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SDF : un mort par jour

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Claude, Amar, Jeanine… : 340 noms de personnes sans domicile fixe retrouvées mortes dans la rue ont été énumérés mardi 14 décembre à Paris, lors d'un hommage organisé par le collectif "Les Morts de la Rue" et auquel ont participé près de 200 personnes.

La "célébration", qui a lieu deux fois par an, se tenait au Forum des Halles, au cœur de Paris, sur l'une des terrasses exposées au froid mordant de l'hiver où sont déjà mortes des personnes "il y a deux ou trois ans", a affirmé Christophe Louis, porte-parole du Collectif.

Sur les dalles de la terrasse, où dorment dans des tentes des SDF, avaient été posées des dizaines de petites bougies ainsi qu'une silhouette blanche d'un homme à terre, où ont été inscrits des noms, surmontée d'une gerbe de fleurs.

"Combien de morts faudra-t-il pour briser notre silence, vraie complaisance ? Notre silence induit les politiques publiques qui ne font pas de ces personnes une priorité", a déclaré Christophe Louis. "Ces morts — les abandonnés de la République — remettent en cause tout le dispositif social de notre pays", a-t-il ajouté.

Parfois juste un surnom

Plusieurs militants se sont succédé au micro pour lire les noms de la "longue cohorte de ces hommes et de ces femmes morts prématurément" dans de nombreuses villes de France, de Paris à Marseille en passant par Bastia, Foix, Saint-Pierre-de-la-Réunion ou encore Neuilly-sur-Seine.

Pour certains, leur identité, la date exacte et le lieu de leur mort étaient connus et ont été déclinés. D'autres n'avaient qu'un prénom ou un surnom, comme "Loloche dit le roi de la rue" ou "Monsieur Anatole". Plusieurs encore ont été annoncés comme "un homme à Tarbes, un homme à Lourdes".

Après un moment de silence, un participant a pris le micro pour critiquer le fonctionnement des services sociaux "qui ramassent les gens à 1 ou 2 heures du matin pour les amener dans les centres (d'hébergement d'urgence, ndlr) et les remettre à la rue à 7 heures".

En 2009, le Collectif des Morts de la Rue avait recensé 406 personnes mortes dans la rue ou des suites des leurs conditions de vie dans ces circonstances. Comme chaque année, il a ajouté que les chiffres n'étaient "pas exhaustifs".

(Source : Le Nouvel Obs)

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Mis à jour ( Jeudi, 16 Décembre 2010 13:04 )  

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