Leur but : recréer une place Tahrir devant le siège du New York Stock Exchange. Ces jeunes américains tentent de s’installer dans la durée. Arrivés samedi par petits groupes, ils se sont vu rapidement interdire l’accès au carrefour devant la bourse, par la police omniprésente. Ils ont planté des tentes dans un square proche, le parc Zuccoti. S’ils espéraient la venue de 20.000 personnes, ils sont au moins 3.000 à avoir pu passer les barrages de police. En bons «indignés», le mouvement se structure sur Tweeter et IRC.
Très organisés, ils publient des photos et vidéos par dizaines, ont déjà monté une hotline d’information, du contenu pour la presse, des affiches et tracts. Une caméra permet même de suivre le mouvement en direct. Deux collectifs lui ont déjà apporté leur soutien : Anonymous, dont les masques sont très présents dans les cortèges, et Adbusters, l’équivalent en plus gros des «Antipubs» français.
L'étape cruciale et incertaine du lundi matin est passée avec succès, le mouvement continue. Les manifestants sont dans Wall Street, devant ces grandes banques qui ont reçu des centaines de milliards du gouvernement alors que le chômage monte et la pauvreté explose. A la façon des Indignés européens, les mots d’ordres s’écrivent par centaines sur des cartons et affiches. On y parle d’austérité, d’injustice : «Créez des emplois, pas la guerre», «Un emploi est un droit, le capitalisme ça ne marche pas», «Les humains avant le profit»…
Voici une vidéo étonnante de la journée du 17 où l'on voit les manifestations, et le regard des banquiers aux balcons en train de boire des coupes de champagne :
(Source : L'Humanité)
Une autre vidéo :
Les manifestants entendent protester jusqu’en décembre contre ce qu’ils dénoncent comme la «culture du fric», la «cupidité» et la «corruption» de Wall Street, ainsi que les coupes dans les budgets sociaux, et demandent à Barack Obama d’établir une commission mettant «un terme à l’influence de Wall Street sur la politique à Washington».
«La seule chose que nous avons en commun, c'est que nous sommes les 99% de la population qui ne tolèrent plus la cupidité et la corruption des 1% restant», indique un communiqué des organisateurs sur le site Occupy Wall Street.
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Commentaires
jusqu'à ce que les valeurs du fric et du libéralisme à tout crin soient remplacés par des valeurs de justice, de liberté, d'égalité et de fraternité… Répondre | Répondre avec citation | Citer
L’occupation activiste et pacifique de Wall Street contre la spéculation boursière et l’exonération fiscale des profits financiers, pour la santé et contre le chômage, dure depuis 7 jours et 7 nuits sans qu’aucune information n'ait filtré dans les principaux médias français.
Elle a été violemment réprimée le 23 septembre, mais se poursuit :
www.larevuedesressources.org/spip.php?article2131 Répondre | Répondre avec citation | Citer
Des filets orange entravant des manifestants cernés par la police, la circulation sur le pont entre Manhattan et Brooklyn bloquée jusqu'à 8 heures du soir… le mouvement qui proteste contre Wall Street depuis deux semaines a pris une nouvelle ampleur samedi. Environ 700 personnes ont été arrêtées alors que les manifestants avaient monté une marche vers Brooklyn.
Depuis deux semaines, des activistes de tout poil, sans dirigeant reconnu, se sont installés dans Zuccotti Park près du World Trade Center. Le mouvement, baptisé «Occupy Wall Street», organise des sit-in et des marches dans New York et a prévu de passer l'hiver dans le square. Les messages sont multiples : contre le sauvetage des banques et leur cupidité, contre les saisies immobilières et le chômage élevé, ou pour une plus grande compréhension des dangers du réchauffement climatique.
Ils commencent à faire des émules dans d'autres villes comme San Francisco, Chicago ou Boston. Certains syndicats montrent aussi leur solidarité, comme The United Federation of Teachers et le Transport Workers Union, local 100. Des stars de gauche, comme le réalisateur Michael Moore et l'actrice Susan Sarandon, sont aussi venues apporter leur soutien.
www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201672024226-700-anti-wall-street-arretes-sur-le-pont-de-brooklyn-227385.php Répondre | Répondre avec citation | Citer
Les manifestants qui conspuent la place financière depuis deux semaines sous les fenêtres du sanctuaire de la finance mondiale font des émules dans le pays.
Des occupations similaires ont émergé de Los Angeles à Boston, en passant par Chicago. Et les manifestants new-yorkais espèrent recevoir cette semaine le soutien des syndicalistes Répondre | Répondre avec citation | Citer
Au début de l'assaut, ils n'étaient que 500. A peine. Mais par un prompt renfort, les Indignés de New York se virent… bien plus que 3.000 après bientôt trois semaines de mobilisation dans le quartier financier de Wall Street. D'après le collectif "Occupy Wall Street", 5.000 personnes ont défilé ce mercredi. Les organisations syndicales, elles, ont compté 8.000 à 12.000 manifestants. ABC News arrondit même à 15.000.
Depuis les débuts timides de l'occupation de la place Zucotti, au coeur de Manhattan, le 17 septembre, les manifestants sont "non seulement plus nombreux, mais aussi mieux organisés", souligne le Washington Post. "Ils offrent de l'aide médicale et légale, et distribuent même un journal". Du coup, de nombreux journalistes qui avaient d'abord décrit des manifestants qui "faisaient du bruit pour faire du bruit" ont entrepris une autocritique.
Ce jeudi, une nouvelle étape devrait être marquée avec une manifestation prévue à Washington DC. De nombreuses autres villes sont touchées par le mouvement depuis des jours, comme le montre cette carte interactive relayée par le magazine Mother Jones :
motherjones.com/politics/2011/10/occupy-wall-street-protest-map#map
Les syndicats et Anonymous s'en mêlent
Après des messages encourageants de quelques figures comme Michael Moore ou Susan Sarandon, l'amorce d'un soutien politique et syndical explique en partie la nouvelle ampleur que prend le mouvement des 99%. "Ils parlent pour la vaste majorité des Américains frustrés par les banquiers et les courtiers qui en ont profité, sur le dos de ceux qui travaillent dur", a déclaré dans un communiqué Larry Hanley, président du syndicat des transports Amalgamated Transit Union, qui compte quelque 20.000 membres dans la région de New York.
Côté politique, le président du groupe démocrate à la Chambre des représentants, John Larson, a "salué" des manifestants qui "se battent pour donner une voix aux Américains qui luttent chaque jour". La représentante démocrate de New York Louise Slaughter leur a aussi apporté son soutien, se disant "fière" de les voir se dresser "contre la cupidité des corporations en participant de manière pacifique à notre démocratie".
Autre soutien de poids : Anonymous. Les pirates avaient déjà manifesté leur soutien depuis le début du mouvement. Désormais, ils promettent de "déclarer la guerre au New York Stock Exchange", plus précisément à son site Internet, dans une vidéo postée le 2 octobre. "Les évènements à Wall Street ont attiré notre attention. (…) Un nouveau mouvement des droits civiques a commencé. Vous avez maintenant l'occasion de faire une différence. De vous joindre aux protestations. D'organiser votre propre riposte en ligne". Attaque prévue le 10 octobre. Décidément, les campeurs de la place Zucotti se sentent de moins en moins seuls.
lexpansion.lexpress.fr/economie/les-indignes-de-wall-street-a-la-conquete-de-washington_264576.html Répondre | Répondre avec citation | Citer