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Suivi des chômeurs : les résultats des cabinets privés sont inférieurs à ceux du service public

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C'est, sans surprise, ce que confirme un rapport qui évalue les expérimentations d'accompagnement renforcé menées par l'Unedic et l'ANPE en 2007, paru ce mardi 6 octobre.

On le savait déjà : l'accompagnement de chômeurs par des cabinets privés fait moins bien que lorsqu'ils sont suivi par le service public. Ces conclusions relèvent d'une nouvelle évaluation portant sur plus de 200.000 demandeurs d'emplois répartis entre les deux types d'accompagnement.

Après 6 mois, le programme "Cap vers l'entreprise" de l'ex-ANPE a eu un "effet rapide et élevé sur le taux de sortie vers l'emploi", et l'accompagnement par les opérateurs privés "un impact plus tardif et plus modéré sur la sortie vers l'emploi", conclut ce rapport, remis mardi au secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez et au directeur général de Pôle emploi Christian Charpy. Et, un an après leur entrée dans l'expérimentation, le taux de sortie vers l'emploi des demandeurs d'emploi confiés au privé s'est accru de 5,6 points en moyenne tandis qu'il a augmenté de 7,3 points pour ceux suivis par les équipes dédiées de l'ANPE.

Motivés mais peu expérimentés

"Les programmes d'accompagnement renforcé menés par les opérateurs privés et l'ANPE accroissent les sorties vers l'emploi, mais il y a un décalage dans le temps et les niveaux atteints", résume le président du Comité de pilotage de l'évaluation, Claude Seibel, mardi dans un entretien à La Tribune. "Dans le programme Cap vers l'entreprise, les équipes étaient constituées de volontaires, souvent expérimentés et motivés", alors que "les conseillers de certains opérateurs privés avaient une moindre expérience, voire étaient débutants, donc sans doute très motivés, mais moins expérimentés".

La publication de ce rapport survient alors que Pôle Emploi a désigné, fin juillet, 31 prestataires privés (agences d'intérim, spécialistes du reclassement, etc.) pour l'accompagnement de 320.000 nouveaux demandeurs d'emploi sur deux ans pour un coût de 425 millions d'euros. Des évaluations intermédiaires, exigées par la Cour des comptes en 2006 et supervisées par l'Ecole d'économie de Paris-PSE, montraient en 2008 que la plus-value du service public, quand il met les moyens, est "nettement supérieure" à celle des opérateurs privés.

(Source : Challenges)

A lire également :
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Mis à jour ( Mardi, 06 Octobre 2009 19:59 )  

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