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Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités Le système de retraites, un choix de société

Le système de retraites, un choix de société

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Trois extraits d'un excellent article du Monde du 30 mai, co-signé par Gérard Aschieri (secrétaire général de la FSU), Jean-Marie Harribey (coprésident d'Attac) et Pierre Khalfa (secrétaire national de l'Union syndicale Solidaires).

Ils évoquent l'allongement de la durée du travail : «Il s'agit donc d'une rupture historique. Alors que, depuis plus d'un siècle, l'augmentation de la richesse produite, du revenu national, était en partie utilisée pour baisser le temps de travail, que ce soit de façon hebdomadaire ou sur toute la durée de la vie, l'objectif aujourd'hui est de "travailler plus pour gagner plus".»

Au passage, ils dénoncent «l’hypocrisie du discours actuel sur l'emploi des seniors, quand on sait qu'aujourd'hui plus de 6 salariés sur 10 sont hors emploi au moment de faire valoir leur droit à la retraite. En outre, les jeunes rentrent de plus en plus tard sur le marché du travail. Toute nouvelle augmentation de la durée de cotisation se traduira donc par une nouvelle baisse du niveau des pensions.»

Surtout, ils élargissent le sujet à sa juste dimension : «La frénésie de profits au cours des trente dernières années, facilitée par la financiarisation de l'économie mondiale avec sa spéculation récurrente, sa prolifération de produits financiers et ses paradis fiscaux pour abriter fraude et évasion fiscales, frappe d'ailleurs d'illégitimité toutes les lamentations patronales sur ce point. Car ce qui est en train de délabrer les sociétés, du nord au sud de la planète, c'est le "coût du capital", dans un double sens : ce qu'il prélève comme richesses devient exorbitant, et ce qu'il provoque comme dégâts sociaux et écologiques devient inestimable. C'est en ce sens que la question des retraites pose la question de savoir dans quelle société nous voulons vivre.»

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Mis à jour ( Samedi, 31 Mai 2008 18:22 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-05-31 17:47 Nous, salariés du public et du privé, demandons que soient en préalable régularisées ces importantes questions avant toute nouvelle réforme équitable des retraites :

1) Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :

La taxation immédiate des stock-options qui, selon les termes du dernier rapport, constituent "bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable" et dont l'exonération a ainsi entraîné une "perte de recette aux alentours de 3 milliards d'euros" (année 2005).
Ce rapport de la Cour des Comptes précise que les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 € et les 50 premiers plus de 10 millions d'euros.

2) Sur les dettes de l'Etat :

• Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la "Sécu" en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).

3) Sur les recettes de privatisations :

• Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.
A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d'euros en 2002. Il aurait du être à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve.

4) Sur les gains de la Valeur ajoutée brute (VAB), détournées des bénéfices du travail vers les profits :

• 8,4 points de VAB depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006 quelque 134 milliards d'euros, au détriment des bénéfices du travail.

5) Sur les "niches" fiscales :

359 "niches" fiscales qui permettent à 4.000 gros contribuables d'échapper à tout impôt sur le revenu, privant l'Etat de 50 milliards d’€ de recettes, une somme supérieure au déficit budgétaire public.

6) Sur le régime spécial des parlementaires :

Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d'égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l'aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens. A savoir :

• Passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.
• Abandon du scandaleux privilège de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d'une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.


Nous appelons, pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du public et du privé à s'emparer avec force et résolution de ces questions, pour les faire valoir au nom des salariés.

Merci de bien vouloir signer, divulguer et faire connaitre cet appel SVP (n'oubliez pas de valider votre signature dans le mail de confirmation qui vous sera adressé).

Pour signer l'appel : CLIQUEZ ICI
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