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Accueil s'informer La revue de presse Fillon veut supprimer la taxe professionnelle

Fillon veut supprimer la taxe professionnelle

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Il manque un milliard d'euros aux villes, départements et régions qui étaient, hier, à Matignon. La solution pourrait passer par une refonte de la fiscalité.

«Une cure d'amaigrissement est entreprise par l'État. On est en train de demander aux collectivités une cure d'austérité» : Claudy Lebreton, le président (PS) des départements, n'est pas content. Avec ses homologues des communes (Jacques Pélissard, UMP), des régions (Alain Rousset, PS) et de l'intercommunalité (Marc Censi, UMP), il a passé trois heures, hier, avec le Premier ministre et les ministres des Finances, de l'Intérieur, des Collectivités et de l'Aménagement pour leur dresser la facture de la rigueur. Calculette en main, il manque 1 milliard sur 45 dans la dotation de l'État. Et pour l'année prochaine, déficit oblige, l'Etat ne versera aux collectivités locales que 55 milliards d'euros hors dégrèvements et fiscalité affectée, soit 1,1 milliard de plus qu'en 2008.

Taxe professionnelle. Au sortir de cette première Conférence nationale des exécutifs créée pour organiser le dialogue État-Collectivités, les élus ne se font pas d'illusions pour 2009, le budget de l'État étant déjà sur les rails. Mais ils espèrent, pour 2010, «une réforme globale de la fiscalité tenant compte de l'articulation entre les différents impôts, explique Jacques Pélissard, et entre les impôts et la dotation de l'État.» François Fillon confirme vouloir supprimer la taxe professionnelle versée aux collectivités, «mais sans le faire de manière unilatérale et précipitée». Des propositions «concrètes et précises seront soumises à la concertation» avant qu'un projet de loi ne soit discuté par les députés. «La France ne peut plus être le seul pays à taxer les entreprises au seul motif qu'elles investissent sur son territoire», ajoute Matignon, confirmant ainsi une promesse présidentielle.

Passe-passe. L'État fait financer un nombre croissant de politiques par l'Europe d'une part, par les collectivités d'autre part. Ces dernières assurent aujourd'hui les trois quarts de l'investissement public. Elles financent aussi, au-delà de leurs obligations, ce que l'État ne peut plus assurer : universités, TGV, hôpitaux... Sauf à ne pas répondre aux besoins, il est donc logique, quoi qu'en dise l'UMP dans son Livre noir des régions socialistes, que les impôts locaux augmentent. Ce qui ne serait pas scandaleux si l'État, dans le même temps, réduisait son train de vie. «Si l'État est endetté, les collectivités n'y sont pour rien, proteste le président d'Aquitaine Alain Rousset. L'État ne peut pas s'exonérer de ses propres choix politiques.»

(Source : Ouest-France)

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Mis à jour ( Vendredi, 11 Juillet 2008 14:46 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-07-11 14:10 La taxe professionnelle (TP) est payée chaque année par les personnes physiques ou morales qui exercent en France une activité professionnelle non salariée. Elle est établie dans chaque commune où le redevable dispose de locaux ou de terrains. Son assiette repose actuellement, outre l'investissement, sur des bases foncières et sur la valeur ajoutée.

La TP représente 50% des ressources fiscales des collectivités territoriales. C’est un impôt perçu au profit des communes de France, des départements français et des régions françaises, ainsi que d'autres organismes comme les Chambres de commerce et d'industrie (CCI) et aussi, de plus en plus, au profit de certains établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).
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0 # Maxerem 2008-07-11 15:25 Il serait plus judicieux de la réformer pour la rendre plus juste, et plus transparente.

En effet, son montant est variable en fonction des collectivités, ce qui amène les gros contributeurs ( on a parlé ailleurs sur le site de la fortune des Mulliez) à en "négocier" le montant réel: Ça se fait en particulier par des arrangements au niveau des prix du foncier dans les zones d'activité, des subventions plus ou moins déguisées: la collectivité paye les aménagements routiers, urbains etc …La diversités des formules est grande, mais elle revient toujours au même résultat. Les taxes pro augmentent pour tout le monde, selon une formule qui parait juste, mais les "gros" en récupèrent une bonne partie en avantages en nature, ce que l'artisan, le vétérinaire ou le boulanger ne peuvent évidemment pas négocier…

Casser ce système pervers serait une noble tache pour le chevalier Fillon-à-la-triste-figure, mais en a-t-il seulement envie ?

Ou alors il s'en fout, et c'est juste pour embêter les collectivités locales ?
( Presque toutes les régions ont une majorité de gauche).

A suivre.

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