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Prestations CAF : 60 milliards en 2010

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La branche famille de la Sécurité sociale a versé des prestations à 11,3 millions d'allocataires pour un montant mensuel moyen de 413 €.

Au 31 décembre 2010, les Caisses d'allocations familiales (CAF) ont versé près de 60 milliards d'euros de prestations pour un montant moyen mensuel de 413 euros, selon la dernière lettre d'information de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Sur l'ensemble de l'année dernière, ces prestations ont concerné 11,3 millions d'allocataires, 72.300 de plus qu'en décembre 2009 soit une hausse de 0,6% sur un an, "plus soutenue dans les départements d'Outre-mer (+1,3%) en raison de l'augmentation du nombre de bénéficiaires d'aides au logement et de minima sociaux". En métropole, la progression de 0,6% résulte "de l'accroissement du nombre de bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) et des prestations d'entretien versées aux familles".

En comptant les conjoints et les personnes à charge dans chaque ménage, 30,3 millions de personnes ont ainsi été couvertes par les prestations versées par les CAF, précise la Caisse nationale. Près de 20% des allocataires sont constitués de femmes seules, note-t-elle encore.

Dans le détail...

Arrivent en tête les allocations logement — ALS, ALF et APL —, qui sont versées à 6 millions de foyers [1] pour 215 euros en moyenne par mois. Ces "prestations d'entretien" se taillent la part du lion pour un coût de près de 28 milliards d'euros.

Vient ensuite la Prestation d'accueil du jeune enfant (Paje), versée à 2,3 millions de ménages pour près de 12 milliards d'euros. Puis les allocations familiales proprement dites [2], versées à 4,7 millions de foyers pour 11,8 milliards d'euros.

Enfin le RSA, qui est versé à 1,8 million de foyers pour 7,8 milliards d'euros [3].

(Source : L'Expansion)

NDLR : [1] Il est important de préciser que les aides au logement bénéficient en réalité aux propriétaires dont les loyers sont hors de prix.
[2] Il est important de préciser que "les allocations familiales proprement dites" bénéficient également et sans distinction aux familles aisées, très aisées et super-riches.
[3] Alors qu'ils ne représentent que 16,7% des allocataires des CAF, les RSAstes sont, proportionnellement et de loin, les plus contrôlés.



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Mis à jour ( Jeudi, 24 Mai 2012 14:24 )  

Commentaires 

 
# superuser 2011-05-21 00:59 Au total, le budget de la Sécurité sociale toutes branches confondues (famille, maladie, accidents du travail et retraite) représente 449 milliards d'euros en 2011, soit près d'un quart du PIB.

Là-dessus, 39% est consacré au risque maladie (CNAM - 176 milliards), 45% à la vieillesse (CNAV - 202 milliards), 3% aux accidents du travail (AT-MP - 13 milliards) et 13% aux prestations familiales (CNAF - 60 milliards).

95% de cette somme (427 milliards) est allouée aux prestations et aux fonds tandis que le solde (22 milliards) finance les charges et le fonctionnement de l'organisme.
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# pat-du49 2011-05-21 11:14 tu peux préciser aussi que les plafonds de ressources pour bénéficier des prestations acceuil jeune enfant, sont très confortables, et bénéficient également à des foyers fiscaux relativement aisés.

EXEMPLE la prime de naissance de de 903,07€ ou encore l'alloc mensuel de 180,62€ sera attribué à un couple qui percoit environ de salaires nets 3718,41€ par mois et cela si un seul enfant.

4281,16€ par mois si 2 enfants
4 956,50€ si 3 enfants

et je ne parle que des revenus dits "imposables" donc dans la réalité des foyers fiscaux bien + riches encore, sont assistés en france.

alors que les + modestes, et les pauvres, peuvent pas bouffer une fois payé les charges fixes… et aides comprises ils restent des millions à être LARGEMENT sous les seuils de pauvreté.
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# superuser 2011-08-04 23:48 Les aides au logement en hausse avec la crise

C'est l'un des nombreux effets retard de la crise : les dépenses d'aide au logement repartent à la hausse. La progression devrait atteindre 2,6% cette année, nettement plus que les 1,7% enregistrés en 2010. Elles dépasseraient ainsi 16,4 milliards d'euros, selon les dernières prévisions du gouvernement.

Les trois aides en vigueur (APL, ALS et ALF), qui visent chacune des publics différents, sont sensibles à l'évolution des revenus car les barèmes sont dégressifs. Mais elles réagissent avec retard, étant donné que les revenus pris en compte sont ceux de l'année n-2. «La prise en compte, pour le calcul des aides, des revenus de 2009, qui ont fortement ralenti du fait de la crise économique, expliquerait une partie de cette accélération des dépenses en 2011», explique le rapport remis à la commission des comptes de la Sécurité sociale en juin.

Les aides sont aussi «réactives à l'évolution du chômage». Lorsque le titulaire d'une allocation est au chômage deux mois de suite, ses ressources sont abattues de 30% pour le calcul des aides. Dernière explication : les loyers plafonds à ne pas dépasser pour bénéficier des prestations «ont augmenté significativeme nt» en 2011 (+1,1% contre +0,3% en 2010), «ce qui jouerait à la hausse sur les montants versés».

Ce dynamisme des dépenses pèse sur les comptes de la Sécurité sociale et de l'Etat, qui se partagent à peu près moitié-moitié le financement des aides. Même si la hausse est finalement inférieure à ce que craignait le gouvernement, ce qui lui a permis de réduire la prévision de déficit de la branche famille pour 2011 dans la loi de financement de la Sécurité sociale rectificative votée le mois dernier.

Un tiers d'inactifs

Si les aides sont allouées par les caisses d'allocations familiales, 58% des 6 millions de bénéficiaires n'ont pas d'enfant à charge et 71% d'entre eux vivent isolés. Près d'un tiers sont inactifs (retraités, étudiants…) et 12% sont au chômage.

Les plafonds de ressources à ne pas dépasser pour prétendre aux aides sont «particulièreme nt peu élevés», note le rapport. Une personne isolée ne bénéficie plus d'aides au logement dès que son revenu est supérieur à 1,2 Smic. Une famille avec trois enfants bénéficie des aides jusqu'à 2,5 Smic. Un couple sans enfant ne perçoit plus de prestations à partir de 1,4 Smic.

L'aide mensuelle varie de 147 euros par mois pour un retraité vivant seul à 408 euros pour un chômeur isolé élevant au moins trois enfants. En moyenne, les allocations permettent de prendre en charge un peu moins de la moitié du loyer hors charges (48%), mais les disparités sont importantes.

www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201441725452-les-aides-au-logement-en-hausse-avec-la-crise-202301.php
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