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Le manifeste ultralibéral de nos grands patrons

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Après les élections, entre les priorités du Medef et celles de la finance, les salariés devront lutter âprement pour défendre leurs acquis.

A deux jours du premier tour de la présidentielle, sous l'égide de l'Institut de l'Entreprise, 25 grands patrons publient vendredi un "manifeste", plaidoyer à tonalité libérale destiné au futur président pour la réduction des dépenses publiques, la compétitivité et la refonte du "pacte social".

Prônant une "concentration de l'Etat sur son cœur de missions", les signataires appellent à une série de "mesures immédiates", comme l'indexation des retraites et des prestations sociales "sur l'inflation diminuée d'un point" (une mesure qui permettrait d'économiser 11 milliards d'euros), ou le gel des mesures générales d'augmentation des salaires dans la fonction publique (pour une économie de 9 milliards).

Afin de "restaurer la confiance des entrepreneurs" et la compétitivité, ils réclament une TVA sociale élargie à la CSG et à la fiscalité écologique — «Compte tenu du poids démesuré du financement de la protection sociale sur le coût du travail, il est essentiel de transférer une partie des cotisations sociales vers la fiscalité des ménages», estiment-ils —, ainsi qu'un "moratoire de 5 ans sur les règles sociales et fiscales des entreprises" ou un investissement "massif" dans la qualification des salariés.

Faire du dialogue social un "levier de compétitivité"

La refondation du pacte social, troisième volet de ce "manifeste" publié sur le site internet de l'Institut de l'Entreprise, think tank proche du patronat et de la finance, viserait à faire du dialogue social un "levier de compétitivité". Cette refondation passerait selon eux par l'inscription de l'autonomie des partenaires sociaux dans la Constitution, une négociation annuelle sur la flexibilité, ou l'assouplissement des conditions d'exécution du contrat de travail en période de crise. «Nous devons inventer, avec les partenaires sociaux, les modalités d’une flex-sécurité à la française (…), car renforcer la souplesse de notre marché du travail doit aller de pair avec de nouvelles protections et de nouveaux droits.»

Pour Xavier Huillard, président de l'Institut de l'Entreprise et PDG de Vinci, «bien-être, bien vivre, emplois, protection et cohésion sociales sont plus que jamais indissociables de la performance» des entreprises. C'est «l'enjeu du prochain mandat présidentiel», assure-t-il.

Parmi les signataires figurent d'autres grands noms du patronat et du CAC40 parmi lesquels François Pérol (BPCE), Denis Kessler (Scor), Philippe Houze (Galeries Lafayette) et Gérard Mestrallet (GDF Suez).

(Source : L'Expansion)

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Mis à jour ( Lundi, 04 Juin 2012 18:19 )  

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