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Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités Le gouvernement veut déstructurer l'INSEE

Le gouvernement veut déstructurer l'INSEE

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Avec la nomination, il y a un an par Nicolas Sarkozy, d'un nouveau directeur général au profil atypique et chargé de «moderniser, dépoussiérer et rénover» l'Institut, il fallait s'attendre à tout.

Des manifestants opposés à la délocalisation de certains services de l'INSEE ont perturbé jeudi une conférence de presse de l'Institut de statistique. Une délégation d'une vingtaine de personnes a envahi la salle où l'Institut présentait son dernier point de conjoncture, afin de dénoncer le projet de création d'un pôle national de statistique publique à Metz (Moselle) décidé par le gouvernement pendant l'été. Au même moment, une manifestation avait lieu devant le siège de l'organisme, porte de Vanves à Paris, et des rassemblements étaient prévus en régions ou les services statistiques, notamment l'INSEE, sont largement implantés.

Les manifestants ont distribué la copie d'une lettre du Premier ministre François Fillon à Jean-Philippe Cotis, directeur général de l'INSEE, dans laquelle il explique que le président de la République souhaite délocaliser 1.500 emplois à Metz d'ici à la fin 2011 à la suite de la restructuration des forces armées qui entraîne la fermeture de casernes.

Réunis au sein d'un "comité de défense de la statistique publique", les opposants au projet, venus de l'INSEE ou des services statistiques ministériels, dénoncent "une décision précipitée qui menace l'efficacité et la qualité du service statistique public, indispensable au débat démocratique", selon un tract distribué aux journalistes.

(Source : L'Express)

Le Comité de défense de la statistique publique expose ses motifs et propose de signer une pétition sur son site => www.sauvonslastatistiquepublique.org

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Mis à jour ( Vendredi, 24 Février 2012 11:38 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-10-02 16:50 Sarkozy reprend l'INSEE en main. Selon Bercy, le nouveau DG aura pour mission de «moderniser, dépoussiérer et rénover» l'Institut, qui emploie 6.000 agents et dispose de 450 millions d'euros de budget.

Christine Lagarde n'a même pas reçu Jean-Michel Charpin pour lui signifier son limogeage. C'est la première fois dans l'histoire de l'Institut qu'un directeur général est «liquidé» avant la fin de son mandat de cinq ans. Ce dernier s'achevait au début de 2008, mais Nicolas Sarkozy n'a pas voulu attendre. Charpin, un homme réputé de gauche, a fait les frais de la récente polémique sur les chiffres du chômage, celle de l'inflation et du pouvoir d'achat (Sarkozy était alors ministre de l'Economie) mais aussi d'un différend qui opposa, il y a quelques années à propos des méthodes de recensement, le maire de Neuilly à l'institut de la statistique.

A l'INSEE, on craint que la nomination d'un non-statisticien - Jean-Philippe Cotis, Essec et énarque, économiste en chef de l'OCDE, est le premier DG depuis trente ans qui n'ait pas fait Polytechnique - ne soit de mauvais augure, «car il n'aura pas la culture de l'indépendance de la statistique». Cette crainte est renforcée par le fait que le Code de bonnes pratiques de la statistique européenne, édicté par Eurostat et qui pose cette indépendance pour premier principe, n'est toujours pas inscrit dans le droit français.

(Source : L'Express du 25/10/07)
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0 # superuser 2008-12-12 13:30 Notre article du 20 octobre 2008 :

Les syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC et SUD de l'INSEE appellent les personnels de l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques ainsi que des Services Statistiques des Ministères à participer à une journée de grève nationale, ce mardi 21 octobre, dans toutes les villes de France où ils sont installés.

Ils s'opposent au projet gouvernemental de «délocalisation de la statistique publique» qui «a été décidé de manière arbitraire pour "compenser" les emplois supprimés par le changement de la carte militaire. Loin d'être un "projet" pour la statistique, il vise à casser un appareil reconnu de qualité et indépendant, donc dérangeant», écrivent-ils dans un communiqué commun.

Les raisons de ce mouvement s'inscrivent dans la défense de leur métier, mis en péril notamment par les deux décisions suivantes : la délocalisation de 1.000 à 1.500 emplois de statisticiens à Metz, et la remise en cause de son réseau régional qui compromet, à moyen terme, la pérennité du service de proximité de la statistique.

«Ce projet est en outre scandaleux vis-à-vis des agents de la statistique publique. En organisant une délocalisation non justifiée, le gouvernement leur imposerait un déracinement incompatible avec leur vie sociale et familiale», ajoutent les syndicats. De plus, «avec les lois de mobilité déposées à l'Assemblée nationale, les agents subissant ce type de restructuration qui refuseraient trois postes seraient mis en disponibilité d'office sans salaire», dénoncent-ils.
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