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Appel du 2 mai pour des Etats généraux de l’emploi

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Alors que les syndicats semblent aujourd’hui dans l’incapacité de fédérer et d’agir concrètement contre les destructions massives d’emplois, première conséquence de la crise, d’autres - majoritairement des politiques (PG, PS, Verts, Modem), de José Bové à Marielle de Sarnez - s’emparent du sujet, en signant l’Appel du 2 mai pour des Etats généraux de l’emploi.

Ça y est, enfin ça commence à bouger ! C’est par ces mots que nous, sur Actuchomage, nous accueillons l’Appel du 2 mai, nous qui ne cessons d’alerter l’opinion, les politiques et les médias sur cette «Année Noire du Chômage» (1).

Certains verront dans cette initiative une «récupération politique» d’un drame qui met sur le carreau des centaines de milliers de salariés et hypothèque le retour à l’emploi de millions de chômeurs, précaires et intérimaires.

Pour autant, nous nous féliciterons de la diversité des premiers signataires et, plus encore, de la volonté d’associer à ces états généraux les «mouvements de chômeurs», eux qui - pourtant les mieux placés - sont généralement écartés des initiatives et décisions qui les concernent.

Rappelons quand même, qu’une fois de plus, ces mouvements de chômeurs et précaires ont été précurseurs en organisant dès janvier 2009 les États Généraux du Chômage et de la Précarité qui se tiendront les 16 et 17 mai à Bobigny (auxquels nous nous associons pleinement).

Gageons qu’une VRAIE MOBILISATION nationale se structure autour de ces initiatives complémentaires.

APNÉE/Actuchomage

Ci-dessous, l’Appel du 2 mai

L’objectif : créer 2 millions d’emplois, rééquilibrer le partage salaires-bénéfices et redonner du pouvoir d’achat.

Depuis des années, le chômage mine la cohésion sociale de notre pays. L’augmentation du chômage est aujourd’hui la conséquence la plus concrète et la plus grave de la crise : l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) annonce 800.000 chômeurs supplémentaires en France d’ici à la fin 2010 (2). Le chômage de masse est l’une des causes de la crise financière. S’il y avait moins de petits boulots, moins de petits salaires, les ménages auraient moins besoin de s’endetter pour maintenir leur niveau de vie : on ne pourra pas sortir de la crise si on ne lutte pas radicalement contre le chômage et la précarité.

Hélas, dans le domaine de la lutte contre le chômage, depuis deux ans qu’il est élu, Nicolas Sarkozy n’a rien fait. Absolument rien ! Il ne se passe pas une semaine sans qu’il annonce un «Grenelle», un grand plan ou une grande mobilisation. Mais, contre le chômage et la précarité, le président de la République et le gouvernement n’ont rien fait. C’est la première fois depuis trente ans qu’une équipe arrive au pouvoir et affiche une telle désinvolture.

Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un «Grenelle social». Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite !

Nous, signataires de cet appel, nous exigeons du président de la République la convocation immédiate d’états généraux de l’emploi. Ces états généraux de l’emploi doivent rassembler tous ceux et celles qui peuvent faire des propositions contre le chômage et la précarité : syndicats, patronats, économistes, mouvements de chômeurs, collectivités, élus issus de toutes les forces politiques du pays, associations…

DIVISER PAR DEUX LE CHÔMAGE

Pour que les résultats de ces états généraux soient à la hauteur des enjeux et ne déçoivent pas les citoyens, il faut que toutes les forces en présence se fixent un objectif mobilisateur et qu’elles acceptent de travailler ensemble aussi longtemps qu’il le faudra pour construire un nouveau pacte social permettant de diviser par deux le chômage. Oui, voilà l’objectif : créer 2 millions d’emplois – de vrais emplois – pour diviser par deux le chômage, rééquilibrer le partage salaires-bénéfices et redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des ménages.

Le 19 février 2009, le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, a insisté sur le «caractère ponctuel des mesures sociales» annoncées la veille par le président. «Ce sont des mesures pour 2009. Ce ne sont pas des mesures qui ont vocation à être reconduites», a-t-il expliqué. Nous ne pensons pas qu’on sortira de la crise avec des mesures ponctuelles. Nous pensons que la crise doit être l’occasion d’un véritable sursaut collectif, l’occasion de construire un nouveau pacte social.

En 1982, à Wassenaar, aux Pays-Bas, les partenaires sociaux ont pris quelques mois pour négocier un nouveau contrat social : temps de travail, formation, fiscalité, aides aux PME, code du travail, politique de recherche, indemnisation des chômeurs, financement des retraites… Tout a été mis sur la table, sereinement, afin d’arriver à un ensemble de propositions qui a permis, en quelques années, de diviser par deux le chômage et la précarité.

De même, en France, au bout de trente ans de crise, il est temps de «prendre le taureau par les cornes» et réunir pendant deux ou trois mois tous les acteurs concernés, afin de construire un nouveau contrat social qui permettra de diviser par deux le chômage et la précarité.
Pour atteindre cet objectif, les états généraux devront étudier sans tabou ni exclusive toutes les propositions présentes dans le débat public, y compris – notamment – les sept propositions du collectif «Pour un nouveau pacte social».

Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un «Grenelle social». Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas de l’envisager. Il faut le faire. Et vite ! Il en va de l’avenir de notre République.

==> Pour signer l’Appel du 2 mai

(1) Les dates-clés de notre opération «Chômage Année Noire» :

Notre Appel «Chômage Année Noire» du 10 janvier 2009.

• Notre présence le 29 janvier à Paris.

• «Chômage Année Noire», le logo de l’année ! Et notre présence le 19 mars à Paris.

• «On est sur la pente d’1 million de chômeurs supplémentaires».

• Fête du Travail et Défaite de l’Emploi.

• Notre présence, le 29 avril, dans la Ronde des Obstinés.

• Notre présence le 1er Mai à Rennes (photo dans nos forums).

• Notre présence le 1er Mai à Paris (photos dans nos forums).

• Les photos AFP/Le Monde : En page 2, un copain d'Actuchomage… dans son carcan.

(2) Nous ne partageons pas cette projection. Nous estimons que les 800.000 chômeurs supplémentaires pourraient être atteints fin 2009 et ce, dans la seule catégorie A.
Mis à jour ( Samedi, 09 Mai 2009 14:12 )  

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