Mesdames, Messieurs,
Le 28 septembre 2011, je dois passer devant le Tribunal correctionnel de Rennes pour avoir revendiqué le Droit constitutionnel d’obtenir un emploi.
Pour avoir inscrit ces quelques mots sur un bâtiment occupé par l’agence ANPE de Fougères : «ALINÉA 5 un EMPLOI pour CHACUN», le parquet me demande des comptes pour délit de dégradation ou détérioration d’un monument ou objet d’utilité publique. Il s’agit d’un procès politique !
Je vais démontrer que le pouvoir, en réponse à ma revendication d’un Droit inscrit dans le Préambule de la Constitution, a instrumentalisé une administration, en l’occurrence Pôle Emploi, pour pouvoir porter cette affaire devant le tribunal et obtenir ma condamnation.
J’imagine votre incrédulité face à une telle affirmation et je comprends qu’avant d’adhérer à une telle idée, vous ayez envie d’en savoir un peu plus et surtout de voir les documents sensés étayer mes affirmations. C’est la raison de ma démarche.
J’ai créé un site http://jcbouthemy.blogspot.com sur lequel j’ai mis en ligne mes conclusions qui contiennent les arguments juridiques que j’entends présenter devant le tribunal.
Résumé de l’affaire :
Suite au tag que j’avais écrit revendiquant le Droit constitutionnel d’obtenir un emploi, qui faisait suite à d’autres démarches visant le même objectif, l’ANPE, sans informer le propriétaire du bâtiment et se substituant à lui, a porté plainte contre moi. Ce qui a permis de mettre en route l’action de la justice et semble la seule réponse du pouvoir politique au problème du chômage et à l’application effective du Droit constitutionnel d’obtenir un emploi.
Un procès politique :
Pour affirmer qu’il s’agit d’un procès politique, plusieurs conditions doivent être réunies. Il faut démontrer qu’il s’agit d’une initiative du pouvoir en place. Qu’il s’agit de museler, d’étouffer ou de sanctionner une revendication politique. Qu’il y a une instrumentalisation de l’appareil répressif.
1) Initiative du pouvoir
À partir du moment où ma revendication était inscrite sur le mur extérieur d’un bâtiment appartenant à une personne privée, et que ce bâtiment était lui-même construit sur un terrain appartenant à cette même personne privée, la justice ne pouvait être saisie que si il y avait au départ une plainte en bonne et due forme déposée par le propriétaire du bâtiment.
Lorsque la directrice de l’agence ANPE de Fougères a déposé plainte au commissariat, c’est en application des directives de sa hiérarchie comme elle me l’a confirmé au téléphone. Les responsables de l’ANPE d’alors, fonctionnaires de l’État, ne pouvaient ignorer que l’État n’était pas propriétaire du bâtiment. Ce n’est certainement pas de leur propre initiative qu’ils ont décidé de se substituer au propriétaire. Cette décision a été prise par la hiérarchie administrative.
À la lecture du PV de dépôt de plainte de l’ANPE, on apprend plusieurs choses qui nous permettent d’appréhender une partie de la vérité. Il est évident que la directrice savait, avant même de se rendre au commissariat, que j’étais l’auteur de l’inscription puisqu’elle avait pris soin de prendre des informations sur mon dossier personnel.
En portant plainte contre moi, il s’agissait de donner au parquet les moyens d’entamer une procédure juridique contre moi, comptant sur le fait que personne n’irait se renseigner sur le véritable propriétaire du bâtiment sur lequel j’avais écrit ma revendication.
2) Sanctionner une revendication politique
Il fallait que l’enjeu soit considéré comme important pour franchir le cap de la dénonciation calomnieuse. Il est quasiment certain que si mon inscription n’avait pas consisté en une revendication politique, elle n’aurait pas subi le même traitement. Je reconnais que mon entêtement à me réclamer de ce Droit constitutionnel que le monde politique dans son ensemble considère comme incompatible avec le libéralisme mondialisé, a pu en irriter certains qui ont vu l’occasion de me dissuader de poursuivre dans cette voie.
3) Instrumentalisation de l’appareil répressif
Le Code pénal prévoit plusieurs niveaux de sanction pour ce type d’infractions.
• D’une part, les articles 322 et suivants envisagent des peines d’emprisonnement et relèvent du tribunal correctionnel.
• D’autre part, l’article R635-1 du même code envisage une contravention et relève du tribunal de police.
À partir du moment où je suis considéré comme primo délinquant, que j’ai agi seul et que le préjudice peut être effacé par simple «gommage», la logique aurait voulu que mon acte relève tout au plus du tribunal de police, en conformité avec la jurisprudence de la Cour de Cassation du 25 juin 1963 qui avait considéré qu’à partir du moment où les prévenus s’étaient bornés à tracer des inscriptions qui, n’étant pas indélébiles, n’étaient pas susceptibles d’altérer dans leur substance les bâtiments sur lesquels elles ont été apposées (…), ces inscriptions n’entrent pas dans la classe des dégradations visées par l’article 257 du Code pénal (art 322-1 ncp).
Le parquet a donc choisi l’axe le plus répressif qui porte la peine de prison à 3 ans et l’amende à 45.000 euros lorsque le bien est destiné à l'utilité ou à la décoration publiques et qu’il appartient à une personne publique ou chargée d'une mission de service public.
Manque de chance, je suis en mesure de prouver que le bâtiment ne remplissait aucune de ces deux conditions et, de plus, ce paragraphe a été abrogé. Le parquet s’est laissé aveugler par son acharnement à vouloir m’infliger la plus haute sanction. Le fait d’apporter une réponse judiciaire à une juste revendication politique suffit à démontrer que le procès qui m’est fait est bien un procès politique.
Puis-je avoir raison en étant seul à revendiquer ce Droit ?
À partir du moment où je me retrouve seul dans cette affaire qui touche un Droit fondamental et concerne plusieurs millions de citoyens, il est logique qu’un observateur impute mon comportement à un délire paranoïaque. Il me faut donc répondre à cet argument (…).
Tout d’abord, dans n’importe quel pays, sous n’importe quel régime, les dissidents sont le plus souvent isolés. Est-ce pour autant que cela enlève de la pertinence à la justesse de leur combat ?
Ensuite, il me faut revenir sur un précédent combat judiciaire que j’ai mené avec succès, lorsque je me suis battu contre Véolia pour obtenir une eau du robinet conforme aux normes en vigueur. J’ai été le plus souvent seul alors même que nous étions plusieurs milliers de consommateurs à être concernés par ce problème. Aucun parti politique, pas même les Verts, ne m’a soutenu. Aucune association, fut-elle écologique, aucun syndicat, aucun groupe de citoyens n’a voulu se joindre à mon action. Les rares individus qui ont accepté de mener le combat avec moi se sont fatigués au long des 9 années de procédure.
Pour autant, la décision du tribunal de condamner, en date du 4 juin 2009, la société Véolia à me verser la somme de 5.127 euros en réparation du préjudice subi pour fourniture d’eau polluée a-t-elle moins de valeur que si la même somme avait été accordée aux milliers d’individus qui en avaient autant le droit que moi ?
Le fait que je sois seul rend mon combat plus difficile mais ne saurait le priver de fondements juridiques.
Pour éclairer le tribunal sur l’interprétation du Droit constitutionnel d’obtenir un emploi, j’ai fait citer Mr DEBRÉ, président du Conseil Constitutionnel, Mr WARSMANN, Président de la Commission des lois à l’Assemblée Nationale et Mme AUBRY, alors Secrétaire nationale du Parti Socialiste.
Certains ne manqueront pas de se poser la question sur les raisons d’un tel revirement dans ma stratégie de défense et pourront même me suspecter d’opportunisme, de profiter de l’approche des élections pour ouvrir un nouveau front anti-sarkozy, de me joindre à la meute des «Sarkozy m’a tuer».
L’explication est plus simple, révélatrice de notre justice et des droits de la défense.
D’une part, ce n’est qu’à l’audience de février que l’avocat de Pôle Emploi m’a communiqué ses conclusions dans lesquelles l’organisme se constituait partie civile contre moi. Jusqu’alors, pour me défendre, je ne disposais que de la convocation remise par la gendarmerie sans avoir accès à l’ensemble du dossier qui n’était pas disponible, ne pouvait être photocopié faute de temps, et sans que je connaisse les demandes qui m’étaient faites.
Suite au renvoi de l’audience, j’ai été victime du même comportement de la part du greffe qui trouvait toujours un nouveau prétexte pour me refuser l’accès au dossier. Une fois, deux fois, jusqu’à ce que je décide de ne plus quitter le greffe sans avoir pu consulter l’ensemble du dossier. Des gros bras sont venus. On a fait appel à la police, à des pressions et des menaces, mais j’ai tenu bon. Et on m’a enfin remis une copie du dossier ainsi que le prévoit la loi.
C’est alors que j’ai pu l’étudier, comprendre le rôle de chacun des intervenants, mener un minimum d’enquête auprès du cadastre, des chambres de commerce, et que j’ai constaté que Pôle Emploi avait usurpé la qualité de propriétaire pour permettre ensuite au parquet de mener la charge contre moi.
Il est évident que si je n’avais pas demandé le renvoi, jamais je n’aurais pu me rendre compte du piège qui m’était tendu par le pouvoir et qu’il m’aurait été impossible de déjouer faute d’accès aux documents et de temps pour effectuer les recherches.
C’est certainement ce scénario qu’avaient imaginé ceux qui se sont prêtés à cette dénonciation calomnieuse. C’était sans compter sur le hasard, sur la surcharge de l’audience de février, sur mon entêtement…
J’ai pris acte de ces nouvelles informations et j’ai reconsidéré le rôle de chacun et, en particulier, celui du pouvoir qui, dans sa volonté de ne pas rendre effectif pour tous le Droit d’obtenir un emploi, n’hésite pas à se servir du bras armé de la justice pour me dissuader de poursuivre ma revendication d’un tel Droit.
J’estime donc que cela relève d’un procès politique.
Mes objectifs :
• En me défendant, je veux porter devant la justice cette question du Droit constitutionnel d’obtenir un emploi dont sont exclus plusieurs millions de nos concitoyens.
• Je veux aussi démontrer que ce pouvoir n’hésite pas à recourir à des méthodes très contestables lorsqu’il s’agit de briser des revendications légitimes.
• Il me paraît aussi intéressant de démontrer que l’on peut se battre pour le progrès social par des moyens pacifiques. D’une certaine façon, je prends exemple sur la démarche de Granville Sharp qui, en 1772, avait obtenu de la justice anglaise la reconnaissance de l’illégalité, pour un être humain, de s’octroyer un titre de propriété sur un autre être humain. Je reste persuadé que cette initiative a grandement contribué à l’abolition de l’esclavage.
• À l’occasion de ce procès, je souhaiterais mobiliser ceux qui considèrent que la situation de chômeur est intolérable en leur permettant de se constituer partie civile (lire dans les commentaires).
• Et enfin, je rêve au jour où le «Droit d’obtenir un emploi» figurera au nombre des Droits de l’Homme.
Jean-Claude Bouthemy
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Commentaires
Jean-Claude nous écrit :
Proposition de Constitution de Partie Civile que chacun peut adapter à sa façon. Elle se fait par lettre recommandée (4.38 €) ou par fax (02 99 31 06 15) adressé à Mr le Président du Tribunal de Grande Instance de Rennes, 7 rue Pierre Abélard, 35031 RENNES CEDEX ou encore par mail à l’adresse suivante tgi-rennes
Mr le Président du Tribunal de Grande Instance de Rennes
7, rue Pierre Abélard
35031 RENNES CEDEX
CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE
Devant le Tribunal Correctionnel de Rennes
Lors de l’audience du 28 septembre 2011 à 16 heures
Présentée par
Mr, Mme X… demeurant Y…
Dans l’affaire État Français c/Bouthemy Jean Claude N° 08000033847
Monsieur le Président,
En ne permettant pas à chacun de nos concitoyens de bénéficier du Droit constitutionnel d’obtenir un emploi, inscrit à l’alinéa 5 du Préambule de notre Constitution, l’État français n’a pas assumé ses obligations et s’est rendu coupable de faute grave en contraignant au chômage une partie de la population et en ne leur permettant pas de vivre dans des conditions décentes.
J’estime avoir subi un préjudice personnel (vous pouvez préciser : chômage, angoisse, pauvreté, violation de la Constitution…) pour lequel je demande au tribunal de m’accorder réparation en condamnant l’État Français à me verser la somme d’un euro symbolique.
Date
Nom et signature Répondre | Répondre avec citation | Citer
banon,et tous les autres à aider Répondre | Répondre avec citation | Citer
combattre contre qui, d'ailleurs ?
puisque même si une amende (par miracle), c'est encore nous qui la payont (contribuables) , les premiers coupables, c'est à dire les personnalités politiques, eux ne sont jamais punis, d'aucune sorte.
par exemple ça fait 20 ans que les moins de 25 ans sont interdits de RSA, voilà un cas ENORME où on laisse des jeunes, parfois à la rue, sans aucun droit, même pas à un centime d'euro.
même des associations etc, ont tenté d'alerter les + hautes instances, internationales , 20 ans que ça dure, résultat : NUL.
ha pourtant, sur les papiers etc, on a des belles choses..
-Haut-Commissariat des Nations Unis aux droits de l'homme
-Comité des Droits Economiques, Sociaux et Culturels
-Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité
-Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale
-Observatoire des Inégalités
-CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L'UNION EUROPÉENNE
-l’Association Européenne pour la défense des Droits de l’Homme (AEDH)
et j'en passe .. Répondre | Répondre avec citation | Citer
extrait : "Droits des pauvres, les droits économiques et sociaux seraient-ils de pauvres droits ? La distinction doctrinale entre droits civils et politiques d’une part, droits économiques et sociaux
d’autre part a souvent abouti à cantonner les droits sociaux dans un espace d’injusticiabil ité."
synthèse :
www.gip-recherche-justice.fr/IMG/pdf/208-Roman-Droits_pauvres.pdf
pour les + courageux ( 482 pages ) :
www.gip-recherche-justice.fr/IMG/pdf/208-RF-Roman-Droits_pauvres.pdf Répondre | Répondre avec citation | Citer
Dans un arrêt du 26 juin 1959 - Syndicat général des ingénieurs-conseils - Le Conseil d’Etat avait formulé une règle simple : « Les principes généraux du droit, résultant notamment du Préambule de la Constitution, s’impose à toute autorité réglementaire, même en l’absence de dispositions législatives. »
Dans cette logique, le droit d'obtenir un emploi devrait être accessible à tous. Dans les faits, c'est moins évident à cause du libéralisme, du coté réactionnaire de la société, des juges, de notre passivité…Mais pour que cela change, il faut parfois se dire que l'on est prêt à se battre pour quelque chose que l'on estime important et l'on y va avec le seul souci de faire reconnaitre son droit quelques soient les conséquences personnelles.
C'est ce que je fais depuis quelques années et j'invite ceux qui partagent ce rêve de voir le droit d'obtenir un emploi enfin reconnu à se joindre à mon action en se constituant partie civile. Répondre | Répondre avec citation | Citer
alors que je trouve bien + vitale, d'avoir le droit à un revenu décent, en cas de non-emploi, ou en cas d'emploi, comme texte dans la constitution.
le droit de pouvoir donc couvrir les besoins fondamentaux, car je trouve ça " + noble ".
perso j'en ai rien à faire d'avoir un emploi, si c'est pour me retrouver aussi pauvre ou encore pire, un emploi, ou je m'y plaise pas !
ou alors il faut combattre en parallèle, les textes de loi qui déterminent ce qu'est une "offre d'emploi raisonnable".
car ils sont eux mêmes anti-constitutionnel s, puisque pas raisonnable Répondre | Répondre avec citation | Citer
En ce qui concerne les conditions décentes d'un travail, on ne peut les changer que si on est en mesure d'agir. Il est quand même révélateur que la première chose que fait un patron face à quelqu'un qui ose contester le système, c'est de le virer. Je veux pouvoir dire mon mot… Répondre | Répondre avec citation | Citer
moi aussi je me sens un peu seul, parfois, à dire ça, à écrire ça.
que faut mieux un revenu universel, et ne pas bosser, plutot de d'occuper un emploi inutile, ou pire nuisible pour l'avancée de l'humanité.
perso je considère mon alloc de survie, un peu comme un salaire, pour mes activités d'activisme, ou de conseils, d'aides etc ..
j'ai jamais ecrit que ça ne servait à rien, ton action.
la preuve, ça ouvre des débats.
et le débat sur les droits constitutionnel s, c'est + qu'interressant, sur le fait qu'ils ne sont pas respectés, etc ..
tant que le peuple, majoritairement , continuera à voter pour les mêmes castes qui en ont rien à battre des droits fondamentaux, on a pas terminé d'en baver .. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Voilà ce que je risque le 28 septembre 2011.
Si je me suis adressé à Actu chomage, ce n’est pas pour pleurnicher sur mon sort mais ce n’est certainement pas pour entendre des commentaires sur les métiers qu’il faudrait interdire ou l’avilissement du salarié-esclave.
Dans certaines circonstances, il y a des commentaires qui sont inutiles si ce n’est indécents. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Je voudrais revenir sur le défaitisme que j'ai ressenti à la lecture du commentaire de Pat-du-49 en ce qui concerne les actions qui ne serviraient à rien.
Lorsque j'ai commencé à me battre contre Véolia pour obtenir une eau du robinet qui soit en conformité avec la législation en vigueur, j'ai été confronté à cette même résignation…surtout qu'il s'agissait de Véolia qui, à priori, fait peur à beaucoup.
C'était plus épuisant d'essayer de convaincre ceux qui étaient concernés par le même problème que de trouver les arguments juridiques. Au bout d'un certain temps je me suis résigné à me retrouver tout seul.
Au bout de 9 ans de procédure, j'ai fini par obtenir la condamnation de Véolia à me dédommager à hauteur de 5000 euros.
En ce qui concerne le droit constitutionnel d'obtenir un emploi, cela n'a commencé qu'en 2004.
A plusieurs ce serait plus sympa. Ne serait que pour trinquer ensemble à notre victoire. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Toute action engagée se heurte au défaitisme.
Tous les sujets, dossiers, combats… que nous avons engagés sur Actuchomage (et un peu avant) ont rencontré la résignation du plus grand nombre.
Pourtant, de l'affaire des Recalculés en 2004 à la lutte contre la surtaxation du 3949, de la réintégration d'enfants de chômeurs dans les cantines scolaires aux procédures que nous avons lancées contre les discriminations à l'embauche (en 2005, 2006 et 2007), nous avons tout gagné.
1) En lançant les débats.
2) En attirant les médias.
3) En gagnant des procès.
Seule l'action militante ouvre des perspectives, permet des avancées ou, à défaut, permet de ne pas reculer (ce qui est déjà bcp en ces temps).
L'action de Jean-Claude s'inscrit dans cette veine.
Actuchomage ne peut que la soutenir… et la soutient ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Le pire consiste à croire que d'autres par les syndicats, partis politiques ou autres veillent sur nos intérêts.
Sans parler de la connivence de certains syndicats, j'en ai eu la preuve éclatante dans mon combat contre Véolia.
En Bretagne il existe une association puissante avec une quarantaine de salariés, Eaux et Rivières de Bretagne, dont l'existence se justifie par la protection de l'eau. C'est tout naturellement que je les ai contactés. Cela a été un refus catégorique m'expliquant que cela n'entrait pas dans leur stratégie.
En fait ils sont tellement occupés à gérer la permanence de leurs emplois qui dépendent des divers intervenants qu'ils n'osent plus rien faire d'efficace avec toujours plus d'algues vertes… Répondre | Répondre avec citation | Citer
que compte faire Jean-Claude Bouthemy pour continuer son combat ?
(qui devrait être aussi le nôtre mais me battre pour revendiquer le droit d'être un semi-esclave au service du patronat est au dessus de mes forces et contre mes convictions désolé)
Pardon si ma question est incongrue.
J'espère que Jean Claude sera relaxé et je lui souhaite bon courage. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Nous savons que "le droit d'obtenir un emploi" ne fait pas l'unanimité ici, dans les rangs de notre association.
Certains, comme TristeSir, estiment que c'est à double tranchants… si c'est pour se retrouver avec des emplois de misère payés au rabais.
Ça peut s'entendre… et se comprendre.
C'est aussi une raison pour laquelle Jean-Claude se bat… seul, trop seul.
Car si des milliers (millions) de personnes revendiquaient ce Droit et, dans la foulée, un revenu minimum leur garantissant une vie décente, forcément ça aurait plus de gueule.
Enfin, ici, nous avons tendance à soutenir les courageux qui se battent pour l'intérêt collectif et non pour leurs petits intérêts persos.
Et la démarche de Jean-Claude s'inscrit dans ce cadre.
Car quel intérêt avait-il de tagger une agence ANPE d'un article du Préambule de la Constitution ?
Ça ne pouvait que lui attirer des emmerdes… et certainement pas un emploi.
Et c'est à ces emmerdes auxquels il doit faire front le 28 septembre prochain. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Si tu ne veux pas te battre pour défendre le droit d'obtenir un emploi, mais si tu éprouves cependant une certaine sympathie pour ma démarche, tu peux le démontrer en te constituant partie civile en suivant les indications contenues dans le premier commentaire de Yves.
Chacun peut le faire sans même avoir à quitter son ordi. Ce n'est quand même pas trop demander. Il suffit de faire un copier-collé et d'y inscrire ses coordonnées.
Quant à l'après procès, dont on peut craindre qu'il se poursuive en appel, je n'ai rien programmé.
J'ai pour habitude d'affronter les problèmes au fur et à mesure qu'ils se présentent…Mais si tu connais une cause plus importante que celle qui concerne des millions de chomeurs et conditionne l'ensemble de la société, je suis preneur. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Citer:
Donc si je comprends bien, dans le cas d'espèce, une partie civile serait une personne qui estime que les tags sur l'agence Pôle emploi lui porte un préjudice.
Le procès, si j'ai compris, n'a pas pour but de juger l'Etat (Hélas) mais l'auteur supposés des tags.
Je suppose que tu vas utiliser ta comparution devant le tribunal correctionnel pour en faire une tribune et j'espère que la presse relaiera ton message à cette occasion. Répondre | Répondre avec citation | Citer
http://jcbouthemy.blogspot.com/
je reconnais que c’est long et fastidieux.
C’est pourquoi je vais essayer d’expliquer rapidement et de façon la plus claire possible.
Il existe deux façons de se constituer partie civile : l’une met en marche le processus judiciaire, la seconde se greffe sur une action en cours. C’est cette deuxième solution que je propose.
Tu as raison de dire que dans cette affaire, je suis le prévenu.
Mais, en plus de se défendre, le prévenu peut faire lui même des demandes incidentes sur lesquelles le tribunal doit se prononcer. C'est ce que je fais dans ce procès d'une part contre Pole Emploi pour dénonciation calomnieuse et d'autre part contre l'Etat pour violation des droits fondamentaux et en particulier l'article 23 de la déclaration universelle des droits de l'homme.
La Const Part Civ s'appuie sur cette demande.. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Ce n'est pas lui qui poursuit l'État pour "non application de l'alinéa 5 du Préambule de la Constitution".
Il essaie - légitimement et non sans raisons valables - d'inverser la charge.
De mon point de vue, il est peu probable que le tribunal le suive dans cette voie et se prononce - donc - sur le fond.
Il risque de se déclarer "incompétent".
En revanche, au regard des éléments fournis (l'ANPE n'est pas propriétaire du local taggé), Jean-Claude a de bonnes chances de s'en tirer sans grands dommages.
Et cette affaire peut - en effet - lui assurer une tribune.
Pour notre part, APNÉE/Actuchomage, je vais tenter de me renseigner pour savoir dans quel cadre (et dans quelle limite) une association comme la nôtre peut se porter partie civile dans cette configuration de procès.
J'y suis plutôt favorable mais je n'y connais rien. Répondre | Répondre avec citation | Citer
(j'imagine qu'il a un avocat) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Il te le confirmera. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Quant à la tribune, ce n'est pas ce que je recherche…Malgré tous les défauts de la justice, je demeure persuadé que c'est l'une des voies qui peut faire évoluer une société en causant le moins de dégats au niveau individuel et collectif.
Je sais que cela peut être perçu comme moins grandiose que le grand soir ou une énorme mobilisation de masse mais c'est le domaine où je me sens le plus à l'aise. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Même si l'Etat était un jour condamné pour ne pas avoir été capable de prendre les mesures pour que tout le monde ait un emploi, est-ce que pour autant cela ferait apparaître sur le champ les emplois manquants?
Par ailleurs, en ce moment, des députés sont en train de pousser pour que des mesures visant à donner un "emploi" à tout le monde soient prises:
ils voudraient voir pris une mesure consistant à forcer les gens qui perçoivent le RSA à travailler 7 heures par semaine payées au SMIC.
Est-ce que c'est cela que l'on doit revendiquer, un emploi de quelques misérables heures par semaine rémunéré une misère, non choisi?
Pardon d'être critique. Répondre | Répondre avec citation | Citer
- Contrats aidés ( des centaines de milliers cette années dans lesquels vont "tourner" beaucoup de gens, les pauvres sont contraints de se partager des miettes d'emploi)
- 7 heures de travail pour un "public éloigné de l'emploi".
(travail forcé)
Mais est-ce que c'est cela qu'on veut, j'en doute fort. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Aujourd'hui, on peut démontrer que l'État ne met pas tout en œuvre pour permettre à tout citoyen d'accéder à un emploi digne de ce nom, c'est-à-dire qui lui permette de vivre dans des conditions décentes.
D'ailleurs le Préambule de la Constitution prévoit aussi (outre le Droit à obtenir un emploi) :
Alinéa 10 : La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.
Alinéa 11 : Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs.
+++++++
Les mesures prises par le Gouvernement sur l'allongement du temps de travail, sur la défiscalisation des heures supplémentaires , sur l'allongement de la durée d'activité professionnelle (suite à la réforme des retraites)… ont pour conséquence directe de restreindre l'accès à l'emploi à ceux qui en sont privés.
Et les minimas sociaux n'assurent pas la "sécurité matérielle" de nos concitoyens.
Donc, les autres alinéas évoqués sont bafoués car ils sont directement liés à la possibilité d'exercer une activité professionnelle rémunérée "décemment".
La Nation ne garantit pas pour certains : "les conditions nécessaires à leur développement". Elle ne garantit pas à tous : "la sécurité matérielle, le repos et les loisirs".
Les "sous-emplois" proposés ou les heures de travail imposées aux bénéficiaires des minimas sociaux ne garantissent pas les Droits fondamentaux définis dans le Préambule de la Constitution.
Pour garantir ces Droits fondamentaux, tout citoyen doit pouvoir obtenir un emploi et vivre décemment de sa rémunération.
Et ceux qui ne peuvent pas travailler (pour des raisons médicales notamment) doivent disposer d'un revenu de substitution correct. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Le seul emploi que je revendique s'inscrit dans l'esprit de la résistance.
Quant au rôle de l'Etat, il est primordial pour la création des emplois. Je ne prendrai qu'un seul exemple, celui de l'agriculture. En prenant à sa charge le cout des remembrements, en favorisant l'agriculture intensive, l'Etat détruit toute autre forme d'agriculture avec pour résultat un tiers d'exploitations agricoles en moins en 10 ans et un déficit croissant en produits bio, sans compter les conséquences sur l'environnement.
Il s'agit de choix politiques qui ont des influences directes sur l'emploi.
Et ceci est valable dans beaucoup de domaines.
Je trouve tes remarques intéressantes et c'est volontiers que j'y réponds. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Il parait que dans la fonction publique il n'était pas rare dans les années 50 de cumuler deux emplois (dont un au noir) tellement les salaires étaient faibles.
Vous ne répondez pas au problème de fond.
Une condamnation de l'Etat devant une juridiction (je me demande bien laquelle) ne créerait pas un seul emploi supplémentaire.
Et on a vu dans un passé récent le cynisme du pouvoir en matière de logement quand il a créé un "droit opposable au logement".
Cela a-t-il été doublé par un programme très ambitieux de construction de logements (sociaux)? Bien sûr que non. Répondre | Répondre avec citation | Citer
J’ai conscience de n’être qu’une piqure de moustique sur le dos d’un éléphant. Alors à quoi bon ?
Dans l’espoir de transmettre un virus dont l’action peut être démesurée par rapport à cette simple piqure. C’est le virus de la dignité humaine qui a animé tous ceux qui, à un moment ou à un autre, se sont levés pour dire non, pour résister, pour proposer d’autres solutions, pour s’indigner…
Fac à ce constat d’un échec des politiques qui gouvernent le monde, je prends le risque de proposer autre chose. Sans me faire d’illusion, avec une forte probabilité d’être balayé comme fétu de paille mais avec la satisfaction d’être en conformité avec ma vision de la dignité humaine. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Le salariat (mais pas seulement) c'est l'exploitation, une forme de servage qui ne dit pas son nom.
Etant convaincu de cela, je ne vais pas revendiquer pour que cela soit la norme.
Par ailleurs, comme je l'ai déjà montré, les patrons ont gagné aussi la bataille des mots, le mot "emploi" n'a pas le sens qu'on aimerait qu'il ait dans la bouche des gens au pouvoir. Pardon de me répéter. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Si tu es combattif ou que tu as des amis qui le sont pour toi, ton dossier finira sur le dessus de la pile des demandes.
Tout du moins c'est ainsi que m'apparaissent les conséquences de cette mesure législative.
Est-ce que c'est cela qu'on veut? Répondre | Répondre avec citation | Citer
C'est tout le contraire. Répondre | Répondre avec citation | Citer
www.modes-d-emploi.net/spip.php?article317
(dans le dernier quart de l'émission) Répondre | Répondre avec citation | Citer
J'en prends connaissance aujourd'hui et son actualité sur la notion d'emploi ou de travail (distincte à mes yeux) avec le lien de la Constitutionnal ité me semble fondamentale pour l'avenir.
Jean-Claude poursuit un engagement civique méritant et indispensable. Les questionnements des uns et des autres ne peuvent être que bénéfiques pour l'argumentation (même si cela peut user…ou susciter un sentiment de solitude. :-) )
Tu es seul face à la justice, Jean Claude, mais cela concerne un acte qui concerne la forme et non le fond de ton combat (lorsque je dit "seul", je parle des "parties juridiques"). APNEE est une association qui te soutient, ce qui veut dire également un grand nombre de personnes qui auraient réagi si elles n'étaient pas d'accord avec Yves.
C'est le moment, me semble-t-il de sortir du bois et d'être à tes cotés ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
sache que le topic concernant l'affaire de Jean-Claude existe sur le forum depuis le 12 septembre :
www.actuchomage.org/forum/index.php?f=13&t=48182&p=521772&hilit=bouthemy&rb_v=viewtopic#p521772
Personne n'a réagi. Répondre | Répondre avec citation | Citer
C'est vrai, superuser, tu me trouves "gentil", "chevalier" "blanc" …pourquoi est-ce mon destrier qui est "beau" ??? (rires complices)
Plus sérieusement, désolé pour avoir enfoncé cette porte…ouverte.
Promis, je lis bien avant d'intervenir par la suite ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Pour le procès de JC on n'a pas éclairci la question de savoir si se porter partie civile est pertinent ou pas. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Demandons l'avis aux "actuchomeurs (ses)" par un vote dans la rubrique créée là-haut à droite… :-) Répondre | Répondre avec citation | Citer
J'ai cru comprendre que se porter partie civile au procès de JC ( ce qui lui est reproché est un tag sur une agence Pôle emploi) est réservé uniquement à ceux qui considèrent que ce tag leur porte aussi préjudice. Autrement dit ceux qui se porteront parties civile à ce procès espèrent la condamnation de JC.
Personne n'a encore confirmé ou infirmé ceci. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Je tiens à te rassurer, il ne s'agit pas de s'associer au parquet qui condamne ma condamnation…mais de s'associer à mes demandes incidentes où je demande la condamnation de l'Etat pour ne pas avoir rendu effectif le droit constitutionnel d'obtenir un emploi.
J'avoue que sur ce point, mon argumentaire n'est pas tout à fait au point. Pour être recevable c'est par le biais de la violation des droits universels et particulièremen t l'article 23 qu'il faut que je porte ma demande.
Même si les chances d'obtenir satisfaction sur ce point sont minimes, cela n'empêche nullement de se porter partie civile. Il s'agit avant tout de rappeler au pouvoir son obligation de rendre effectif pour chacun l'ensemble des droits constitutionnel s. Répondre | Répondre avec citation | Citer
D'ailleurs dans le cadre de la question du respect de la constitution, et dans le but d'assurer un emploi descent à tous, voir l'article 9 du préambule de 1946:
"Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité."
Concrètement: nationalisation du CAC 40, et du boulot pour plein de monde…
Ca fait du bien de réver. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Peut être que l'association pourrait saisir le conseil constitutionnel ?
Je crois qu'il est sensé être le garant ?!
et surtout, réussir à médiatiser la chose
peut être chez médiapart, Marianne, ou là bas si j'y suis !?
le combat est " donquichottesqu e" mais on doit toujours tenter d'atteindre
l'inaccessible étoile ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Nous avons eu l'occasion de passer un moment avec notre grand ami Gérard (un "historique" de l'association).
Ceci étant précisé :
Jean-Claude était convoqué à 16h00 mais il est passé à 19h15.
Comme nous avions un train de retour sur Paris à 20h00, nous n'avons pu assister - hélas - qu'à un petit quart d'heure d'audience avant de filer en direction de la gare.
Sur le peu que nous avons vu, Jean-Claude ne s'est pas démonté face à la Juge (très pertinente sur les affaires précédentes).
La Juge s'est focalisée sur le "délit", c'est-à-dire le tag posé par Jean-Claude sur l'agence ANPE.
Jean-Claude, lui, a fait valoir qu'elle devait tenir compte des motifs de cette "dégradation", c'est-à-dire son impossibilité d'obtenir un emploi.
C'est la raison pour laquelle il a taggué "Alinéa 5, un emploi pour chacun", en référence au Préambule de la Constitution qui prévoit : "Chacun a le Droit d'obtenir un emploi".
Jean-Claude a demandé que ses témoins soient convoqués (Martine Aubry et compagnie).
De son point de vue, eux seuls peuvent expliquer pourquoi l'Alinéa 5 du Préambule de la Constitution n'est pas appliqué.
La Juge a demandé au Procureur si on pouvait reconvoquer les témoins (qui ont refusé de participer à cette audience).
Le Procureur a estimé qu'on ne pouvait contraindre des témoins à se présenter (d'autant que ce sont d'importantes personnalités politiques).
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Et nous avons été contraints de filer à la gare.
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Nous avons reçu un message d'une syndicaliste CGT Pôle Emploi présente à l'audience.
Celle-ci nous indique que le Procureur aurait requis une amende de 400 euros à l'encontre de J-C (ferme ou avec sursis ?).
Pôle Emploi (partie civile dans cette affaire) aurait réclamé 1.000 euros (en réparation de la dégradation).
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Nous n'en savons pas plus et attendons le retour de Jean-Claude.
Le jugement devrait être prononcé le 26 octobre. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Elle restait accrochée à l'objet de la convocation, ne pas essayer de comprendre le contenu du tag. Refusant les demandes incidentes et l'examen de la dénonciation de Pole Emploi.
Tout ce que je peux dire c'est que la proc a demande une amende de 400 euros. Pole Emploi demande 1200 euros. Le prononcé du jugement aura lieu le 26 octobre.
C'était sympa à Pili et à Yves d'avoir fait le déplacement Répondre | Répondre avec citation | Citer
Il faut effectivement secouer le cocotier, peut-être ne pas aller jusqu'à la nuit de St Barthélemy, mais dans un pays qui a vu naître VOLTAIRE et qui est au programme scolaire, il faut des témoins comme MARTINE AUBRY qui prétend actuellement défendre les plus faibles si elle devient la nouvelle locataire de l'ELYSEE au mois de mai prochain.
Il faut absolument MEDIATISER ce combat car personne n'est à l'abri de perdre son travail, même ceux qui ont un travail aujourd'hui. Demain, ils peuvent ne plus l'avoir car ils pourront être virés ou leur entreprise peut faire faillite… Répondre | Répondre avec citation | Citer
A partir du moment où il y aurait d'autres types à réclamer aussi ce que leur octroie la Constitution…peut être que le pouvoir serait bien obligé d'en tenir compte…ainsi que les partis qui se prétendent si attentifs aux besoins du peuple.
N'ayons pas peur d'être des dissidents.
Réclamons ce qui nous est du par la Constitution. C'est inscrit à l'Alinéa 5 du Préambule et c'est ainsi formulé: Chacun a le droit d'obtenir un emploi. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Les parties civiles sont faciles à reconnaître, ce sont eux qui te demandent des sous en cas de condamnation (j'espère que cela sera évité)
Ce n'est pas l'Etat qui était jugé (triple hélas) et les parties civiles donc sont les personnes qui estiment avoir subi un préjudice par suites de l'application de cette nouvelle "déco" sauvage sur une agence Pôle emploi. Répondre | Répondre avec citation | Citer