Actu Chômage

samedi
4 février
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer La revue de presse Le chômage de masse ruine notre protection sociale

Le chômage de masse ruine notre protection sociale

Envoyer Imprimer
Retraite, Sécu, Unedic… «Il n'y aura effectivement pas d'avenir au système par répartition si on continue à avoir 15% de chômage dans ce pays», rappelle la CGT.

Hier, Bernard Thibault a rencontré les salariés de l'usine SCA Hygiène Products de Linselles (59). Le secrétaire général de la CGT a souligné le lien entre le dossier des retraites et les fermetures de sites industriels comme celui-ci.

«Je suis là pour dénoncer la politique du groupe SCA qui remercie ses salariés en les jetant comme des kleenex après leur avoir beaucoup demandé pour rester concurrentiels», a-t-il lancé.

Depuis l'annonce, le 26 mars dernier, de la fermeture de leur usine et la suppression de leurs emplois en avril 2011, les 280 salariés espèrent obtenir que SCA s'implique dans la réindustrialisation du site. Avec la venue du secrétaire général de la CGT, les délégués linsellois espèrent galvaniser leurs troupes dans la lutte pour sauvegarder leurs emplois.

Après les avoir encouragés à rester unis et mobilisés, Bernard Thibault a indiqué qu'il évoquerait le cas de Linselles avec le ministre du Travail, Eric Woerth, qu'il rencontre mercredi pour évoquer la question des retraites. Le secrétaire général de la CGT a, en effet, rapidement fait le lien entre les suppressions d'emplois et le dossier des retraites : «Le gouvernement nous explique qu'il faut travailler de plus en plus longtemps et affirme vouloir faire de l'emploi des seniors une priorité mais, dans le même temps, il continue à regarder fermer des usines comme celle de Linselles, a-t-il dénoncé. Il n'y aura effectivement pas d'avenir au système par répartition si on continue à avoir 15% de chômage dans ce pays.»

Avec près de 60% de salariés âgés de plus de 50 ans, l'usine SCA de Linselles est en effet un cas d'école.

(Source : La Voix du Nord)

NDLR : Depuis trente ans, le chômage de masse et la précarisation du travail sont voulus et planifiés. Depuis bientôt deux ans, la crise financière et économique a enfoncé le clou, détruisant nos emplois par centaines de milliers (officiellement, quelque 600.000) et, pour les plus optimistes, aucune "reprise" n'est attendue avant 2011. Pour les plus pessimistes, il faudra même attendre 5 ans...
Résultat :
• 4,5 millions d'inscrits à Pôle Emploi, toutes catégories confondues, dont 35,3% qui, depuis plus d'un an, n'ont toujours pas retrouvé de travail (soit 1,6 million de personnes dont 675.000 "seniors");
• un déficit de l'assurance-chômage qui, selon les dernières prévisions de l'Unedic, s'élevera à 10,3 milliards d’€ fin 2010 et à 13,8 milliards fin 2011;
• un déficit du régime général de la Sécurité sociale qui, selon les prévisions de sa direction, s'élevera à 33,7 milliards d’€ fin 2010, dont 15 milliards pour sa branche maladie et 10 milliards pour sa branche vieillesse.

Or, entre les 33 milliards d’€ d'allègements de "charges" octroyés chaque année aux employeurs, véritable puits sans fond puisque leur efficacité sur l'emploi reste toujours à prouver,
entre la dette de l'Etat vis-à-vis de la Sécurité sociale (selon les sources, entre 9 et 17 milliards d’€ de taxes, exonérations et allègements non compensés d'une année sur l'autre depuis des lustres),
la non-taxation par l'Unedic des employeurs qui abusent de l'emploi précaire et le manque à gagner causé par le chômage et les bas salaires sur les cotisations sociales (1 point de masse salariale en moins équivaut à 2 milliards de recettes perdues pour la Sécu),
... il y a pourtant de quoi faire !!!

Le travail, qui diminue en quantité et en qualité, reste toujours l'unique financeur de la protection sociale alors que sa destruction progressive permet à certains d'accumuler d'énormes richesses. Taxons ceux qui s'engraissent en détruisant les emplois ! S'il y a une réforme urgente à mettre en œuvre afin de rétablir cet ignoble déséquilibre, c'est bien celle-ci.



Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Mercredi, 19 Mai 2010 10:51 )  

Commentaires 

 
0 # nanard1 2010-05-21 15:59 À lire ou à relire « Et la cotisation sociale créera l’emploi ». Ça date un peu mais ce n’est pas forcément ringard. Les autres bouquins ne sont pas mal non plus.
Citer:
Bernard Friot est un sociologue et économiste français né le 16 juin 1946 à Neufchâteau. Il enseigne à l'université de Paris X. Il anime l'Institut européen du salariat.
Ses recherches portent sur la sociologie du salariat et la comparaison des systèmes de protection sociale en Europe.
Son travail sur le "salaire socialisé" a en particulier inspiré l'organisation étudiante SUD Étudiant quand elle a défini son projet en matière de revenu pour la jeunesse.
Bibliographie
• L'enjeu des retraites, 2010, édition La dispute
• Puissances du salariat, 1999, édition La dispute
• Et la cotisation sociale créera l'emploi, 1999, édition La dispute
• La construction sociale de l'emploi en France, des années soixante à aujourd'hui, édition L'Harmattan


source de la citation :
Bernard Friot
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # Orwell 2010 2010-05-28 23:00 On a tendance à l'oublier: les dettes publiques sont en grande partie le résultat du chômage de masse. Cette évolution a commencé en 1973. Nous payons (!) la mondialisation, au profit de certains. Elle rapporte aux entreprises à vocation export, mais elle coûte aussi, en emplois et investissements notamment. Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

Que souhaitez-vous le plus en 2012 ?
 

Zoom sur…

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...