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Accueil s'informer La revue de presse La CFDT-ANPE dénonce les conditions du suivi mensuel

La CFDT-ANPE dénonce les conditions du suivi mensuel

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Pour la CFDT, l'ANPE ne peut remplir sa mission de suivi des chômeurs.

Plannings surchargés, postes de travail insuffisants, conseillers fantômes voire décédés : la CFDT-ANPE dresse un bilan critique du «suivi mensuel personnalisé» (SMP) mis en œuvre depuis 2006 et des conditions d'accueil des chômeurs. «Pour en bénéficier, un demandeur d'emploi doit pouvoir rencontrer son conseiller référent lorsqu'il en a besoin. Or, le système instauré ne permet pas d'avoir un nombre de contacts adapté aux besoins du demandeur», constate le syndicat dans une étude datant de mai et rendue publique hier.

Dans ce document, la CFDT a analysé, dans une région test, le travail de près de 834 conseillers, soit huit sur dix environ dans cette région. Premier constat : «Dans de nombreuses agences, les conseillers ne disposent pas du temps nécessaire à la réception du nombre de demandeurs d'emploi» qu'ils doivent suivre. En théorie, un conseiller doit recevoir 11 chômeurs par plage d'une demi-journée, mais «les plannings n'indiquent pas un nombre suffisant de plages de réception». La durée des entretiens se réduit à 30 minutes lors de l'inscription au lieu de trois quarts d'heure normalement, puis à 20 minutes pour le rendez-vous de suivi au 4e mois de chômage, et à 10-15 minutes ensuite.

La CFDT-ANPE cite le cas, «pas isolé» selon elle, d'une conseillère ANPE à 4/5e de temps et suivant 147 chômeurs. La CFDT a aussi découvert dans cette région plus de 2.300 chômeurs dont le suivi était «attribué à des agents partis en retraite, mutés, ayant quitté l'agence, voire décédés».

(Source : La Tribune)

NB : la CFDT-ANPE a voté POUR la mise en place du SMP...

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Mis à jour ( Mercredi, 16 Juillet 2008 13:31 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-07-16 14:09 Il s'avère que la "région test" analysée par la CFDT-ANPE est le Nord-Pas-de-Calais…

Si l'Agence Nationale Pour l'Emploi reconnaît la difficulté pour ses agents à effectuer le suivi mensuel personnalisé, elle regrette que le syndicat ait produit un document "incomplet et non contextualisé".

Au lendemain de la publication par la CFDT d'un bilan très critique sur le "suivi mensuel personnalisé" des chômeurs mis en place en 2006, l'ANPE a regretté la diffusion d'un document "incomplet et non contextualisé […] qui se réclame d'une étude alors que cela n'en n'est pas une, […] il s'agit d'un document réducteur".

"Le suivi personnalisé des chômeurs est une mission difficile, mais ce n'est pas une mission impossible" pour le service public de l'emploi, a déclaré Catherine Hervé, directrice régionale de l'ANPE Nord-Pas-de-Calais. "Je ne conteste pas les chiffres de la CFDT et je ne nie pas les difficultés, mais on ne reste pas assis sur une chaise sans rien faire", a-t-elle ajouté.

Dans son document, la CFDT dénonce des plannings surchargés, des postes de travail insuffisants et dresse un bilan critique des conditions d'accueil des chômeurs, sur la base d'une analyse du travail de 834 conseillers ANPE, réalisée sur une région test. La CFDT n'avait pas dévoilé qu'il s'agissait du Nord-Pas-de-Calais.

La responsable admet qu'une minorité (22%) des conseillers ANPE dans le Nord-Pas-de-Calais doivent suivre chacun "plus de 130 demandeurs d'emploi", alors que la moyenne au plan national est de 80. Ce chiffre important est dû notamment au fait que le taux de chômage s'élève à 11% dans la région, au-dessus de la moyenne nationale. Mais cela "recouvre des réalités différentes d'un bassin à l'autre", a ajouté Mme d'Hervé. Ainsi, à Arras, la moyenne est de 64 dossiers par conseiller.

La solution ? "Soit il faudrait transférer des demandeurs d'emploi vers d'autres centres, mais cela nous n'y pensons même pas. Soit il faudrait transférer des conseillers d'un centre moins occupé vers un centre plus occupé, et cela ne peut pas se faire du jour au lendemain", étant données les contraintes budgétaires et les contraintes statutaires des agents, a-t-elle expliqué. "L'an dernier, j'avais pu transférer des postes. Trois mois après, il y a eu un gros sinistre industriel sur un bassin dépeuplé (en agents) et je me suis retrouvée en sous-effectifs", a-t-elle ajouté.

(Source : Les Echos)
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0 # mabulle 2008-07-16 17:52 pour info, la cfdt-anpe a voté POUR la mise en place du "suivi mensuel personnalisé"… Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2008-07-17 02:29 Je la rajoute en fin d'article.

La CFDT est vraiment un syndicat de perdreaux !
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0 # superuser 2008-07-17 21:00 Outre le manque de moyens, c’est le principe même du SMP qui est également contesté par le SNU, FO et le MNCP.

Depuis le 1er janvier 2006, l’ANPE a pour mission d’offrir aux demandeurs d’emploi un «suivi mensuel personnalisé». L’initiative émane de Dominique de Villepin, alors soucieux de gagner «la bataille pour l’emploi». Avec le SMP, les demandeurs d’emploi bénéficient d’un premier entretien lors de leur inscription. Au bout du 4e mois de chômage, ils sont convoqués mensuellement.

Charger la barque

«Comme souvent en France, on a prévu pour tout le monde de la même manière», regrette Bernadette Crinisel, secrétaire national de la CFDT [syndicat qui, on le rappelle, avait voté POUR le projet - ndlr]. Si bien que le SMP est le même pour un jeune cadre ou un ouvrier âgé sans diplôme. «Recevoir tout le monde, tous les mois, c’est charger la barque pour les conseillers affectés au suivi. En revanche, c’est insuffisant pour les demandeurs d’emploi qui en ont le plus besoin», résume-t-elle. Si bien que, justement, le suivi mensuel n’a rien de «personnalisé».

Un demandeur d’emploi est systématiquemen t convoqué, quand bien même le conseiller chargé de son suivi n’a aucune offre à proposer. La durée des entretiens, 20 minutes, est imposée aux agents, quel que soit le profil du demandeur. Selon Bernadette Crinisel, «c’est très frustrant pour les agents de l’ANPE. Ils vivent très mal de ne pas pouvoir rendre le service qu’il faudrait».

Manque de sérieux

Une analyse que partagent le SNU-ANPE, premier syndicat de l’agence, FO-ANPE, le deuxième, mais aussi des associations de chômeurs. «On le pointe depuis plusieurs années : le suivi mensuel personnalisé est plus de l’ordre du principe énoncé que de la réalité», déplore Jean-François Yon du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP). «Le nombre d’entretiens s’est globalement développé, mais ils durent trop peu de temps pour faire un suivi sérieux. C’est si court que cela devient un contrôle, avec une ou deux questions du type, "où en êtes-vous ?"», observe-t-il.

Ces carences dans le suivi provoquent de plus en plus fréquemment la colère des demandeurs d’emploi. En atteste la progression du nombre d’incidents recensés dans les agences depuis la mise en place du SMP. «De plus de 100%» selon FO.

Couleuvres gouvernementale s

Pourtant, l’individualisa tion est au cœur de la politique de l’emploi affichée par le gouvernement. L’organisme issu de la fusion ANPE-Assedic permettra de faire du «sur mesure», ont plaidé Christine Lagarde et Laurent Wauquiez, la ministre de l’économie et son secrétaire d’Etat à l’emploi. Dans son rapport sur les services publics de l’emploi en Allemagne, au Danemark et au Royaume-Uni, remis mercredi, le secrétaire d’Etat à la prospective, Eric Besson, a également estimé que le «conseiller personnalisé» faisait partie des mesures «transposables» en France.

(Source : L'Expansion)
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