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Forte mobilisation attendue samedi

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Les syndicats, appuyés par le PS, espèrent mobiliser largement demain les salariés du public et du privé sur les 35 heures, l'emploi et les salaires à travers une centaine de manifestations, un test pour la dynamique du mouvement social sur fond de crise à la CGT.

La CGT, la CFDT, FO et la CFTC sont à l'origine de cet appel aux salariés du public et du privé et aux demandeurs d'emploi à manifester sur le temps de travail, la défense de l'emploi et du code du travail et le pouvoir d'achat. Seule la CFE-CGC s'est, dès le départ, tenue à l'écart. La FSU, l'Unsa et Solidaires (dont Sud) se sont rapidement joints au mouvement, volontairement basé sur des thèmes fédérateurs, la journée du samedi ayant été choisie pour tenter de mobiliser les salariés du privé.
"Nous avons comptabilisé 118 manifestations dans toute la France. On sent une très forte envie d'en être et cette journée peut être importante avec une participation des salariés du privé", s'est enthousiasmée Maryse Dumas (CGT). Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé que cette journée d'action serait un "succès" avec 300.000 manifestants, soit autant que lors des manifestations des fonctionnaires le 20 janvier.

Signe que le gouvernement n'est pas indifférent, le ministre de l'Economie, Hervé Gaymard, a évoqué "une manifestation de Français qui veulent s'exprimer" et "dont il faut prendre compte", tout en ajoutant qu'elle n'était pas de nature à remettre "en cause la politique du gouvernement".

Le Parti socialiste a également appelé à descendre dans la rue pour défendre "sa" loi sur les 35 heures. Les députés de gauche ont même réussi, jeudi soir, à faire durer les débats à l'Assemblée nationale pour qu'ils se poursuivent après les manifestations, objectif que le gouvernement et la majorité ont tenté de déjouer jusqu'au petit matin (lire notre commentaire). Les débats se finiront lundi et le texte sera finalement soumis au vote mardi.

Mais les 35 heures et leurs effets sur l'emploi et les salaires ne seront pas les seules préoccupations qui s'exprimeront dans les cortèges. D'autres mots d'ordre s'y sont greffés, qu'il s'agisse de prolonger la mobilisation des fonctionnaires pour la défense du service public ou de rassembler enseignants et lycéens contre le projet de loi Fillon sur l'école. "Nous ne souhaitons pas mélanger les problèmes" des fonctionnaires avec la défense des 35 heures, "qui est spécifique au secteur privé", a cependant averti François Chérèque vendredi. Il s'est également inquiété des répercussions de la crise interne que traverse la CGT sur l'Europe (lire notre commentaire), jugeant qu'il y a "bien évidemment des risques de confusion entre le climat social dans notre pays et le débat sur le traité constitutionnel". Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, mènera ses troupes dans le cortège parisien, qui partira à 14Hde la place de la République pour rejoindre celle de la Nation, deux jours après s'être affronté publiquement avec le Parlement de son syndicat.

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Mis à jour ( Vendredi, 04 Février 2005 17:07 )  

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