluidifier les relations sociales laisse derrière lui la révélation sulfureuse d'un trésor de guerre de 600 millions d'euros, destiné à faciliter l'activisme patronal envers des syndicats ou des politiques, dont une «caisse antigrève» baptisée Epim - Entraide professionnelle des industries de la métallurgie - de 170 millions.

Rassurez-vous, «DGS» n'a pas tout perdu : il conserve son poste de délégué général de l'UIMM ainsi que ses divers mandats au sein du Medef, dont ceux de membre du Conseil exécutif et de président de la commission des relations du travail.

(1) Denis Gautier-Sauvagnac, dont les revenus confortables écartent la piste de l'enrichissement personnel dans cette affaire, était également négociateur en chef du Medef et vice-président de l'Unedic : son rôle consistait donc à réduire le plus possible et sans état d'âme les droits et les revenus des salariés et des chômeurs. Une noble tâche, comme on le voit.

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Mis à jour ( Jeudi, 15 Novembre 2007 14:19 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2007-11-15 13:43 François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, a jugé mardi sur Europe 1 que Denis Gautier-Sauvagnac «ne devra plus être notre interlocuteur à l'Unedic».

L’ex président de l’UIMM, qui a abandonné son mandat à cause de l’enquête préliminaire sur des retraits de fonds suspects dont il fait l'objet, est toujours vice-président de l’assurance-chômage. La présidence de l’Unedic est actuellement assurée par Annie Thomas, de la CFDT, jusqu'au 1er janvier 2008 où le Medef doit reprendre la main.

Dans un entretien au Monde, la présidente de l’Unedic partage l'indignation de François Chérèque. Elle juge elle aussi le maintien de Denis Gautier-Sauvagnac à la tête de l’Unedic incompatible avec les informations selon lesquelles les retraits de fonds opérés sur les comptes de l’UIMM auraient servi à la rémunération de collaborateurs sans verser de cotisations sociales. Le fait qu'un haut responsable du régime d'assurance-chômage ait versé des salaires sans payer les cotisations sociales «fait tâche», a-t-elle jugé : «De tels agissements ne sont pas acceptables, toute rétribution, tout salaire doit participer aux cotisations sociales».

Annie Thomas appelle sans tarder le Medef à proposer le nom d’un autre représentant à la vice-présidence de l’Unedic.

(Source : L'Expansion)
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0 # superuser 2007-11-23 21:41 Un 6 pièces de 197 m2 avec trois chambres, un grand salon, un petit salon, etc., voilà l'appartement que Denis Gautier-Sauvagnac a acquis (à la découpe) en 2005 après, a-t-il déclaré, l'avoir loué des années durant. Mais "DGS" n'a pas tout dit.

Un logement de fonction pendant sept ans

A l'UIMM, seule une dizaine de personnes était au courant. De 1998 à 2005, Denis Gautier-Sauvagnac a eu un logement de fonction dans le VIIIe arrondissement, à dix minutes à pied de l'UIMM : sur le bail, le locataire n'était pas "DGS" mais une société civile immobilière, Princesse Louveciennes. Le gérant de cette SCI, Bernard Adam, est le directeur financier de l'UIMM. Et ses deux associés sont l'UIMM elle-même et Afpi Etudes et Prévention, l'excroissance «formation professionnelle » de l'UIMM présidée par le numéro deux de la maison, Dominique de Calan.

Un sacré avantage en nature. Le loyer acquitté par cette SCI avoisinait 38.000 € par an. L'entourage de "DGS" précise néanmoins qu'environ la moitié de cette somme a été déduite de son salaire.

Un gain de 137.000 €. En juin 2005, "DGS" a payé 1,181 million d'euros pour acquérir cet appartement (et son parking), soit 5.800 € le m2 . S'il avait dû l'acquitter au prix de marché, il aurait dû payer 10% de plus, soit 137.000 €. Aujourd'hui, un tel appartement se vendrait plus de 2 millions d'euros.

"DGS" avait-il le droit d'acheter son «appartement» ? Oui, même si le chemin emprunté est tortueux. Lors d'une vente à la découpe, le propriétaire doit en effet faire une offre au locataire avant de le proposer à d'autres. Mais ce schéma ne s'applique pas si le locataire est une SCI. Qu'à cela ne tienne : dès 1998, "DGS" avait prévu dans son bail une clause précisant qu'en cas de besoin, la SCI se dédierait à son profit.

Savait-il donc, sept ans avant, qu'il y aurait une vente à la découpe ? «Non, assure un proche, mais quand vous avez 110 logements possédés par les AGF, c'est à terme possible.» Cette sacrée prévoyance a payé. En 2005, le nouveau propriétaire, Valmy SAS, a fait une offre à la SCI qui a par deux fois décliné sa proposition, ouvrant la voie à "DGS". Au final, l'offre faite au délégué général de l'UIMM était plus intéressante que celle faite à la SCI…

Un nouvel «appartement» de fonction. En 2005, toujours dans le cadre de la vente à la découpe, l'UIMM a acquis un autre appartement dans cet ensemble immobilier, mais occupé cette fois : une fois le bail arrivé à échéance, ce logement pourra être proposé au nouveau «patron» de l'UIMM.

(Source : Le Parisien)
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