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Accueil Social, économie et politique Jacques Delors défend les 35 heures

Jacques Delors défend les 35 heures

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Jacques Delors, le président du Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC) a affirmé aujourd'hui sur BFM que le pouvoir d'achat en France a davantage augmenté durant la mise en place des 35 heures que depuis 2001.

Invité à l'occasion de son rapport "La France en transition - 1993-2005" qu'il a remis vendredi au Premier ministre, il était interrogé sur les 35 heures, à savoir si elles avaient pénalisé les salariés : M. Delors a répondu que "non" et souligné que "dans la période 1997-2001, le pouvoir d'achat avait plus augmenté que dans la période récente". "Durant l'application des 35 heures, de 1997 à 2001, la hausse du salaire par personne a été plus forte que depuis 2001", a-t-il précisé. "Il y avait de la croissance et il y a eu 2 millions de créations d'emploi, ceux générés par la croissance et ceux générés directement par la réduction du temps de travail".

Invité à donner son avis sur le contrat nouvelles embauches (CNE), M. Delors l'a qualifié de "fausse piste" : "On peut très bien adapter le marché du travail en France et la politique de l'emploi sans toucher aux principes fondamentaux du droit du travail", a-t-il jugé. "Les statistiques montrent d'ailleurs qu'on a de moins en moins recours" au CNE.

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Mis à jour ( Lundi, 20 Novembre 2006 21:53 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2006-11-21 18:43 Après Bosch, Doux, Hewlett Packard ou Seb (entre autres) où le chantage à l'emploi a été invoqué contre les 35 heures, c'est au tour des salariés de l'entreprise Bourgeois Découpage à Besançon de se dire prêts à travailler 38,5 heures par semaine sans compensation afin de maintenir une centaine d'emplois.

La direction de l'usine (découpage de tôles pour la fabrication de moteurs) a informé les délégués CGT et CFTC qu'elle souhaitait supprimer 100 emplois sur 550, geler les primes de fin d'année en 2007 et 2008 et passer à 38,5 heures de travail hebdomadaires en raison de la hausse des prix de l'acier, de la concurrence asiatique et des baisses de commandes de l'un de ses gros clients, l'équipementier automobile Valéo.

Lors de consultations à main levée en assemblée générale lundi, les salariés ont accepté à une courte majorité cette dernière mesure, ont indiqué les délégués syndicaux qui comptent demander en contrepartie qu'il n'y ait ni licenciement ni suppression des primes.
"C'est vrai qu'il y a une baisse d'activité, les salariés sont prêts à faire un effort mais l'ardoise est un peu lourde", a déclaré le représentant CFTC Daniel Weber. L'intersyndicale demande un référendum et la convocation d'un comité d'entreprise.

Gageons que les emplois seront maintenus pendant un an et que, malgré les efforts du personnel, une nouvelle vague de menaces leur tombera dessus. Ces concessions ne pèsent rien contre la mondialisation car pour être compétitif aujourd'hui, il faut accepter d'être traités comme les Chinois ou les Polonais.
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0 # superuser 2006-11-22 11:16 Le conseil des Prud'hommes de Lunéville condamne un magasin à des dommages et intérêts compris entre 900 et 3.600 euros.

Le conseil des Prud'hommes de Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, a condamné lundi 20 novembre un magasin de détail de la ville, IBEX, pour abus de droit et rupture abusive dans le cadre de contrats nouvelles embauches (CNE).

Cinq employés - quatre femmes et un homme - avaient été embauchés en août et septembre 2005 comme employés de libre service et licenciés du jour au lendemain, sans explications, avant la fin de la même année. Les dommages et intérêts accordés aux cinq personnes varient de 900 euros à 3.600 euros.

Par ailleurs, cette même société a été condamnée à verser à quatre des cinq plaignants des dommages et intérêts variant de 5.844 à 7.307 euros pour travail dissimulé, des heures non réglées. De surcroît, des heures supplémentaires non rémunérées devront être payées.
La CFDT a reçu cinq euros de dommages et intérêts (un euro par employé) et le Syndicat CFDT-Services 300 euros. Le présent jugement est exécutoire.

(Source : Le Nouvel Obs)
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