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Accueil Social, économie et politique Délinquance : - 4% en 2004

Délinquance : - 4% en 2004

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La délinquance en 2004 aurait enregistré une baisse d'"environ 4%" selon les chiffres provisoires du ministère de l'Intérieur établis après pondération à la mi-décembre.

Cette baisse, révélée par le Figaro daté de jeudi, correspondrait à un nombre de crimes et délits de "3.820.000", selon le quotidien. S'il était avéré au moment où le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin rendra public, courant janvier, les statistiques officielles et définitives de l'évolution de la délinquance, ce chiffre, rapporté aux 3.974.694 crimes et délits constatés en 2003, représenterait une baisse de 3,89%. Il s'agirait alors de la baisse la plus importante enregistrée depuis dix ans. Elle interviendrait après celle de 3,38% enregistrée l'année précédente par rapport à 2002.

Elle correspondrait à la moyenne haute de la fourchette "de 3 à 4%" de baisse de la délinquance que Nicolas Sarkozy, le prédécesseur de M. de Villepin, avait fixé comme "objectif pour 2004" lorsqu'il avait présenté les statistiques le 14 janvier 2003. De même, si les chiffres évoqués jeudi devaient se confirmer, le nombre des actes de violences exercées contre les personnes continuerait de baisser.
Parallèlement, le taux de faits élucidés par les forces de police et de gendarmerie devrait avoisiner les 30%, soit une hausse de 4,06%. Ce taux serait de 29% en zone police, (où sont commis les trois-quarts de crimes et délits du pays) et de 37% pour la seule Gendarmerie nationale.

=> C'est confirmé : Dominique de Villepin a annoncé dans un entretien au JDD du 2/01 une baisse des chiffres de la délinquance de 4,2%, ce dont il est très fier.
Mis à jour ( Samedi, 01 Janvier 2005 17:42 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2005-01-01 16:46 01/01 - AFP - 16:07
Soixante-quinze véhicules ont été brûlés et 84 personnes ont été interpellées durant la nuit de la Saint-Sylvestre dans le département de la Seine-Saint-Denis, a annoncé samedi après-midi la préfecture de Bobigny.

Les 75 voitures ont été incendiées dans 20 communes sur les 40 que compte le département, a précisé à l'AFP le directeur de cabinet du préfet. Sur les 75, douze véhicules ont été brûlés à Saint-Denis, dix à Aulnay-sous-Bois, huit à Clichy-sous-Bois, six à Sevran et cinq à La Courneuve.

En tout, 85 personnes ont été interpellées durant la nuit. Il n'était pas encore précisé si la totalité de ces interpellations faisaient l'objet de gardes à vue ou de poursuites judiciaires.
A Villemomble, après une dégradation d'abribus, un mineur de 12 ans a été interpellé, a encore précisé la préfecture.
Dans la cité sensible des Beaudottes à Sevran, des jeunes ont volontairement plongé le quartier dans le noir afin de tendre un "guet-apens" aux forces de l'ordre. Lorsqu'elles sont intervenues, elles ont été visées par des projectiles lancés depuis les toits des immeubles. Deux policiers ont été légèrement blessés lors de cet incident : un fonctionnaire de police a eu la main fracturée et un CRS a reçu un pavé sur sa voiture. Il a été légèrement atteint, a-t-on précisé de même source.
Outre les voitures, des conteneurs poubelles, des abribus et d'autres objets ont été incendiés tout au long de la nuit, qualifiée de "mouvementée" par la police et la préfecture, avec de très nombreuses interventions.

Au total, la préfecture de Seine-Saint-Denis a mobilisé 500 policiers sur le terrain pour la nuit du Nouvel an, dont une compagnie de CRS et un peloton de gendarmerie mobile.

Le préfet a également pris un arrêté la semaine dernière -valable jusqu'à lundi- interdisant la vente de bidons d'essence dans les stations-service. 47 véhicules avaient été incendiés il y a un an lors de la nuit du Nouvel an dans ce département.
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0 # Yves 2005-01-01 17:08 France Info annonce plus de 330 véhicules brûlés sur l'ensemble du territoire français pendant la nuit du nouvel an.
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0 # superuser 2005-01-01 17:09 PARIS (AFP), le 01-01-2005.

Plus de 330 véhicules ont été incendiés en France durant la nuit de la Saint-Sylvestre, un phénomène récurrent spécifique à la France et, selon un sociologue français, une "réponse d'exclus contre la société de consommation".

Le chiffre officiel de 333 voitures détruites par le feu "témoigne d'une stabilité des phénomènes de violence urbaine" puisque 324 véhicules avaient été brûlés en 2003, (379 en 2002 et 388 en 2001), souligne le ministère de l'Intérieur. La France est le seul pays d'Europe à connaître un tel phénomène, selon une enquête des bureaux de l'AFP à travers le continent.

Dans la quasi totalité des cas, ces incendies volontaires se sont déroulés dans des quartiers dits "difficiles", comme dans les cités de Sevran, Clichy-sous-Bois, Aulnay et La Courneuve en Seine-Saint-Denis. Ce département figure d'ailleurs en tête des départements d'Ile-de-France avec 75 voitures brûlées (47 il y a un an). Les chiffres recueillis par l'AFP auprès des services de police montrent d'ailleurs une augmentation sensible du nombre des voitures incendiées en Ile-de-france par rapport à l'année précédente avec près de 190 véhicules détruits (contre 150).

Quant au Bas-Rhin, département traditionnellem ent fortement touché, il enregistre pratiquement le même chiffre qu'il y a un an. 33 voitures ont été brûlées, dont 29 à Strasbourg et sa banlieue, contre 32 il y a un an. Dans ce département, ces incendies de véhicules sont généralement associés aux violences urbaines devenues au fil des années une sorte de rituel qui marque cependant le pas depuis l'an 2000 (53 voitures brûlées à Strasbourg), notamment en raison des importants déploiements de police dans les quartiers sensibles.

Pour Michel Wieviorka, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), qui a travaillé sur les violences urbaines, ces incendies sont "une réponse d'exclus à la société de consommation". Ce sociologue relie ce phénomène, apparu en France il y a une quinzaine d'années, à celui des "rodéos" qui consistait pour des jeunes gens à voler des grosses cylindrées pour rouler le plus vite possible avant de les brûler. "Il y a une rage qui continue d'exister dans ces quartiers de plus en plus ghettoïsés où l'exclusion n'a jamais cessé de grandir", ajoute Michel Wieviorka interrogé samedi par l'AFP. Il relève que ces "problèmes d'exclusion, déjà repérés depuis 25 ans lors des premiers "étés chauds", n'ont pas été réglés". Et, ajoute Michel Wieviorka qui a mené avec sept autres sociologues en 1999 une enquête au Havre, à Strasbourg et dans l'agglomération lyonnaise, "cette colère" se manifeste plus particulièremen t durant la nuit de la Saint-Sylvestre, temps fort de cette société de consommation. Et ce même si, note Michel Wieviorka, les voitures détruites sont "souvent celles de ceux qui vivent aussi dans ces quartiers car ce n'est pas à Neuilly que ces voitures sont brûlées".
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0 # Pataquès 2005-01-01 23:57 Avec un tel déploiement de forces de l'ordre partout en France (c'est stupéfiant de le constater quand on revient de l'étranger), on se demande comment la délinquance n'accuse pas un recul plus probant. D'autant plus que beaucoup de personnes hésitent de plus en plus à "porter plainte", notamment dans certains quartiers, par peur de représailles bien réelles.

Et ce sont ces mêmes personnes agressées dans leur vie quotidienne auxquelles on brûle les voitures pendant la nuit de la Saint Sylvestre. La misère, la précarité et l'entassement dans des cités ghettos ne font que renforcer la détresse des plus faibles et leur vulnérabilité.

À Neuilly, ils dorment sur leurs deux oreilles !!!!
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