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Accueil Social, économie et politique "Priorité à l'emploi" : les bons tuyaux de Patrick Ollier

"Priorité à l'emploi" : les bons tuyaux de Patrick Ollier

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Chirac l'a dit : "La priorité de l'action gouvernementale, au service des Françaises et des Français, c'est évidemment l'emploi." Bon élève, le président de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier (UMP), s'est donc prononcé pour un renforcement des emplois aidés, la relance de grands travaux et le développement de la participation.

Enfin quelqu'un qui propose quelque chose ! Patrick Ollier - dans le privé POM pour «Patrick Ollier-Marie» puisqu'il est le compagnon de MAM, notre ministre de la Défense - considère "qu'il faut que le dialogue social soit repris" entre partenaires, en "évitant qu'il y ait des tabous". "Il ne s'agit pas de revenir sur les situations acquises, mais de les aborder avec un langage différent", estime-t-il.

Le député des Hauts de Seine, qui avait déclaré mercredi dernier que "la priorité de la politique économique", après le référendum, devait être de "s'attaquer au Code du travail", considère qu'il faut dorénavant "sécuriser la personne plutôt que l'emploi" : "On peut assurer une très bonne protection du salarié avec des règles plus souples", dit-il. Il se prononce pour une suppression des charges sociales de l'entreprise sur les 1000 premiers euros mensuels du Smic et demande qu'on fasse "sauter les verrous" à l'emploi des plus de 55 ans ! Pour lui, il faut aussi renforcer les emplois aidés au-delà de ce qui est prévu par le plan Borloo, puis entamer "une relance de l'activité économique, malgré l'ambiance internationale très défavorable", citant le niveau de l'euro et du prix du baril de pétrole...
Dans le même esprit que le président UMP de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, il a jugé que "la rigidité du Pacte de stabilité européen est trop forte, trop stricte", suggérant des "fourchettes" de déficit "plutôt qu'une frontière", la barre des 3%.

POM souhaite aussi le lancement d'"un emprunt populaire" pour de grands travaux d'infrastructures qui "crééraient une pompe permettant d'amorcer la reprise".
"Ce ne sont pas seulement des mesures d'ordre technique qui permettront de résoudre les problèmes, il faut que la confiance vienne à travers un projet porteur d'avenir, et la participation en est un", estime enfin ce gaulliste de tradition, à quelques jours de la discussion du projet de loi Breton comprenant des dispositions en ce sens.

À lire en commentaire la réaction du sénateur Marini (UMP)...

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Mis à jour ( Mercredi, 01 Juin 2005 16:54 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2005-06-01 20:30 01-06 (AFP) 19:51:41
Le rapporteur général du Budget au Sénat, Philippe Marini (UMP), a critiqué mercredi les appels d'autres parlementaires UMP à accroître la dépense publique pour favoriser l'emploi.

"Si la dépense publique était une solution, la France, qui a le taux le plus élevé d'Europe, devrait avoir le chômage le plus faible", a-t-il déclaré à l'AFP. "La situation n'est certainement pas actuellement à ouvrir les vannes", a estimé ce proche de Nicolas Sarkozy.

En assouplissant le Pacte de stabilité en mars, "nos partenaires espéraient contribuer au succès du référendum en France, mais pourquoi accepteraient-ils aujourd'hui de continuer à mettre entre parenthèses le Pacte de stabilité ?", s'est demandé le sénateur.

M. Marini s'est opposé à la suggestion du président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré et du président de la Commission des Affaires économiques Patrick Ollier de créer davantage d'emplois aidés. "Chaque fois qu'on crée des succédanés d'emploi, on n'améliore pas le levier de la création d'emploi du secteur privé, et il n'y a donc aucune assurance que cela se traduise positivement sur le niveau du chômage", a-t-il estimé.
Il a souhaité qu'on "reprenne de façon méthodique tous les déterminants du marché du travail, métier par métier, avec la participation des entreprises et des partenaires sociaux". Selon lui, il y a actuellement "trop de stages parking, de bilans de compétences qui n'en finissent plus", et parallèlement, "de professions comme le bâtiment qui n'arrivent pas à pourvoir leurs emplois". Il s'est demandé aussi "pourquoi, du côté des chefs d'entreprises, il y a aussi peu de contrats de qualification et de stages en alternance", et de nouveau souhaité un "assouplissement du droit du travail".
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