Les postes d'employés ne représentent que 15,4% des 7,4 millions de missions d'intérim réalisées sur la période ; les postes de cadres ou professions intermédiaires, 7,6%. Les intérimaires se démarquent ainsi des salariés du secteur privé en CDI, qui comptent moins d'hommes (56%), beaucoup moins de jeunes (à peine 6,9% de moins de 25 ans contre un tiers chez les intérimaires) et moins d'ouvriers (un tiers).A noter enfin que si les missions en tant qu'ouvriers sont exécutées majoritairement par des hommes, celles d'employés ou de cadres le sont majoritairement par des femmes.
L'emploi intérimaire a augmenté de 5,1% en 2006, en données corrigées des variations saisonnières, pour atteindre 660.800 personnes à la fin décembre.
(Source : L'Expansion)
Articles les plus récents :
- 23/03/2007 15:37 - Notre système de castes
- 20/03/2007 12:54 - Zoom sur le portage salarial
- 19/03/2007 20:36 - Immigration : les vrais chiffres
- 19/03/2007 19:08 - Comptes de la Sécu : un budget insincère
- 19/03/2007 18:15 - Pourquoi les patrons recrutent en CNE et au Smic
Articles les plus anciens :
- 16/03/2007 19:53 - Négocier son contrat de travail reste un luxe
- 16/03/2007 06:43 - On parle toujours du coût du travail, jamais du coût du capital
- 16/03/2007 06:36 - L'ANPE se débarrasse des précaires
- 15/03/2007 17:18 - 192.000 emplois créés en 2006 (résultat définitif)
- 15/03/2007 15:27 - Racisme à l'embauche : l'Etat "conscient" des problèmes






Commentaires
Dans plus d'un tiers des cas, les intérimaires «cadres et professions intermédiaires» (562.400 missions en 2006) sont amenés à exercer des tâches d'employé ou d'ouvrier. Le déclassement concerne tous les niveaux de qualification : professeurs, professions scientifiques et ouvriers qualifiés, par exemple, effectuent 10% de leurs missions en tant que… manutentionnair es et déménageurs. Ce taux est à peine plus faible (8%) concernant les ingénieurs, les cadres techniques et les employés administratifs. Quant aux ouvriers qualifiés, ils exercent plus d'une mission sur cinq en tant qu'ouvriers non qualifiés.
Les travailleurs temporaires sont également contraints à une forte mobilité géographique. Dans près d'un quart des missions, ils sont obligés de franchir les frontières de leur département. Dans le Val-de-Marne, par exemple, plus de 6 intérimaires sur 10 sont concernés par cette mobilité.
A défaut de stabilité, les travailleurs temporaires restent, en revanche, remarquablement fidèles à leur entreprise d'intérim. Un intérimaire attaché à un grand cabinet (Adecco, Manpower, etc) reviendra dans plus de 9 cas sur 10 vers l'un d'eux. De même, un intérimaire qui a été salarié d'une entreprise de taille relativement petite continue dans 80% des cas d'effectuer ses missions dans une entreprise de cette catégorie. «Ceci peut être expliqué, en partie, par la mise en place par les entreprises d'une politique de fidélisation de "leurs" intérimaires», expliquent Béatrice Caussain et Hélène Krieff, les auteurs de l'étude. Les aides sont variées : en matière de logement, certaines entreprises proposent le Locapass, qui offre une garantie financière du paiement des loyers et une avance pour payer le dépôt de garantie. D'autres proposent une mutuelle santé ou un accès privilégié aux crèches.
(Source : Les Echos) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Principaux "représentants" du sous-emploi qui s'installe, les intérimaires sont à la merci d'un dégraissage de l'ANPE, soucieuse d'apurer son "stock" afin de présenter de meilleurs chiffres, quand ils ne sont pas radiés parce qu'elle les convoque tout en sachant qu'ils sont déjà en poste, faute d'un CDI.
Ainsi, l'intérim à durée indéterminée devient une forme d'emploi à plein temps qu'on s'empresse d'occulter… Répondre | Répondre avec citation | Citer