Le mouvement social a montré que la souffrance au travail était si grande que prolonger encore de deux ans la durée du travail devenait vraiment insupportable. La retraite est apparue comme ce qui nous libère du travail mais, en même temps, la question du travail n’a pas été suffisamment prise en compte.La vision de la retraite reste fondée sur la confusion entre travail et emploi. Quand on interroge les salariés sur leur travail, ils répondent en général qu’ils l’aiment, mais que ce qu’ils font ne lui correspond plus. Ces réponses montrent que ce n’est pas le travail en tant que tel qui est source de souffrance, mais c’est ce que l’emploi en fait. Je regrette donc que le principal message porté par le mouvement social ait été que la retraite nous libérait du travail. La mobilisation a exprimé l’exaspération d’avoir deux ans de travail en plus alors qu’en fait il s’agit de deux ans de plus dans l’emploi, ce qui n’est pas la même chose. De ce fait, l’emploi comme source du malheur au travail n’a pas du tout été abordé.
Les syndicats se sont centrés sur la pénibilité au travail pour justifier une réduction de la durée de vie dans l’emploi : cela montre bien que la question de la suppression de l’emploi n’a pas été posée. D’ailleurs, les retraités ne sont pas perçus comme des personnes enfin payées à vie en étant libérées de l’emploi, mais comme d’anciens salariés libérés du travail. Le salaire à vie comme substitut de l’emploi n’a pas été revendiqué. Il faut en finir avec le "marché du travail", et ce point n’a pas été évoqué.
L’origine de la souffrance au travail, c’est l’emploi ! Il faut sortir le mot "emploi" de son sens banal de "poste de travail". Bien sûr, pour qu’il y ait emploi, il faut qu’il y ait poste de travail, mais dans l’emploi c’est le poste de travail qui est qualifié, c’est le poste de travail qui est le support des droits. De ce fait, si on n’a pas de poste de travail, on se retrouve à poil ! Parce que ce n’est pas le travailleur qui est reconnu comme qualifié, c’est le poste de travail, et l’employeur et l’actionnaire, qui seuls maîtrisent les postes, ont toute maîtrise sur le travail.
La souffrance au travail est en réalité une souffrance à l’emploi et c’est pourquoi, sur le modèle de la retraite, il faut remplacer l’emploi par le salaire à vie. La réforme de la fonction publique relève d’ailleurs de la même logique que la réforme des retraites. La fonction publique repose sur une logique qui n’est pas celle de l’emploi mais du grade. C’est-à-dire que la qualification, et donc le salaire et l’ensemble des droits salariaux, sont attachés à la personne. Certes, il y a des problèmes qui tiennent à l’absence de maîtrise de la structure des qualifications, mais le grade interdit le chantage à l’emploi, cause massive du stress et de l’angoisse au travail. L’objectif de la réforme de la fonction publique est de passer de la logique du grade à la logique de l’emploi : que les fonctionnaires deviennent des employés avec des employeurs, avec des droits liés à leur poste de travail et non pas à leur qualification personnelle.
Pour la retraite c’est pareil : ce qui est insupportable pour les réformateurs c’est le fait que, lorsqu’un salarié du privé prend sa retraite, ce qui était la qualification moyenne de ses postes devient la sienne, et il a un salaire irrévocable parce que c’est lui qui devient le support de son salaire.
Aujourd’hui, il y a un amalgame entre travail et emploi qui pose l’emploi comme la seule institution légitime du travail alors que nous avons, dans la fonction publique et avec les retraités, une autre institution légitime du travail qui est le salaire à vie. Et ce qui est bon dans la fonction publique ou après 60 ans l’est pour tout le monde ! Je pense donc qu’un verrou à faire sauter, pour dépasser la question de la souffrance au travail, est celui de la qualification du poste de travail. Il faut absolument qualifier les personnes et non plus les postes.
Objectivement aujourd’hui, on est plus proche quantitativement et qualitativement du plein-emploi que dans les Trente Glorieuses. Et c’est bien à cause de cela que le travail est en grande souffrance et que l’on parle à juste titre de précarité subjective. Employeurs et actionnaires ont une absolue maîtrise du travail et, dans ce cadre, notre employabilité n’est jamais suffisante, il faut en permanence la prouver. Cette situation a une cause structurelle : à partir du moment où c’est le poste qui est qualifié, le travailleur est nié comme étant le seul porteur de qualification, le seul producteur. L’emploi ne reconnaît celui qui l’occupe que comme titulaire d’un gagne-pain.
Le fait que chacun soit titulaire d’une qualification en progrès de 18 ans jusqu’à sa mort est décisif. Nous devons repenser le travail sur le modèle réussi des retraités qui touchent un salaire à vie – lorsque leur pension est à un niveau proche de leur meilleur salaire, bien entendu. C’est la moitié seulement des 14,5 millions de retraités, mais cela fait quand même du monde !
Il est dommage que la mobilisation sur les retraites ait été portée par un débat en défense, qu’il n’ait pas été l’occasion d’être à l’offensive pour réclamer «Ce qui est bon après 60 ans serait encore meilleur avant » ! Les jeunes, comme les retraités, ont droit à un salaire à vie, à ce que leur qualification soit reconnue et que le salaire soit un droit politique attaché de façon irrévocable à la personne.
L’autre dimension révolutionnaire de la pension est son financement par les cotisations. Les comparaisons internationales sont évidentes : ce sont les pays qui ont choisi de financer cet engagement de très long terme qu’est la retraite sans aucune accumulation financière qui ont le meilleur taux de remplacement et qui ont le plus fort taux de retraités parmi les plus de 60 ans. Cela prouve bien que pour financer l’engagement de long terme qu’est l’investissement, il ne faut pas d’accumulation financière.
Il faut, sur le modèle de la cotisation sociale qui finance les pensions, abolir le droit de propriété lucrative en créant une cotisation économique qui assèche les profits et donne aux travailleurs la maîtrise de l’investissement. Deux conditions structurelles sont donc nécessaires pour émanciper le travail de la subordination dans laquelle il est aujourd’hui : la qualification personnelle du salaire à vie, et la maîtrise de l’investissement par la cotisation économique.
(Source : L'Humanité)
Piqûre de rappel en vidéo :
«L'emploi est une institution mortifère qui exclut une partie de la population du travail, et qui empêche l'autre de bien travailler. (...) L'emploi fait de nous des demandeurs. (...) Si on supprime l'emploi, on supprime le chômage.»
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Commentaires
pour ton passage dans envoyé spécial, j'ai raté le tout début, mon antenne deconnait et la TNT à sauté… le temps que je monte au grenier .. quand l'image à réaparu j'ai vu ta bouille direct comme une apparition lol
je retrouverais la rediffusion sur le net ..
en tout cas merci d'exister, tout simplement, une bouffée d'oxigène. Répondre | Répondre avec citation | Citer
J'ai retrouvé sur Dailymotion le reportage d'Envoyé spécial :
http://www.dailymotion.com/video/xftcnj_pas-de-boulot-pas-de-soucis-1-2_news
http://www.dailymotion.com/video/xftdeg_pas-de-boulot-pas-de-soucis-2-2_lifestyle
———————————————————————————————————————————————
A lire également sur le salaire à vie ou "revenu garanti" cet excellent article :
Et vous, quel travail feriez-vous si votre revenu était assuré ?
————
Bises,
Sophie Répondre | Répondre avec citation | Citer
tu n'en seras que plus épanouie.
Quand à ton idée de salaire à vie si tu le touche, moi travailleur et sponsor de ta "glande", je le veux aussi en plus de mon salaire durement gagné et un peu partagé avec des extraterrestre de ton espèce.
Selon toi donne tu le bon exemple à ta petite fille?
Rend donc service à la societé, leve toi et travaille!!
Merci Répondre | Répondre avec citation | Citer
Demande à Mamie Zinzin ce qu'elle pense de la profitation : c'est par millions d'euros fiscalement détournés et de litres de sueur de travailleurs - comme toi - à bas prix exploités qu'elle reste riche et intouchable.
Ne te trompe pas d'ennemi.
Et ne crois pas que le seul épanouissement dans la vie réside dans le travail (pardon, l'emploi). Car je travaille tous les jours, bénévolement, et j'estime que je suis plus utile (en tous cas moins néfaste à la société) de cette façon qu'un connard bien payé qui vend des téléphones portables dont la durée de vie n'excède pas deux ans, ou un spécialiste de l'optimisation fiscale qui favorise le détournement de millions au détriment de l'intérêt général.
A bon entendeur, salut ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
ben voyons c'est l'hôpital qui se moque de la charité! ben tu penses bien que si des gens(des humains) se battent pour plus d'équité c'est forcément pas pour fabriquer encore de l'injustice! c'est clair que vous n'avez pas lu ni écouté Bernard Friot(notamment le passage sur la répartition du PIB) , bravo pour le défenseur de l' ultra-libéralisme capitaliste que vous affichez vous semblez pourtant bien vous en plaindre Répondre | Répondre avec citation | Citer
le principe du Salaire à Vie ne dispense pas de pouvoir travailler et garder le fruit de son travail.
En plus. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Je viens de voir le reportage de FR2.. Surement comme beaucoup de gens qui arrivent sur ton site ces temps-ci.
Je dois avoué que je ne sais pas trop quoi pensé de tout ça. Tout d'abord, j'ai l'impression que le reportage induit une confusion entre son sujet et ton message. D'un coté tu propose de changer notre société en valorisant ce que l'individu lui apporte, plutôt que la richesse qu'il produit… Et sur ce point la je suis d'accord à 200% D'un autre coté le reportage parle des gens qui préfère ne pas travailler, qui ne font rien de spécial pour la société et qui profite de la solidarité. Sur ce point là, je dois avoué que je bloque un peu.
A force de galères de job je me suis expatrié au Canada il y a 5ans. Franchement c'est un choix difficile. Surement encore plus aujourd'hui que je vois mes parents vieillir loin de moi.
Je n'aime pas le système capitaliste, mais ça fait longtemps que je suis résigné. (lire la suite qui vient) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Ce qui me pose un peu plus un problème c'est que je n'ai pas le choix de ce système capitaliste. Je fais partie de la classe moyenne et à ce titre je fais partie de gens qui paye le plus d'impôts (marginalement) pour soutenir le système. Honnêtement, dans le conditions actuelles, je n'ai aucun problème à payer pour soutenir des gens qui cherchent un emploi et n'en trouve pas, mais ça me gène plus de payer pour des gens qui n'en cherchent pas. Si on met tout à plat et on change notre façon de fonctionner très bien… Mais ce n'est pas le cas. Ce ne sont pas les Bétencourt qui soutiennent l'assurance emploi, mais bien des gens de la classe moyenne qui en arrache. Et c'est pour ça que je suis un peu gêné de voir que des gens détournent le but de cette solidarité pour de bonnes ou mauvaises raisons. Ça me gène car je pense que le système n'est pas fait pour ça et que ce type d'actions pourraient un jour le faire tomber sans rien laisser derrière (lire la suite) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Qu'en pense tu? Ou plutôt qu'en pensez-vous ? Répondre | Répondre avec citation | Citer
On va procéder dans l'ordre…
1. Sur ton impression sur le reportage, je tiens à signaler que Jérôme Sesquin, son réalisateur, a été censuré par "Renvoyé spécial", qui lui a demandé de l'édulcorer un max afin de s'adapter au "grand public" pour ne pas le choquer. Car il souhaitait parler de l'EMPLOI (à ne pas confondre avec le travail, que nous accomplissons tous, que ce soit dans un cadre "marchand" ou non, mais qui a toujours une utilité) et du déplaisir/dégoût croissants qu'éprouvent les gens engoncés dans cette formule, d'où leur envie de s'en détourner quand le chômage — donc l'absence d'emploi — leur tombe dessus.
Coincé dans un format de 32 mn où la commande tournait autour du funemployement US, Jérôme Sesquin a du jongler et zapper toutes les étapes de vie qui ont mené ses témoins vers ce positionnement jugé "scandaleux" ou "profiteur" par la plupart de nos concitoyens, formatés au travail dans le sens de l'emploi marchand et du sacrifice social, alors que les raisons de ce désamour, jumelées au fait que l'emploi se fait rare et qu'il vire à l'exploitation (salaires de misère pour qualifications multiples), se justifient.
N'ayant pu laisser libre champ à l'aboutissement raisonné et logique des divers parcours de ces chômeurs français, son reportage, quoiqu'honorable malgré les embûches auxquelles il a été confronté, semble inabouti pour qui s'est déjà interrogé sur la question.
Jérôme Sesquin voulait repréciser la définition du travail et de l'emploi, qui ne sont pas du tout la même chose, le premier étant inhérent à l'être humain (une femme "au foyer" qui élève ses enfants ou un retraité bénévole travaillent et sont utiles à la société sans que leur travail soit reconnu), et le second son instrument de torture (marchandisatio n, exploitation, perte de sens, dépossession des compétences et de la motivation, etc).
C'était bien trop corrosif pour "Renvoyé spécial"… Répondre | Répondre avec citation | Citer
"La voie pour sortir de cette crise ne peut être que celle qui nous sort de ce pseudo dilemme et elle ne peut être parcourue que dans la mesure où travail et revenu sont dissociés. Cependant, cette dissociation doit elle-même être liée à l’introduction d’un revenu de base sans condition (un revenu pour chacun, pour chaque personne sans condition, sans exigence ou mise sous tutelle, suffisamment élevé pour pouvoir vivre modestement et pouvoir développer ses compétences en tout liberté.)."
Götz Werner - Chef d’entreprise Allemand
www.unternimm-die-zukunft.de/Ausgewaehlte_Texte/franzoesisch/traduction_Werner.pdf Répondre | Répondre avec citation | Citer
Les yeux ouverts, 1955-Jacques Duboin
Étudiant actuellement cette possibilité de changement de paradigme, je vous conseille ces liens :
www.laurencecasile.com/memoire_rme.pdf
tn.tree2share.org/file-29-une-clemente-economie.pdf
Un film incontournable que vous pouvez télécharger ou visionner en ligne. : www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise
Le revenu, c’est comme l’air sous les ailes de l’oiseau. Avec le revenu de base, le revenu devient un droit civil. – Bienvenue sur terre!“ C’est avec ces mots que commence le film. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Ce qui me chiffonne dans le "Salaire de Vie" (Sale air de vie ?) c'est la necessité de l'organiser.
Aussi, commme nous ne sommes pas des oiseaux mais des hommes, je me dis qu'un titre de propriété foncière pour une parcelle viable serait la bienvenue.
Car il faut bien constater que le fait d'invoquer le "Salaire de vie" nécessitera impérativement de quantifier à la fois les Richesses et les Humains pour en déduire un ratio.
Et tant que ce point n'est pas abordé, je resterai crédule sur le sujet. Répondre | Répondre avec citation | Citer
:-) Beau lapsus: Répondre | Répondre avec citation | Citer
A noter qu'actuellement, en ne citant que le RSA /
Alain Lambert nous rappelle judicieusement que « la distribution des allocations coûte plus cher que l’allocation elle-même ».
La richesse et les humains sont là , il ne s'agit que de réorganisation !
La fin de prestations sociales qui excluent, la fin du chômage incontournable, la fin des prestations complémentaires , des subventions et de la "bureaucratie" qui va avec. À hauteur de son montant, le revenu de base remplace tous les revenus de transfert payés par l’État. Il a des répercussions sur les rémunérations, les salaires et les honoraires dans l’économie privée. Le travail devient moins cher mais est mieux estimé. Le travail volontaire augmente, les initiatives et l’engagement personnel aussi. Répondre | Répondre avec citation | Citer
C'est ce que je fais en posant une question.
(? Faute de frappe ? ! il faut enlever le "i" ….)
J'ai bien compris que l'argent existe et je suis un partisan d'un "Salaire de Vie" ou "Assimilé".
Dans le genre, je connais bien le rSa qui peut être considéré comme un prémisce du salaire de vie. Malheureusement , celui là ne vise que les personnes en capacité d'êtres actives, et détermine un revenu minimum au tiers du seuil de pauvreté.
L'ensemble est régi par 2 équations dont les parties fixes sont déterminées par décret. (et donc révisables à tout moment.)
La rationalité de la vie humaine, c'est le problème sur lequel s'était penché le "Grand Architecte" quand commence la trilogie (romanesque mais néanmoins autement philosophique) série "Matrix".
Ma question est celle du "candide" :
Quelle équation rationnelle pour le "Salaire de Vie" ? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Le RSA n'est pas une revenu inconditionnel et de plus il est indécent ; c'est un outil de légalisation de la "sous-vie", subvention déguisée aux emplois précaires, ce qui n'est pas l'objectif du revenu (et non salaire !) de base inconditionnel à décent !
Le RSA, non seulement n’infirme pas les dogmes, mais rend leurs applications plus rigides encore. Le paradigme(ou dogme) de l’insertion par « l’emploi » et le dogme de l’emploi comme seule légitime source de revenu, sont ainsi toujours réactivés malgré leur échec grandissant. Précisons enfin à son propos, qu’il ne cherche qu’à faire sortir de la pauvreté les travailleurs qui s’y trouvent, la seule pauvreté salariale en négligeant la situation des autres pauvres (personnes âgées, handicapés…); attitude de solidarité communautaire ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
La solidarité compense le manque de fraternité, comme l’équité compense l’injustice. La fraternité authentique impose qu’aucun membre de la fratrie ne soit exclu du partage équitable de la richesse collective, matérielle comme immatérielle . Répondre | Répondre avec citation | Citer
Bon.
Vu que c'est le bordel cette file,moi je continue ici :
www.actuchomage.org/forum/index.php?f=6&t=33952&sid=314a1a10376c47c607a11a0019efd9c1&rb_v=viewtopic#p341802 Répondre | Répondre avec citation | Citer
En tous cas, ils ne nuisent pas à la société. Une personne qui est en emploi et passe deux heures par jour dans sa voiture pour aller vendre des produits polluants à des clients qu'elle doit pigeonner pour atteindre ses objectifs est plus nuisible qu'autre chose. Un chômeur désargenté consomme plus intelligemment et pollue moins que les autres.
La société, qui me file 460 € par mois pour ne pas crever la bouche ouverte, ne m'a pas permis de retrouver un emploi qui me permette de sortir de l'assistanat. Comme tu le vois dans le reportage, j'ai pourtant cherché du boulot comme une dingue pendant 3 ans, en vain. Trop vieille, trop "atypique", on ne m'a proposé que des jobs sous-payés.
D'une : je préfère être pauvre parce que je n'ai pas de "travail" (dans le sens dévoyé du terme) qu'être pauvre… en travaillant. J'ai largement donné dans cette aventure les huit premières années de ma vie professionnelle où mon loyer faisait la moitié de ma paie alors que j'étais seule à élever ma fille. Pas question, vingt ans après, de retomber dans ce cauchemar. C'est une question de dignité : à 48 ans maintenant, dans la force de l'âge et de l'expérience, je ne suis pas un objet à brader. J'ai besoin de 1.600 € nets minimum par mois pour sortir de l’"assistanat" et reprendre le chemin de la "normalité" : or, les offres d'emplois aujourd'hui ne décrochent pas du Smic, c'est un vrai scandale. Et accepter un boulot au Smic m'appauvrirait davantage (j'ai fait le calcul).
Ensuite, être pauvre est relatif : je suis peut-être pauvre financièrement, mais je me suis enrichie intellectuellem ent. En aucun cas le poids d'une bourse enrichit l'existence.
Quant à la société qui me file 460 € par mois (alors qu'elle file 172 milliards par an à des "entrepreneurs" qui vident le travail de son sens), qui vante la "valeur travail" alors qu'elle détruit des emplois et institutionnali se la précarité (je te le dis : le chômage est voulu et orchestré), qu'elle me file une capsule de cyanure pour se débarrasser de moi : je l'avalerai plutôt que de gober ses mensonges et ses hypocrisies.
Condamnée à vivre, j'estime que ce que je fais bénévolement sur Actuchomage est plus utile à mes congénères que d'aller vendre des assurances-vie ou tout autre connerie à des pigeons. Etre utile aux autres, qu'on soit salarié ou non, est plus important que d'avoir un statut social flatteur. Je bossais dans une maison de disques où on ne sortait plus que des compiles de merde à grands frais de pub TV, c'était vachement "in", et tellement vain… Répondre | Répondre avec citation | Citer
Parasite, moi ? A côté des patrons du CAC 40 qui, plus ils détruisent des emplois, plus ils ont de bons salaires, ou de Mamie Zinzin qui détourne le fisc, je ne suis rien. Même si on dit que, finalement, je fais comme eux, je m'estime être à mille lieues de leur parasitisme.
Pourquoi, après tout, n'aurions-nous pas le droit de faire comme eux, l'espace d'un instant ? Ce qu'ils font depuis des lustres semble si normal alors que ce que fais, moi, est condamnable ? Je ne suis que le miroir de leur perfidie, dont je renvoie l'image avec le désir que ça change.
Quand ils arrêteront de donner un aussi mauvais exemple, quand il y aura des emplois dignes de ce nom pour tous, j'irai au turbin. Quand la spéculation et les magouilles prodiguées en toute impunité cesseront, je reviendrai dans le circuit.
Refuser l'emploi n'est pas refuser le travail.
Refuser l'emploi, c'est refuser "ce système capitaliste" qui s'est engraissé sur ma sueur et s'engraisse sur la tienne.
Refuser l'emploi tel qu'il est aujourd'hui, c'est RÉSISTER.
Attention : ça me coûte. Je ne suis pas une profiteuse, car j'ai renoncé à énormément de choses (dont la plupart, avec du recul, me semblent désormais futiles). Mais l'intégrité et la liberté sont à ce prix. Je suis juste une personne qu'on veut soumettre, et qui le refuse. Bref, je suis en grève reconductible et illimitée, et j'en ai rien à foutre qu'on me tire dessus.
Bien@toi,
Sophie Répondre | Répondre avec citation | Citer
Ça fait du bien d'entre des opinions qui remettent les idées en place :)
En lisant ton message une idée simple me vient en tête: et si nous étions dans le même bateau ? Et si ta précarité de chômeuse valait bien ma précarité d'immigré ? Si je suis partie de France, c'est bien pour toutes les raisons que tu énumères : difficulté de trouver un emploi, ou alors un emploi précaire, mal payé, peu reconnu, en dessous de mes capacité… Avec en plus en permanence cette épée de Damocles : si t'es pas content, part !! il y en a plein qui attendent dernière. Honnêtement je ne veux plus revivre ça !
Oui, c'est clair je me sens beaucoup plus proche de toi que de ces grands financiers qui nous volent et nous exploitent. Au final, ce n'est pas des quelques miettes que la société te donne dont j'ai besoin, mais bien des 95% des richesses mondiale possédées par ces 5% de requins. (… lire la suite …) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Pour finir, tu as raison, ton travail vaut et apporte bien plus à la société que vendre des assurances ou essayer de refourguer un frigo à un inuit.
Je m'aperçois que ce reportage était très simpliste et peu être un poil démago.
Bonne courage !
Ju Répondre | Répondre avec citation | Citer
Il faut bien vivre, manger, se loger, s'habiller, équiper ses enfants, se chauffer, s'éclairer…
Mais les "pauvres" passent leur temps à courir après quelques subsides, quelques aides… pour boucler leur fin de mois.
Plutôt que contraindre les gens à mendier de quoi survivre, il serait plus simple de leur attribuer un revenu qui leur permettrait de vivre, tout simplement.
Car, comme le dit fort justement Sophie, on ne peut pas euthanasier les pauvres, n'est-ce pas ?
Ce "revenu universel" serait aussi gage d'économies budgétaires car il limiterait le nombre de fonctionnaires chargés de "gérer la Solidarité". Répondre | Répondre avec citation | Citer
Bien à vous un travailleur de GAUCHE !!!! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Ce n'est pas la France qui ne me plaît pas : c'est le libéralisme économique mondialisé. Tu peux quitter ton pays pour un autre et avoir l'illusion que l'herbe y sera plus verte, le libéralisme économique mondialisé est partout et pourrit tout.
Toi qui es soi-disant "de gauche", tu devrais bien savoir que c'est ce système économique qui porte en lui les germes du chômage et de l'exclusion. Que le chômage (donc, la destruction d'emplois) est un outil formidable qui permet de lutter contre l'inflation tout en faisant baisser les salaires et en dégradant les conditions de travail de tous :
http://www.actuchomage.org/Les-dossiers/la-lutte-contre-le-chomage-une-escroquerie-intellectuelle.html
Toi qui es soi-disant "de gauche", tu devrais bien savoir qu'il n'y a plus assez d'emplois pour tout le monde. Que la majorité des emplois actuellement disponibles sont précaires et sous-payés.
Toi qui es soi-disant "de gauche", tu devrais bien savoir que tu travailles avant tout pour des actionnaires qui se gavent sans verser une goutte de sueur tandis que toi, ton salaire n'augmente pas.
Je te le redis : ne te trompe pas d'ennemi, soi-disant "travailleur de gauche". Répondre | Répondre avec citation | Citer
Avec des arguments aussi cons (Corée du Nord…), ce n'est pas nécessaire d'entamer un dialogue forcément improductif.
D'autant que, au rythme où vont les choses, les Travailleurs d'aujourd'hui ont de bonnes chances d'être les Chômeurs de demain.
Et là, le discours sera - comme par hasard - tout différent.
On connaît bien le sujet ici. Bcp sont passés par-là : On se croit "invulnérable". Puis vient le temps de la galère, du pointage à Pôle Emploi, des doutes, des problèmes de fric, d'une recherche d'emploi sans perspective…
Comme d'autres, je me suis dit - un temps - que le Chômage ne serait jamais pour moi, que je ne serais jamais concerné.
Et puis, j'ai fini au RMI (430 € par mois) pendant 3 ans. Et là j'ai compris.
À part celles et ceux qui ont un emploi garanti (ils sont de plus en plus rares), personne n'est à l'abri.
D'autant que le recul de l'âge de départ à la retraite va jeter des milliers de travailleurs "âgés" dans la spirale de la précarité.
Bon courage à celles et ceux qui cherchent du boulot après 55 ans. Et bon courage à celles et ceux qui en chercheront après 60 ans ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Tu vois, la réaction du dessus, Arnaudm et plus une autre un peu plus haut, et bien c'est ce que je redoute, diviser, et les plus extrémistes comme celui-ci se réveillent !
Sophie, je n'épouse pas tes idées en matières de travail ou d'emploi rémunérés, car il faut que je dise qu'actuellement j'ai un CDD de 12 mois mi-temps et je fais 50 kilomètres par jour pour y aller, au prix où est le sans plomb, ça me plombe mon budget mensuel.
Mais c'est pas pour ça que j'insulte les personnes qui ne font pas comme moi ou ne pensent pas comme moi…Travaill eur de gauche ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
My God, tu vas bosser à perte !
Tu vois, ça, je l'ai fait longtemps. Et j'en ai trop chié. Je ne veux plus retomber dans ce panneau.
Travailler pour vivre, ou vivre pour travailler ? Mon choix est fait.
Glorifier le travail pour travailler pour la gloire, non merci. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Profite bien pandant que moi et pleins de gens motivés se casse le cul au boulot !!
Bien à vous un TRAVAILLEUR DE GAUCHE. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Oui : si tu me trouves un CDI à 2.000 € nets/mois correspondant à mes compétences actuelles, je suis preneuse. Chiche ? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Ca me fait mal moi de gagner dignement ma vie et de payer de tous les cotés (impots, taxes, branleur,…) alors certe je suis un peu virulent mais il y en a marre de tous payers pour d'autres qui ne font rien.
Merci Répondre | Répondre avec citation | Citer
(Et je te signale que, moi aussi, je continue à payer des impôts — la TVA, la taxe qui rapporte le plus à l'Etat — sur les 460 € qu'il m'octroie généreusement pour survivre.)
Et puis un jour j'ai fait partie d'une charrette et le "marché du travail" n'a plus voulu de moi : je te rappelle que j'ai cherché du boulot pendant 3 ans et que j'ai envoyé quelque 1.800 candidatures. Et aujourd'hui, on me dit qu'il faut que je retourne à la case départ : bosser au Smic, comme quand j'avais 18 ans ! Si ça t'arrivait, à toi, comment le vivrais-tu ?
Moi aussi, ça me fait mal de voir que ton employeur l'Etat, qui est le premier destructeur d'emplois de France, rembourse 700 millions d'euros à 19.000 foyers aisés voire très aisés au titre du bouclier fiscal.
Moi aussi, ça me fait mal de voir que ton employeur, l'Etat, a accordé l'année dernière 172 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux entreprises (notamment celles du CAC 40), sans contrepartie sur la sauvegarde des emplois et la recherche & développement.
Moi aussi, ça me fait mal de voir qu'un patron du CAC 40 (Antonio Belloni, le directeur général délégué du groupe LVMH) peut empocher 18 millions d'euros — soit 1.280 années de Smic — en une seule journée grâce à la judicieuse revente de ses stock-options alors qu'il gagne déjà 5,3 millions par an à faire je ne sais quoi.
Réfléchis, Arnaud. Vois plus loin. Répondre | Répondre avec citation | Citer
ps:ici tu as justement des gens qui défendent les droits au logement, les derniers droits vitaux pour que les gens ne soient pas SDF, pour que toi, si demain tu es au chomdu que tes droits soient reconnus et qu'on ne t'accuse pas d'être le fainéant de service Répondre | Répondre avec citation | Citer
Quand on alume la télé et qu'on vois ce reportage !! franchement? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Elles sont là, les vraies raisons de la colère.
Ne te trompe pas d'ennemi. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Un bel et excitant Anagramme à six temps à afficher au mur du séjour, au dessus de la télé.
ECRAN
ANCRE
NECAR
CRÂNE
CANER
CARNE
RANCE
On y va ?
ECRAN
Un Écran, dans son sens premier, c’est un « panneau ou séparation servant à protéger de la chaleur, de la lumière, du son ». Bizarrement, un panneau, c’est une trappe, comme dans l’expression « tomber dans le panneau ». Et question de séparer, la télé est super. Il y a 50 ans, toutes les familles veillaient les unes chez les autres, un soir après l’autre. C’était le temps des chanteurs des rues. L’écran a tout tué. Il protège parfaitement de la chaleur humaine, de la lumière intérieure, et du son profond.
ANCRE
Pas besoin de dessin, l’ancre empêche le navire d’avancer, et maintient au sol ce qui pourrait s’envoler.
NECAR
Tuer, en latin, rappelle le grec nekros, le cadavre. Le second des quatre termes de la devise des Jésuites « Iustum Necar Reges Impios » (au sens littéral : il est juste de tuer les rois impies), basée sur l’acronyme INRI, censé avoir figuré en haut de la croix du Christ.
CRÂNE : que dire de plus ? Vous manque les os croisés pour mettre autour ?
CANER : reculer, flancher, mourir.
Juste pour faire joli, on peut encore y ajouter CARNE, la mauvaise viande RANCE, donc cadavre avancé.
Allez, je me lance dans la haute voltige :
« Ancrée devant l’écran nacré, la carne rance au crâne vide se prépare à caner car ne vit plus ».
Ai-je sollicité le sens, ou tombe-t-il du ciel ?
Détruisez vos télés avant qu’elles ne vous détruisent !
Vieux jade
http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article7313 Répondre | Répondre avec citation | Citer
Surtout superfox! mais de quels enemis parle tu?
Sans patrons pas de salariés, sans salariés, pas de cotisations, sans cotisation, pas de sponsorisation de glande.
Si il y avais une seule réforme à faire ce serai celle du travail: plus de sous pour ceux qui bossent et moins pour ceux qui profitent, je pense que tu irais vite bosser c'est mathématique.
Sur la question des profis je suis d'accord avec toi, qui m'énerve c'est ceux qui profittent.
Merci. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Mathématiquemen t,
vous profitez des cotisations des membres d'Apnée, grâce au travail bénévole de Sophie.
Le patron aussi est bénévole.
Et mathématiquemen t, en tant qu'adhérent à l'association Apnée, j'ai payé pour que vous ayez le droit d'étaler votre trollarité.
Mathématiquemen t,
Ceux qui profitent le plus d'un système sont ceux qui en retirent le plus de profit, donc le plus de sous.
Mathématiquemen t,
ceux qui ne profitent pas d'un système vont dépérir ou développer un système alternatif.
Mathématiquemen t, un système équilibré doit profiter à chacune de ses composantes.
Biologiquement aussi. Répondre | Répondre avec citation | Citer
En modifiant la « génétique » de nos sociétés. Modifier génétiquement la société consiste à introduire une coupure, une disjonction entre la production des richesses et leur répartition. Il s’agit par là de choisir ensemble et démocratiquemen t, une règle de partage, transparente, évolutive et révisable. Cette règle introduit une autre économie dite sociale, en donnant à chaque citoyen, un revenu d’existence inconditionnel. Elle est issue du mécanisme de l’économie de marché. On instaurera de la sorte
toujours plus de liberté par le biais d’une plus grande égalité monétaire.
Que les citoyens de l’humanité entière puissent choisir et maîtriser leur destin, voilà le projet. Ce chemin est celui du « libéralisme fraternel ». Il annonce la venue d’une « Clémente Économie ».
tn.tree2share.org/file-29-une-clemente-economie.pdf Répondre | Répondre avec citation | Citer
http://www.actuchomage.org/200905084609/Mobilisations-luttes-et-solidarites/le-capitalisme-antisalarial.html
Lumineux. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Comme le dit Yves, c'est pas la peine de répondre à ce genre d'énergumène, il n'a rien compris et ne veux pas comprendre, son cerveau est très limité voire inexistant ?!
Sophie, cécile8 et les autres, je comprends et suis d'accord que le salaire à vie serait une super solution immédiate, mais aujourd'hui moi, par exemple, en fin de droits au chômage, Arnaud ne sait pas de quoi je cause, dans 1 mois soit le 31/12 je suis obligée à 54 ANS ET DEMI, de faire ce CDD de 12 mois, car plus reconnu nulle part, mariée depuis plus de 30 ans et aucun droit ouvert en ASS, rSa etc. etc. Je précise que j'ai un métier que j'ai toujours exercé depuis mes 18 ans, alors je n'ai pas 50 solutions à ma disposition : la décision s'impose d'elle même et je suis sûre de n'être pas la seule dans ce cas !
Conseil à "travailleur de gauche" : STOP A TES IDEES TOUTES FAITES ET TES INSULTES, NOUS SOMMES EN DEMOCRATIE, NON, JE SUIS SURE QUE TU VOTES SARKO1er, LE DESPOTE ?! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Bof ! la peine, ici, c'est pas vraiment ce qui coûte le plus cher à la société. J'dirais même qu'elle vaut que dalle !
Tellement que dalle qu'on prends même la peine d'expliquer à des mecs qui ont rien compris plutot qu'à des mecs qui ont tout compris,
Ou à peine.
:-) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Bref quand à notre amis Nicolas, je n'ai pas voté pour lui mais voici la parfaite illustration de notre belle démocratie.
Je n vois pas pourquoi je fermerai ma gueule face à des idée à la con.
Merci. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Y'a votre travail, éventuellement.
Regardez autour de vous et demandez-vous si votre place va réellement rester libre longtemps dans le cas où, par hasard, vous décidiez de "profiter". Répondre | Répondre avec citation | Citer
Mais avant de s'en prendre aux petits profiteurs (ceux que les gros parasites qui dirigent le monde ont mis sur la paille), je pense qu'il faut que les gros profiteurs (rentiers ou actionnaires qui optimisent leur fiscalité, grands patrons qui dégraissent et délocalisent, gouvernants corrompus… la liste de ces parasites est longue !) s'en aillent tous et que le système soit profondément assaini.
Pourquoi les profiteurs ne vont pas bosser ? C'est effectivement très simple :
Les gros, parce qu'ils gagnent plus de fric en spéculant.
Les petits, parce qu'il n'y a pas assez d'emplois pour tous. Répondre | Répondre avec citation | Citer
La démocratie libérale est un mythe en cela que l’organisation dominante du monde n’a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de Système Totalitaire Marchand de servitude moderne en voie de globalisation.
www.delaservitudemoderne.org/video.html Répondre | Répondre avec citation | Citer
Voilà des échanges bien inutiles (avec ArnaudM) qui n'apportent rien.
J'invite SuperUser à virer ces commentaires sans intérêt qui viennent polluer notre site qui n'a pas pour vocation d'être un défouloir.
Il ne faut pas ouvrir la boîte de Pandore et créer un appel d'air (vers d'autres "énervés").
Si ça continue, moi, je fais le ménage là-dedans.
Yves - Un animateur du site Répondre | Répondre avec citation | Citer
à une époque Yves, t'aurais quasi pu tenir le même discours qu'Arnaud, moi même tu me considérais comme illégitime, mauvais chomeur, etc enervé, mais dans l'autre sens.
pour Arnaud :
8 millions de pauvres en France.
les personnes déclarant + de 100000€ de revenus + 28%
les personnes déclarant + de 500000€ de revenus + 70%
vente de yachts etc + 170%
"assurances vies" des riches + de 1400 milliards d'euros
les vrais chiffres du chomages :
www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-octobre-85058 Répondre | Répondre avec citation | Citer
À l'époque, tu te répandais sur nos forums en répétant inlassablement le même discours.
Je rappelle - et ceci est valable pour ArnaudM - qu'Actuchomage est le site d'une association, pas un "service public".
Ici, la Liberté d'Expression est encadrée par les représentants de cette association, sa Charte et ses Engagements.
Nous sommes libres de gérer les commentaires comme nous l'entendons, PLUS ENCORE ceux qui émanent de personnes qui ne sont pas adhérentes à notre association. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Je supprimerai tous les commentaires rajoutés à la suite de celui-ci.
Ne perdez pas votre temps.
Yves
PS : une discussion sur le "Salaire de vie" est ouverte dans nos forums, vous pouvez y reprendre la conversation.
http://www.actuchomage.org/forum/index.php?f=6&t=33952&rb_v=viewtopic
Les commentaires d'article n'ont pas pour vocation les échanges personnels infinis (moins encore quand ils sont malveillants et/ou insultants).
Merci. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Emile Pouget (1860 - 1931) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Arthur Schopenhauer (1788 - 1860) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Aristote (384 - 322 av. J.-C.) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Arnraud (2010 ap J.C.)
mais ne te fatigue pas il y a un nazi qui vas effacer tes commantaire. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Arnaudm écrit : "il y a un nazi qui vas effacer tes commantaire".
Et le "nazi" en question, c'est moi.
Mais les fôttes d'ortografe, c'est pas moi ;-))
++++++++
Je laisse ce message pour que chacun puisse se faire une idée.
Mais je supprimerai les suivants (si d'autres sont postés).
Yves - Un animateur du site Répondre | Répondre avec citation | Citer