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Évacuation du squat de Cachan

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Plusieurs associations condamnent l'évacuation du squat géant de Cachan et appellent à manifester devant le bâtiment à 17 heures.

Un rassemblement est organisé, ce jeudi 17 août, à 17 heures devant le squat de Cachan (Val-de-Marne) pour "demander le relogement décent et durable de tous les expulsés et la régularisation de ceux qui sont sans-papiers", a-t-on appris auprès de Droit au Logement (DAL).

La police a évacué jeudi matin l'ancienne cité universitaire, à la demande de la préfecture du Val-de-Marne qui a fait valoir des risques d'incendie. Des squatters ont investi le bâtiment en 2001 et le nombre de résidents à pu atteindre le millier au plus fort de l'occupation, selon les habitants eux-mêmes.
"Des centaines de policiers" ont délogé les squatters à partir de 9 heures jeudi, a rapporté Jean-Baptiste Eyraud, le président de DAL, qui a assisté à l'évacuation. "Ils ont déjà procédé à plusieurs interpellations de sans-papiers", a-t-il ajouté, joint à la mi-journée au téléphone. "Ils sont en train de faire une espèce de tri (...) Ils envoient des familles dans des hôtels". D'après lui, "la police a compté un peu mois de 400 personnes mais il y en a plein qui sont dehors, qui étaient partis au boulot".

D'après la préfecture du Val-de-Marne, environ 350 chambres d'hôtel ont été réquisitionnées, permettant d'héberger 800 personnes. Jean-Baptiste Eyraud dénonce le caractère temporaire de cette solution. Les squatters n'ont "aucune garantie de relogement", déplore-t-il. A ses yeux, les pouvoirs publics cherchent à "faire du chiffre". "On dénonce cette opération de police. On exige le relogement de l'ensemble des expulsés et la régularisation de ceux qui sont sans-papiers", réclame le président de DAL.

Opération médiatique

Plus tôt, Richard Moyon, porte-parole de RESF, a estimé que l'expulsion consistait en "une opération médiatique" du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy "destinée à souligner sa fermeté à l'égard de la question de l'immigration".
"L'opération d'évacuation du squat a été longuement préparée. On sait que des places ont été libérées récemment dans les centres de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) et Vincennes afin que des sans-papiers du squat puissent y être évacués", a déclaré le porte-parole du Réseau Education Sans Frontières. "Cette évacuation est aussi bien sûr une opération de force de Nicolas Sarkozy destinée à masquer son impuissance sur le fond du problème" de l'immigration et des sans-papiers, a poursuivi Richard Moyon.

Arrestations possibles, selon la Cimade

Laurent Giovannoni, le secrétaire général de la Cimade, seule association habilitée à être présente dans les centres de rétention pour étrangers, a confirmé que quelque 60 places avaient bien été libérées dans les centres du Mesnil-Amelot et de Vincennes mais aussi à Oissel, près de Rouen, où des enfants peuvent être accueillis.

Le président communiste du conseil général du Val-de-Marne, Christian Favier, présent sur les lieux, s'est dit "choqué par le fait de choisir la période la plus creuse de l'année pour faire une opération policière de cette ampleur plutôt que de mener des négociations jusqu'au bout". Depuis 9 heures ce matin, un important dispositif policier a été déployé autour du squat installé dans un bâtiment de la résidence universitaire de Cachan, depuis plus de trois ans. Le squat est occupé par près de mille personnes, principalement des Ivoiriens et des Maliens.

(Source : Le Nouvel Obs)
Mis à jour ( Jeudi, 17 Août 2006 16:07 )  

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