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Génération Précaire contre les banques stagiophages

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Après 14 mois de stage et 6 mois de période d'essai chez LCL, David est finalement licencié. Il attaque la banque devant les Prud'hommes. L'association Génération Précaire en fait un symbole, la banque se défend d'être «une entreprise négrière».

«Ça pourrait faire jurisprudence. C'est un enjeu majeur», prévient David, parisien de 29 ans. En 2007, après trois stages d'une durée globale de 14 mois rémunérés 398,13 €/mois, il est embauché en CDI au Crédit Lyonnais avec une période d'essai de 6 mois. Au terme de cette durée, il est remercié. Au Crédit Lyonnais/LCL, il faut donc plus de 20 mois aux recruteurs pour vérifier qu'un employé correspond au poste. S'estimant floué, il poursuit LCL afin d'obtenir la requalification de ces 20 mois au service de la banque en contrat de travail. Si le conseil de Prud'hommes lui donne raison, il pourrait obtenir les arriérés de salaires et des dommages et intérêts.

Une tempête dans un verre d'eau, estime en substance la banque qui se défend d'être «une entreprise négrière». Aux yeux de LCL, la période d'essai n'a pas été concluante. «Nous avons dû nous en séparer car il ne présentait pas les qualités requises. C'est grotesque de penser que l'on recrute des conseillers pour les mettre à la porte six mois après : un conseiller professionnel se doit de bâtir une relation avec les clients dans la durée». LCL tient à préciser que David n'a pas été remplacé par un stagiaire mais par un conseiller confirmé.

David estime, au contraire, avoir donné entière satisfaction à son employeur en tant que conseiller financier pour les professions libérales. «J'ai eu au fil des mois de plus en plus de responsabilités. Je faisais exactement le même boulot qu'un conseiller en poste, pour un coût moindre». Depuis la fin de son contrat, en mai 2008, David a connu sept mois de chômage entrecoupés de petits boulots. «La crise est arrivée à ce moment là, alors il est devenu difficile de trouver un poste dans le secteur bancaire».

Pour Guillaume, de l'association Génération Précaire qui le soutient, la mauvaise foi de l'employeur est manifeste. «Le stage et la période d'essai se sont bien passés, il n'y a pas de question d'animosité justifiant que LCL se sépare de lui». Il espère bien créer une première en faisant condamner «une très grande entreprise» gourmande en stagiaires => Lire en commentaire.

L'association a récemment obtenu gain de cause face à un chef d'entreprise qui usait et abusait de la main d'œuvre stagiaire : six mois de prison avec sursis. «Nous comptons sur une décision forte pour obtenir, par le droit, la régulation que le gouvernement refuse», conclut Guillaume. L'audience de jugement, prévue ce lundi, a finalement été renvoyée au 4 septembre 2009… à la demande de l'avocat de LCL.

(Source : L'Express)

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Mis à jour ( Mardi, 17 Février 2009 19:20 )  

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