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Accueil Social, économie et politique CPE : le fil d'info du 23 au 28 mars

CPE : le fil d'info du 23 au 28 mars

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ENFIN, Dominique de Villepin recevra demain vendredi après-midi les cinq grandes confédérations syndicales (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC et FO) à Matignon pour parler du Contrat Première Embauche et de l'insertion professionnelle des jeunes !

Voilà un premier ministre qui, depuis huit mois, prétextant "l'urgence" de sa «bataille pour l'emploi», a tout fait à l'envers à gros renforts d'ordonnances et de 49.3 et s'est déjà essuyé la colère des jeunes de banlieues, puis celle des lycéens & des étudiants, se mettant à dos l'opinion publique et la jeunesse entière. Et enfin, le voilà qui se décide à adopter un comportement démocratique !!!
Comme l'écrit Libération, "en matière de négociations avec les partenaires sociaux, les mots sont bien plus qu'une simple affaire de rhétorique. C'est d'abord une question de politique, ce que Dominique de Villepin peine à bien comprendre. Certes [en ayant retrouvé l'adresse des syndicats], il commence à faire des efforts, mais il n'en est encore qu'à sa période d'essai" ! Son panache s'est encore limité à sa plume : il leur a proposé une rencontre «sur un ordre du jour nullement limitatif» et à une date à leur «convenance», afin d'entamer un dialogue «sans a priori».

Est-ce un progrès ? Les mots «retrait» ou «suspension» lui font mal aux gencives, encore plus une éventuelle «dénaturation» de sa lumineuse trouvaille : le CPE. Son faux-frère Nicolas Sarkozy, fin stratège qui a de Napoléon la taille et l'ambition, a prôné la voie de la «sagesse» et incité son supérieur à annoncer qu'il limitera son «expérimentation» à une durée de six mois.

Comment vont réagir les syndicats ? Vont-ils se plier, roulés dans la farine, et accepter des "améliorations" ou autres petits arrangements avec le Code du travail ? Comme il n'est question que du CPE et de l'emploi des jeunes, gageons que le CNE sera renvoyé aux calendes grecques !

=> La CGT refuse de transiger, que ce soit pour le CPE ou le CNE : lire en commentaires.

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Mis à jour ( Jeudi, 23 Mars 2006 20:32 )  

Commentaires 

 
0 # Yves 2006-03-23 20:19 De Villepin ne sait plus comment faire pour se sortir du guêpier CPE qu'il a lui-même initié.

Poussé à droite par les sarkozystes (qui craignent les conséquences électorales de ce "désastre" politique), pressé par certains UMP (comme Dupont-Aignan, défavorable au CPE), lâché par ses ministres (Borloo et Larcher n'y ont jamais vraiment cru… au CPE), malmené par les syndicats (même la CFDT s’en donne à cœur joie, c'est dire), titillé par l'opposition parlementaire (UDF, PC, PS, Verts), chahuté par la rue et ces dizaines de milliers de jeunes qui ne faiblissent pas…, en trois semaines de Villepin a fait mieux que Sarkozy en novembre : IL A FOUTU UN BEAU BORDEL ! Il n'y a pas d'autres mots.

Il doit reculer et il reculera.

Toute cette histoire confirme bien ce que nous pensons et dénonçons depuis le lancement du site : NOUS SOMMES GOUVERNÉS PAR DES INCAPABLES !

Depuis 2002 (excepté le drame de la délinquance routière qui a été partiellement enrayé), aucun grand dossier n'a fait l'unanimité nationale et a soudé les Français autour d'un projet commun.

Nous sommes, plus qu'avant encore, dans la division et l'affrontement.

Et ce n'est vraiment pas bon signe pour 2007… et pour les mois qui nous séparent de cette échéance cruciale où tout va encore se jouer autour du chômage et de l'emploi… un thème qui est au cœur de la question sociale.

Ainsi en était-il en 2004 (élections régionales perdues par la droite en pleine affaire des Recalculés de l'UNEDIC).

Ainsi en était-il en 2005 (projet de Constitution européenne rejeté par 55% des Français sur fond de chômage, de délocalisations et de « plombier polonais »).

Ainsi en était-il en 2005 pendant la crise des banlieues (sur fond de chômage, de misère, de délinquance et d'exclusion).

Ainsi en est-il en 2006 (avec le CPE… et le CNE).

Ainsi en sera-t-il en 2007 !
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0 # superuser 2006-03-24 18:12 Syndicalistes et dirigeants politiques s'inquiètent des violences qui perturbent de plus en plus les manifestations contre le Contrat première embauche.

"Nous avons connu hier des violences qui sont tout à fait intolérables et inacceptables", a déclaré le président Jacques Chirac à Bruxelles lors d'une conférence de presse. "J'ai demandé au gouvernement que (les) casseurs, qui n'ont rien à voir avec des manifestants, soient poursuivis et punis avec toute la sévérité nécessaire", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de la CFDT avait auparavant laissé entendre sur Europe 1 que les risques de dérapages n'étaient pas étrangers à la décision des cinq confédérations syndicales d'accepter une invitation de Dominique de Villepin. "Il y a des violences, il y a une tension énorme, il y a un risque de blessures (…) donc on doit aussi tenir compte du contexte", a dit François Chérèque. "Nous avons décidé de faire un signe comme quoi nous ne sommes pas des irresponsables."
Les violences "posent un vrai problème parce que c'est quand même l'échec de la concertation et de notre démocratie", a dit pour sa part le président de la CFE-CGC, Bernard Van Craeynest. "Le droit de manifester est un droit, il ne doit pas être dénaturé", a-t-il dit sur France-Info. "Mais c'est aussi l'échec de notre société parce que cela montre bien qu'on n'a (…) pas réussi à donner des perspectives d'avenir à nos jeunes."

Selon la préfecture de police de Paris, plus de 500 "casseurs" ont sévi jeudi, pendant et après une manifestation d'étudiants et de lycéens dans la capitale et dégradé ou brûlé voitures et mobilier urbain au long du parcours.
Les forces de l'ordre ont procédé à 227 interpellations , dont 80 gardes à vue, à la suite de ces incidents, a déclaré la préfecture, qui fait état de 60 blessés dont 27 policiers.

Un jeune homme de 21 ans, blessé à la tête par des "casseurs" qui lui ont volé son téléphone portable, a été opéré dans la nuit pour un traumatisme crânien, dit-on de même source. "Il y a un malaise", note-t-on de source policière. "On est monté d'un cran au niveau du nombre des casseurs et des dégâts. C'était sans commune mesure avec les jours précédents."

"SITUATION DANGEREUSE"

Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a dénoncé dans un communiqué l'attitude des forces de l'ordre, qui sont selon lui restées "totalement impassibles" pendant que des "casseurs" s'en prenaient aux manifestants sur la place des Invalides.

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a estimé sur Europe 1 que les forces de l'ordre essayaient de "préserver le droit de manifester" et qu'il fallait tenir compte de leur fatigue et de la difficulté de leur mission. "Les casseurs ont été agressifs d'abord vis-à-vis des manifestants. J'en ai des témoignages", a-t-il dit. "C'est surtout la situation globale qui n'est pas bonne", a-t-il cependant ajouté. "L'entêtement du gouvernement est en train de créer une situation extrêmement dangereuse."

L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a accusé le gouvernement de mettre en danger "la paix civile" par son refus de retirer le CPE. "On a parfois le sentiment que cela arrange un peu le gouvernement qu'ici ou là on discrédite les manifestants", a-t-il ajouté au micro de RMC.

Pour Pierre Cardo, député-maire UMP de Chanteloup-les-Vignes, cité "sensible" de la région parisienne, le risque d'extension de ces violences, six mois après la crise des banlieues, existe. Les jeunes "casseurs" de ces quartiers "ont toujours envie d'en découdre", a-t-il dit sur Europe 1.

En plus des 227 personnes interpellées à Paris en marge des incidents, les forces de l'ordre ont arrêté 72 personnes vendredi lors de l'évacuation, à l'aube, de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), occupée depuis 72 heures.
Dans toute la France, il y a eu 630 interpellations au total, selon la Direction générale de la police nationale (DGPN) et 90 policiers et gendarmes ont été blessés.
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0 # superuser 2006-03-24 19:46 DÉFILÉ À MATIGNON : APRÈS AVOIR REÇU LES SYNDICATS "POUR RIEN", DE VILLEPIN A REÇU LE PATRONAT…

Egalement reçus vendredi en début de soirée à Matignon, les représentants du patronat, dont la présidente du MEDEF Laurence Parisot, ont fait part au Premier ministre de leur vive inquiétude face aux manifestations parfois violentes contre le CPE.

Le MEDEF prend "au sérieux les événements que traverse actuellement notre pays", a déclaré Laurence Parisot à l'issue de cette rencontre d'une heure. "Nous estimons qu'ils mettent en danger l'économie de notre pays, qu'ils mettent en danger l'image et la réputation de notre pays et aussi qu'ils mettent en danger la solidité du tissu social", a-t-elle constaté.

Soutenant le gouvernement du bout des lèvres, la patronne des patrons a souhaité "dépasser la question du CPE". "C'est dans cet esprit que le MEDEF est prêt à participer à une grande réflexion sur les flexibilités et les précarités", a-t-elle proposé. Appelant de ses voeux une modernisation, elle a mis le gouvernement en garde sur la nécessité que "l'effort de réforme" soit "partagé par tous".
Laurence Parisot a toutefois rendu hommage à Dominique de Villepin pour son action depuis son arrivée à Matignon. Il a "contribué à faire mieux comprendre aux Français le lien qui existe entre la législation sociale du travail et le taux de chômage élevé de notre pays", surtout chez les jeunes, a-t-elle salué.

Une inquiétude également affichée par la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises). J'ai "confirmé au Premier ministre notre inquiétude sur la situation économique de nos entreprises à cause des situations que l'on a dans la rue actuellement et de l'image lamentable que la France donne", a indiqué son président Jean-François Roubaud. "On va commencer je pense les négociations dans quelque temps, ce que j'espère le plus rapidement possible", a-t-il donc souhaité, tout en confirmant son "soutien" au gouvernement sur le CPE, qui "permettra aux jeunes de trouver plus facilement de l'emploi" et qui "apporte la souplesse qu'attendent les entreprises".

Quant au président de l'UPA (Union professionnelle artisanale), Pierre Perrin, il a trouvé Dominique de Villepin "serein, déterminé, mais très ouvert à la discussion". Saluant sa "volonté d'ouverture", il a estimé qu'il existe "dans la loi même du CPE" des "leviers, des aménagements qui sont possibles". "Ce n'était aujourd'hui qu'un premier contact; l'essentiel, je crois, c'est renouer le dialogue", a-t-il conclu.
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0 # superuser 2006-03-24 19:55 LE PREMIER MINISTRE VEUT CONTINUER LE DIALOGUE MAIS MAINTIENT LE CPE

Dominique de Villepin s'est refusé à retirer le contrat première embauche lors de la réunion avec les dirigeants des cinq confédérations syndicales, mais a proposé de les revoir "la semaine prochaine".

Aucun rendez-vous n'a cependant été fixé, ont indiqué à la presse les cinq leaders syndicaux après plus d'une heure de réunion, en confirmant leur appel à une nouvelle journée de grèves et de manifestations mardi prochain.

"Pour l'instant, on n'a pas convaincu le Premier ministre que la seule réponse attendue et adaptée à la situation c'était de retirer le CPE", a déclaré le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. "Le rendez-vous important maintenant, ça va être l'ampleur de la mobilisation mardi", a-t-il ajouté.

Les syndicats ont en revanche obtenu que le Premier ministre invite dès samedi midi les représentants des organisations étudiantes et lycéennes. Ces derniers ont convenu de se concerter pour "adopter une démarche commune", a indiqué le président de l'Union nationale lycéenne (UNL), Karl Stoeckel.
Matignon avait initialement prévu de recevoir les seules organisations étudiantes lundi matin.

L'union syndicale Solidaires (syndicats Sud), membre de l'intersyndicale anti-CPE, a fait savoir qu'elle serait reçue lundi à 10 heures par les ministres chargés de l'Emploi, Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher.

Vendredi en fin d'après-midi, la douzième organisation de l'intersyndicale, la FSU, majoritaire à l'Education nationale, n'avait "rien reçu du tout", selon son secrétaire général Gérard Aschieri.

"On a tous essayé de faire comprendre au Premier ministre que nous étions tous prêts à ouvrir des négociations à condition, bien évidemment, qu'il ne nous impose pas le CPE", a déclaré le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, en quittant Matignon. "On lui a bien expliqué la situation dans laquelle on était, on a l'impression qu'il ne la comprend pas", a-t-il ajouté. "On est tombé devant un gouvernement qui, pour le moment, refuse cette démarche-là et nous donne rendez-vous après mardi. Autrement dit, il nous demande de bien organiser nos manifestations."

"On n'est pas devant une question juridique, on est devant une situation de crise. A partir de là, si on veut que la crise s'apaise, ça suppose le retrait du CPE", a renchéri Jean-Claude Mailly, au nom de Force ouvrière. "Ce n'est pas le retrait du CPE qui pose problème, c'est le refus du retrait. Si le Premier ministre acceptait dans les jours à venir de retirer le CPE, on viendrait discuter et négocier dès le lendemain."
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0 # superuser 2006-03-24 19:57 Le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, a rencontré vendredi après-midi les représentants de trois organisations étudiantes, la FAGE, l'UNI et la PDE, mais la réunion a été très rapide en raison de l'absence de l'UNEF, de l'UNL et de la FIDL et de la rencontre annoncée pour samedi midi avec le Premier ministre.

"La première info était que Dominique de Villepin nous recevra demain midi, et la deuxième que le ministère de l'Education nationale ouvre trois grands ateliers universités-emploi : un sur l'orientation, un sur l'alternance et un sur la deuxième étape de la réforme licence-master-doctorat dans les universités, a annoncé Jean-François Martins, président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE).
Concernant la rencontre avec Dominique de Villepin, il a ajouté que le Premier ministre prenait "enfin" ses responsabilités . "Ca ne veut pas dire que demain le CPE sera un bon contrat, mais au moins il a avancé d'un pas", a-t-il souligné. "Il a reconnu que le dialogue social avec les jeunes était nécessaire. On n'envisage pas des mesures pour l'insertion professionnelle des jeunes sans les jeunes".

Interrogé sur l'absence de l'UNEF, de la FIDL et de l'UNL à la réunion avec Gilles de Robien, Olivier Vial, délégué général de l'UNI (Union nationale inter-universitaire, droite), a affirmé que "personne n'est indispensable". "S'ils refusent de le faire aujourd'hui, c'est purement politicien comme calcul, c'est un peu malheureux car il y a des choses qu'on peut changer concrètement. C'est une logique jusqu'au boutiste", a-t-il déclaré.
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0 # superuser 2006-03-24 20:07 Dominique de Villepin a invité l'ensemble des organisations étudiantes et lycéennes samedi à midi à Matignon.

"Je souhaite poursuivre les discussions dans les prochains jours : j'invite donc les organisations étudiantes et lycéennes à me rencontrer dès demain à Matignon", avait déclaré dans l'après-midi M. de Villepin à l'issue de sa rencontre avec les cinq confédérations syndicales.
Cette réunion se tiendra en présence des ministres Gilles de Robien (Education nationale), Jean-Louis Borloo (Emploi), Gérard Larcher (Travail) et François Goulard (Enseignement supérieur et Recherche).

La Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) et l'Union nationale interuniversita ire (UNI) ont indiqué qu'elles se rendraient à cette réunion. En revanche, la Confédération Étudiante, syndicat minoritaire mais très impliqué dans le mouvement anti-CPE, a décliné l'invitation.

L'UNEF, principal syndicat étudiant, et les syndicats lycéens UNL et FIDL s'interrogeaient encore vendredi soir sur leur venue à Matignon…
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0 # superuser 2006-03-27 05:20 LA CGT EXCLUT DE RENCONTRER LE PREMIER MINISTRE AVANT LE RETRAIT DU CPE

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, exclut toute nouvelle rencontre avec Dominique de Villepin tant que ce dernier n'aura pas retiré le contrat nouvelle embauche.

"Nous ne reverrons pas le Premier ministre pour discuter de modalités d'applications du CPE", a-t-il dit au Grand jury RTL-LCI-Le Figaro.

La discussion suggérée par le chef du gouvernement sur la période d'essai de deux ans et la non-motivation du licenciement est vaine, selon le dirigeant syndical. "On enlève un aspect fondateur du CPE, c'est donc admettre que le CPE n'a pas sa place dans la législation française", a-t-il dit.

La dernière réunion entre le chef du gouvernement et les dirigeants des cinq grandes confédérations syndicales, dont la CGT, a tourné court vendredi à Matignon. Aucun contact n'a été pris durant le week-end entre la CGT et le gouvernement, a expliqué Bernard Thibault.

"Ce n'est pas normal que nous soyons dans cette situation. Ce n'est pas parce que le Premier ministre a fait une erreur, plus qu'une erreur, qu'il faut accepter que le pays s'enlise dans cette situation", a-t-il dit.
Il estime que le gouvernement et la majorité ne montre pas "une très grande cohérence de stratégie politique" et estimé que les enjeux électoraux pesaient sur le dossier. "Il y aussi du positionnement politique en fonction d'échéances à venir, présidentielles ", a-t-il dit.

Le dirigeant de la CGT a expliqué qu'il souhaitait aussi que le gouvernement remette sur la table des négociations le contrat nouvelle embauche (CNE), introduit l'été dernier par ordonnances pour les petites et moyennes entreprises.
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0 # superuser 2006-03-27 05:50 La coordination nationale étudiante a demandé dimanche la démission du gouvernement de Dominique de Villepin en plus du retrait du CPE, à l'issue d'une réunion de deux jours à Aix-en-Provence.

"Le gouvernement devra partir en même temps qu'il retirera son projet" de Contrat première embauche (CPE), a déclaré la coordination dans un texte lu par plusieurs de ses membres, lors d'un point presse sur le site de l'université d'Aix-Marseille I.

Cette coordination compte quelque 300 délégués étudiants, venus d'une soixantaine d'universités, auxquels se sont joints cette fois une centaine de délégués lycéens. Elle se réunit tous les week-ends, et est composée de représentants des universités mobilisées à raison de cinq représentants élus chaque semaine en assemblée générale dans chaque université.

Les étudiants appellent également à "une grève générale le 4 avril" avec les salariés, si le gouvernement ne cède pas à l'issue de la journée de mobilisation de mardi et réclament une "amnistie" pour tous les jeunes contre lesquels des poursuites sont engagées en lien avec les manifestations ou les actions dans les lycées et universités.

La coordination invite également les jeunes à organiser une journée nationale de blocage des principaux axes routiers et ferrés jeudi.

"Le gouvernement a joué la stratégie de la confrontation, il a fait le choix du pourrissement et de la violence policière", ont souligné les étudiants dans leur déclaration commune. "Nous attendons la démission du gouvernement qui a eu l'audace, l'imprudence voire l'arrogance de faire jouer le 49-3 pour faire adopter le CPE", a déclaré Houssan, un des délégués étudiant en histoire et sciences politiques à La Sorbonne à Paris. "M. de Villepin est tout sauf un homme de dialogue contrairement à ce qu'il prétend. Il a une logique de répression systématique des mouvements sociaux", a-t-il ajouté.

Ils ont demandé aux salariés de "s'approprier le mouvement", réclamant une nouvelle fois le retrait de l'ensemble de la loi sur l'égalité des chances qui contient les dispositions sur le CPE.
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0 # Yves 2006-03-27 17:09 Les Français désapprouvent le maintien du CPE

NOUVELOBS.COM | 27.03.06 | 16:38

63% des Français désapprouvent l'inflexibilité de Villepin sur le dossier et jugent la volonté de dialogue du Premier ministre "pas convaincante".

Le rejet du contrat première embauche (CPE) est plus fort que celui du plan Juppé de réforme de la Sécurité sociale en 1995, selon un sondage Ipsos diffusé lundi 27 mars par Le Monde et France-2.

Sur 959 personnes interrogées samedi, 63% déclarent ne pas approuver la décision du Premier ministre, Dominique de Villepin, de maintenir le CPE, contre 34% qui l'approuvent.

Dans un sondage réalisé le 6 décembre 1995, 53% des personnes interrogées disaient rejeter le plan de réforme de la Sécurité sociale du Premier ministre RPR de l'époque, Alain Juppé, et 44% affirmaient l'approuver.
Un mouvement de grèves contre cette réforme avait paralysé la France pendant plusieurs semaines et Alain Juppé avait dû reculer après s'être pourtant déclaré "droit dans ses bottes".

87% à gauche

Le rejet du CPE - un contrat de travail réservé aux moins de 26 ans avec une période d'essai de deux ans pendant laquelle un employeur peut licencier sans invoquer de motif - est massif à gauche et à l'extrême gauche.
Parmi les sympathisants de la gauche parlementaire, 87% déclarent désapprouver le maintien du CPE, contre seulement 10% qui l'approuvent.

L'écart est légèrement plus faible parmi les sympathisants d'extrême gauche : 83% disent rejeter le maintien du CPE contre 17% qui l'approuvent.

A droite, le soutien au Premier ministre est très largement majoritaire : 69% des sympathisants de la droite parlementaire disent approuver sa décision de maintenir le CPE, contre seulement 27% qui la désapprouvent.
Ce soutien est encore plus massif parmi les seuls sympathisants de l'UMP (74% pour, 23% contre).
Même parmi les sympathisants de l'UDF, dont le président, François Bayrou, a voté contre le CPE avec d'autres députés de sa formation, les avis favorables au maintien de cette mesure sont majoritaires (58% pour, 38% contre).

Rejet massif des jeunes

Inversement, à l'extrême droite, 65% des sympathisants du Front national interrogés disent désapprouver le maintien du CPE contre 31% qui l'approuvent.

Enfin, parmi les moins de 26 ans, toutes tendances confondues, le rejet est également massif : 80% contre, seulement 20% pour.

Au total, 63% des sondés (82% à gauche, 38% à droite) jugent que Dominique de Villepin n'est pas convainquant dans sa volonté de concertation avec les syndicats pour sortir de la crise.

Ils sont 62% (89% à gauche, 26% à droite, 62% au Front national et 73% parmi les moins de 26 ans) à se dire solidaires du mouvement anti-CPE et 59% à imputer la responsabilité du blocage actuel au gouvernement (contre 26% aux syndicats et organisations étudiantes et 9% aux deux).

Concernant le sort du CPE, les avis sont plus partagés : si seulement 4% des sondés affirment souhaiter son maintien en l'état, 50% se disent favorables à son maintien avec des aménagements et 44% à son retrait pur et simple.
De fait, seulement 37% des personnes interrogées estiment que Dominique de Villepin finira par retirer le CPE, alors qu'elles sont 47% à prévoir que les opposants au CPE finiront par accepter de discuter des modalités de son application. (Reuters)

Sondage réalisé le 25 mars par téléphone auprès d'un échantillon de 959 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
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0 # superuser 2006-03-28 10:39 DOMINIQUE DE VILLEPIN CONVIE SYNDICATS ET ÉTUDIANTS À MATIGNON MERCREDI

Dominique de Villepin a invité par lettre les cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, CTFC et CFE-CGC) ainsi que les organisations étudiantes à se rendre mercredi à Matignon afin de poursuivre les discussions sur le contrat première embauche (CPE).

Les confédérations syndicales sont conviées à 15h30 et les organisations étudiantes à 18h00, a fait savoir Matignon.

"Vous avez exprimé votre désaccord sur le contrat première embauche. J'en prends acte. Je reste néanmoins convaincu que le dialogue peut nous permettre de rapprocher les positions et de trouver un terrain d'entente, conformément à l'intérêt général et à l'aspiration", écrit le Premier ministre dans sa lettre aux syndicats, qu'il a reçus vendredi dernier.
"Pour avancer et sortir de la crise actuelle, je souhaite discuter avec vous des aménagements à apporter au contrat première embauche, en particulier sur les deux points qui focalisent aujourd'hui les inquiétudes : la durée de la période de consolidation de l'emploi et les modalités de la rupture", précise Dominique de Villepin. "Pour ma part, je suis prêt à prendre toutes mes responsabilités pour mettre en oeuvre sans délai les conclusions auxquelles nous serions parvenues", assure-t-il.

Le chef du gouvernement propose d'ouvrir des "discussions plus générales sur l'amélioration de l'accès à l'emploi des jeunes". Il se prononce pour "un plan d'action concerté pour l'emploi des jeunes" et souhaite pouvoir fixer "le plus rapidement possible le calendrier et la méthode de cette concertation".

Dans sa lettre aux organisations étudiantes, Dominique de Villepin souligne va volonté d'avancer dans trois domaines : le renforcement des liens entre l'université et l'emploi, l'amélioration de l'insertion professionnelle des jeunes, l'égalité des chances et les garanties que peuvent leur apporter les partenaires sociaux et l'Etat.

Côté syndicats, cette invitation a été aussitôt déclinée par la CGT, suivie par la CFDT, FO et la CFE-CGC, qui exigent le retrait du CPE en préalable à toute discussion.
Côté organisations étudiantes, rien pour l'instant.

Et le Conseil constitutionnel , saisi par l'opposition socialiste, devrait se prononcer jeudi sur la validité du CPE.
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