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Accueil s'informer La revue de presse Opérateurs privés de placement, ou la charrue avant les bœufs

Opérateurs privés de placement, ou la charrue avant les bœufs

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En matière d'accompagnement renforcé et de son effet sur le retour à l'emploi des chômeurs, plusieurs études ont déjà montré que le public est non seulement moins cher mais plus efficace que le privé. Mais le gouvernement s'entête, sans même attendre les résultats d'une nouvelle évaluation qui sera finalisée en septembre.

Dans un entretien au Parisien, lundi 27 juillet, le secrétaire d'Etat à l'emploi Laurent Wauquiez a confirmé que l'Etat envisageait de confier jusqu'à 250.000 chômeurs à des opérateurs privés de placement (OPP) chaque année, soit 10% des demandeurs d'emploi. Mais le fait que des entreprises privées épaulent le service public de l'emploi n'est pas une nouveauté. En 2007, ce dernier a confié 82.776 personnes à 17 OPP. Avec quel bénéfice pour les chômeurs ? Voilà qui est justement en cours d'évaluation.

En 2007, l'ANPE et l'Unedic ont cherché à savoir quels étaient les résultats "des prestations d’accompagnement renforcé", dans le public et dans le privé, des demandeurs d’emploi présentant des risques de chômage de longue durée. Ils ont commandé, sous l'égide de la DARES, une vaste évaluation quantitative à une équipe de chercheurs de l’Ecole d’économie de Paris (EEP) et du Crest.

Deux types d’"accompagnement renforcé" ont été étudiés. L'un public, appelé "Cap vers l'entreprise" (CVE), qui consiste à donner à un demandeur d'emploi un accompagnement "davantage personnalisé et intensif" pendant une période de 6 ou 9 mois. L'autre, mené par un opérateur privé de placement (OPP). Le but de l'étude était de déterminer "l’impact d'un accompagnement renforcé" au regard du surcoût qu'il engendre. "Dans le cadre du CVE ou d'un accompagnement par un OPP, un conseiller suit 40 à 50 demandeurs d'emploi, contre 120 à 200 pour un conseiller dans l'accompagnement classique", explique Luc Behaghel, chercheur à l'EEP (INRA) qui participe à l'étude.

Les chercheurs ont comparé le taux de retour à l'emploi de 220.000 chômeurs issus de différentes catégories. Un premier groupe sélectionné aléatoirement bénéficiait du programme CVE. Un deuxième groupe a été confié à des OPP. Enfin un troisième groupe, dit "de contrôle", bénéficiait des prestations classiques du service public de l'emploi.

Les résultats préliminaires montrent que la plus-value de l'accompagnement renforcé des CVE est supérieure à celle des OPP pour les chômeurs comparables indemnisables pendant un an. Mais ces résultats ne sauraient être "statistiquement représentatifs, compte tenu de la marge d'imprécision entourant ces premières estimations", nuance le rapport préliminaire... Les résultats définitifs ne seront communiqués qu'en septembre.

(Source : Le Monde)


Et les grands gagnants du concours sont… Sodie (groupe Alpha) et Manpower :



Mardi 6 octobre, rapport a été rendu et confirme que les performances du privé sont inférieures pour un coût plus élevé... Mais, tant pis : les jeux sont faits.


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Mis à jour ( Jeudi, 09 Décembre 2010 01:39 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2009-07-30 09:00 PLACEMENT DES CHÔMEURS : L'INTÉRIM RAFLE LA MISE

Sodie et Manpower sont les deux principaux prestataires privés sélectionnés par Pôle Emploi pour assurer le placement de 320.000 demandeurs d'emploi. L'opération, prévue jusqu'en 2011, coûtera 466 millions d'euros.

Très prometteur, le marché du placement des chômeurs se partagera cet automne entre une poignée d'acteurs. Après avoir lancé un appel d'offres fin mars, Pôle Emploi s'apprête à publier, demain, la liste des entreprises sélectionnées pour assurer le suivi de 320.000 demandeurs d'emploi jusqu'en 2011. C'est la première fois que le service public fait appel aussi massivement aux prestataires privés : les expérimentation s se limitaient, jusqu'alors, à 46.000 demandeurs d'emploi. Sans surprise, les entreprises d'intérim, qui participent aux expérimentation s depuis leur lancement, raflent une grosse partie de la mise. Manpower (avec 11% de la valeur de l'appel d'offres), Vediorbis (7%), Eurydice (6%) et Adecco (5%) figurent ainsi parmi les principaux lauréats. Ils vont surtout s'occuper des chômeurs de longue durée.

A leur côté, on retrouve les cabinets de reclassement ayant participé, eux aussi, aux premières expérimentation s. Sodie Emploi (groupe Alpha), qui s'était porté candidat pour 60% des lots, s'octroie près du quart du marché (22%). «Nos prix ne sont pas inférieurs à ceux de nos concurrents. C'est l'offre technique qui fait la différence», se félicite Pierre Ferracci, PDG du groupe. Altedia, en partenariat avec l'Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), capte 6% du marché. Ces acteurs vont davantage s'occuper du reclassement des licenciés économiques. Les associations locales, qui avaient tenté de glaner une partie des 66 lots proposés, ont eu du mal à s'imposer face à ces poids lourds.

Un choix peu «pertinent»

L'appel d'offres se décline, en fait, en deux prestations. La première vise à accompagner 170.000 chômeurs considérés comme «loin de l'emploi». L'autre concerne 150.000 licenciés économiques. Le coût du projet était estimé, à l'origine, à un peu moins de 100 millions d'euros cette année et à 200 millions pour chacune des deux années suivantes. La facture sera, finalement, légèrement inférieure. Compte tenu des prix proposés par les opérateurs, elle devrait atteindre 466 millions d'euros.

Les plus compétitifs ont proposé un prix de 1.580 € par dossier, dans le cas de chômeurs en difficulté, et de 2.000 € dans le cas de licenciés économiques. La facturation sera, dans tous les cas, fonction des résultats obtenus : les opérateurs privés toucheront la moitié de leur rémunération après avoir rempli une liste déterminée d'actes d'accompagnement, puis 25% en cas de retour à l'emploi, et 25% en cas de maintien six mois plus tard.

Hier, la CGT a estimé qu'il aurait été «plus pertinent» d'embaucher des personnels qualifiés dans le service public de l'emploi «plutôt que de sous-traiter» au privé. «La crise fait des heureux», ironise le syndicat.

(Source : Les Echos)
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0 # Cécile Faroux 2009-11-14 17:21 Bonjour,

je souhaite savoir si l'adhésion au CVE est obligatoire pour un chômeur indemnisé et si oui, quelles sont les conséquences d'un refus ( doit-il d'autre part être motivé).

Merci

Cécile
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0 # -emploioùestu- 2010-02-25 19:05 bonjour,
je suis chomeuse depuis 8 mois et suis censée etrouver un emploi par le biais de Sodie prestataire privé.
on nous convoque pour des "ateliers" au début ,ce sont des réunions de chomeurs dans les locaux de Sodie. Il y a donc une animatrice qui nous raconte comment on trouve du travail ! On ecoute son exposé et son cours magistral. Elle nous pose des questions : c'est quoi "communiquer" ? par exemple…puis d'autres thèmes: la LM (lettre de motivation) comment la rediger etc etc.. On passe 2 à 3h autour de la table à la regarder parler parler parler …
puis on est convoqués pour des enfin rechercher du travail 1x semaine pendant 5 mois environ. Il y a des "emplois cachés" nous a t-elle révélé !…et depuis quelques seances , rien pas d'emplois cachés ou non..Puis re atelier avec des DRH venus de loin pour nous expliquer comment reussir son entretien d'embauche ,pendant 3 heures ,puis rebelotte , seances de recherche de poste introuvable ou à 80 km de son bled…vive les opp..!
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