Plusieurs informations ressortent de cet entretien : • Cette procédure pénale peut encore faire l’objet d’un non-lieu au regard d’un dossier d’instruction qui détaille les dessous d’une affaire finalement assez médiocre. Dans ce cas, les poursuites engagées contre Yves Barraud et le dénommé «Radiateur» (auteur du message) seraient alors abandonnées.
• Cependant, il est peu probable que l’affaire en reste-là, car elle a visiblement contrarié les autorités policières et judiciaires. La menace d’incendie de l’ANPE de Saint-Nazaire sous-entendue dans le message de «Radiateur», a été prise très au sérieux. La sécurité a été renforcée pendant plusieurs jours et plusieurs nuits autour de l’agence ANPE évoquée (une dizaine d’agents aurait été affectée à cette tâche). Paradoxalement, comme nous l’évoquions à la fin du mois d’août dans notre article Une mise en examen préméditée ?, si la sécurité a été renforcée aux abords de l’agence ANPE, personne n’a pensé à exiger des responsables du site Actuchomage la suppression du message de «Radiateur». En d’autres termes, la Police et la Justice ont arrêté le «coupable» de cette «provocation publique à la commission de délits» (mise en garde à vue et perquisition de son appartement 12 heures après avoir posté sa contribution sur les forums d’Actuchomage), mais ces mêmes autorités n’ont pas fait stopper immédiatement la diffusion du message incriminé (qui a été supprimé 48 heures après… de notre propre chef).
• Mauvaise nouvelle. Comme nous l’avions supposé, la Justice place Yves Barraud au «premier rang» des responsables de ce délit, en qualité de diffuseur du message. La responsabilité de «Radiateur» (son auteur) s’en trouve donc minimisée. Elle peut l’être plus encore si l’intéressé s’appuie sur des circonstances atténuantes (son état psychologique au moment des faits par exemple) pour «excuser» son acte.
• Plus préoccupant encore, la justice considère que le message de «Radiateur» a été «fixé préalablement» par Yves Barraud, ce qui sous-entend que le Directeur de la publication a approuvé sa mise en ligne. Si Yves Barraud a bien vu le message quelques heures après qu’il ait été posté par «Radiateur», il l’a verrouillé immédiatement (interdisant ainsi tout commentaire supplémentaire), ce qui est - chez nous - un premier niveau de modération. Malheureusement ce «verrouillage» est considéré par la Justice comme une «fixation préalable». Et c’est là que se situe le premier nœud du problème.
• Un élément encourageant pourrait néanmoins plaider en notre faveur. Dans ce genre d’affaires, la Justice juge aussi la «promptitude» du diffuseur (Yves Barraud/Actuchomage) à supprimer le message délictueux. Les 48 heures qui se sont écoulées entre la pose du message de «Radiateur» et sa suppression par les administrateurs du site seront-elles considérées par la Justice comme un délai «prompt» ? Là se situe le second nœud du problème.
Voilà où nous en sommes. Le procès pourrait avoir lieu avant la fin de l’année 2006. La défense des intérêts d’Yves Barraud occasionnant des frais importants (avocat et déplacements), nous avons lancé, le 17 juillet dernier, un Appel à solidarité qui nous a permis de réunir un peu plus de 1.200 euros. Depuis, nous avons établi un chèque de «provision» d'un montant de 956 euros à notre avocat. Pour cette somme, notre conseil a récupéré le dossier d’instruction au Tribunal de Saint-Nazaire, l’a étudié pour savoir s’il ne comportait pas de vice de procédure, et il préparera et assurera la défense d'Yves Barraud le jour du procès.
Toute cette affaire peut paraître anecdotique. Mais cette apparence (très trompeuse) peut se traduire par une condamnation qui pourrait ne pas l’être du tout… anecdotique.
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Commentaires
Vous dérangez comme je dérange en ma qualité de président d'une association nationale qui dénonce des injustices, des magouilles en tous genres…
Le résultat: il suffit que j'écrive (ès-qualité pour défendre les intérêts de mes membres) à Pierre, Paul, Jacques pour récolter des procédures en diffamation, des convocations au commisariat pour y être entendu… de la folie quoi!
Ce système actuel, pervers à outrance, ne changera pas tant que nos concitoyens ne bougeront pas: c'est clair, net et précis!
Et dire que l'on parle de démocratie dans ce pays… une utopie!
Bonne réflexion!
Je persiste et je signe:
Guy Douchet, Président de l'ADLJF
http://www.anneau-de-la-justice.net
http://www.anneau-de-la-justice.asso.fr
PS: prendre conscience et réagir avant qu'il ne soit trop tard.
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Procédure en référé Captelis c/Munci
http://forums.munci.org/viewtopic.php?t=3671
Ressources juridiques sur les forums de discussion :
http://forums.munci.org/viewforum.php?f=267 Répondre | Répondre avec citation | Citer
ci-dessous:
PARIS (AFP) - Laurent Le Mesle, ex-conseiller pour la justice du président Jacques Chirac, a été nommé procureur général de Paris mercredi en Conseil des ministres, selon le compte-rendu du Conseil.
Directeur de cabinet du garde des Sceaux Pascal Clément, M. Le Mesle, 55 ans, était donné depuis des mois comme le prochain procureur général près la cour d'appel de Paris, pour remplacer Yves Bot, qui doit devenir en octobre avocat général à la Cour de justice des Communautés européennes à Luxembourg.
Laurent Le Mesle a été nommé en Conseil sur la proposition du ministre de la Justice Pascal Clément.
"Cette nomination est choquante", s'est indigné Dominique Barella, président de l'USM, syndicat modéré, dans un entretien à Libération publié samedi.
Il a dénoncé un "problème" lié à l'"extrême proximité" de Laurent Le Mesle avec le garde des Sceaux et "surtout" le président Jacques Chirac.
"L'immunité accordée au chef de l'Etat par la Cour de cassation cessera à la fin de son mandat. A compter de cette date, le citoyen Jacques Chirac pourra être entendu comme témoin, témoin assisté ou mis en examen par le juge chargé de l'affaire des HLM de Paris", a-t-il dit.
"Et qui sera chargé de réenclencher et de suivre cette procédure qui le vise ?", a demandé le syndicaliste, avant de répondre : "son ancien conseiller qu'il aura lui-même nommé à ce poste de procureur général en Conseil des ministres, par décret".
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C'est vrai! et c'est grave…
…je ne puis comprendre la réaction négative (je dirais même l'absence totale de réaction) de nos concitoyens par peur certainement de perdre leur emploi: au final, De Gaulle avait raison: "je suis un veau!!! - et j'agis comme tel, j'accepte tout et je me fiche de mon voisin - seule ma situation compte."
Je veux bien mais ce n'est pas comme cela que nous avancerons. Notre société actuelle est à l'agonie…
Merci de ne pas interpreter mes propos comme une provocation politique: je ne suis ni de droite ni de gauche, je constate simplement.
Guy Douchet
Maître en droit
Diplômé de Droit Local "Alsace-Moselle"
Bac +2 en informatique de gestion
Titre de créateur repreneur d'entreprise
Bénéficiaire actuellement de l'ASS… à hauteur de 12,31 euros net par jour <<< c'est ici que cela blesse.
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