Actu Chômage

lundi
21 mai
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer La revue de presse «Bouclier fiscal» : premier bilan

«Bouclier fiscal» : premier bilan

Envoyer Imprimer
73% des bénéficiaires du «bouclier fiscal» sont des foyers modestes, affirme le gouvernement. Mais les gros patrimoines sont les vrais bénéficiaires de la mesure, rétorque le Syndicat unifié des impôts (SNUI).

Selon des chiffres communiqués par le ministère du Budget confirmant une information parue dans Le Figaro, le fisc avait reçu au 30 avril 23.159 demandes de remboursement — dont 14.981 ont été acceptées — au titre du «bouclier fiscal» à 60% sur les revenus de 2006. Les trois quarts d’entre eux ne sont pas assujettis à l’ISF. En moyenne, chaque bénéficiaire du «bouclier fiscal» à 60% aura touché un chèque de 16.100 €, pour un coût budgétaire total de 241 millions d’euros.

Entré en vigueur en 2007, ce dispositif plafonne à 60% des revenus le niveau des impôts directs, CSG (contribution sociale généralisée) et CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) comprises. Les contribuables qui s’étaient acquittés d’une somme supérieure pouvaient donc être remboursés de la différence. Le plafond de cette «niche fiscale» a été abaissé à 50% pour 2008 (revenus perçus en 2007) dans le cadre de la loi Tepa votée en juillet dernier, aussi appelée «paquet fiscal». L’adoption de cette mesure avait suscité une vive polémique, des parlementaires de toutes tendances estimant qu’elle visait principalement les grosses fortunes, candidates potentielles à l’expatriation fiscale.

Un «bouclier» qui profite à une minorité de contribuables très aisés

Le montant élevé du remboursement moyen (16.100 €) cache évidemment d’importantes disparités : près de 9.300 des demandes acceptées portent ainsi sur des remboursement inférieurs à 800 €, et 5.700 concernent un montant supérieur.

Selon les profils des bénéficiaires, recensés à la fin février (12.288 au total), 74% avaient un patrimoine inférieur à 750.000 €, qui correspondait en 2006 au seuil de déclenchement de l’ISF. Et 84% avait un revenu fiscal de référence inférieur à 42.000 €. En croisant ces données, l’administration fiscale a établi que 73% de ces bénéficiaires du «bouclier fiscal» avaient à la fois un revenu inférieur à 42.000 € en 2006 et n’étaient pas concernés par l’impôt de solidarité sur la fortune, pouvant donc être considérés comme des ménages «modestes».

«La majorité des bénéficiaires sont effectivement des gens qui n’ont pas de gros revenus, mais en termes de montants remboursés, c’est une minorité de contribuables aisés qui profitent du bouclier fiscal», insiste Vincent Drezet, secrétaire général du Syndicat national unifié des impôts. «Une majorité de contribuables aux revenus relativement faibles — pensionnés qui ont hérité d’un patrimoine, commerçants indépendants qui accusent un déficit… — auront un faible remboursement. Les gros patrimoines sont les vrais bénéficiaires durables, structurels, de cette mesure, et ils sont en train de réorganiser leur stratégie fiscale» pour optimiser leurs gains, assure M. Drezet.

Selon lui, la «loi Tepa» prévoit un coût budgétaire de 810 millions d’euros pour 235.000 bénéficiaires potentiels du bouclier à 50%. Parmi ces 235.000 contribuables, 18.000 personnes soumises à l’ISF percevraient à elles seules 564 millions d’euros de remboursement, dont un millier qui se partageraient 250 millions, souligne le responsable du SNUI.

Les chiffres définitifs des bénéficiaires du «bouclier fiscal» pour 2008 ne sont pas encore connus.

(Source : Libération)

«Bouclier fiscal» à 50% : les premiers bénéficiaires de 2008 ont touché un montant moyen restitué de 47.000 € => lire en commentaire…

Bilan 2007 : le rapporteur UMP Gilles Carrez donne raison au SNUI => lire en commentaire…

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Jeudi, 26 Juin 2008 19:55 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-06-26 20:02
Niches fiscales : un gouffre de 73 milliards d’€

A rajouter aux 40 milliards d’€ annuels de manque à gagner dû à la grande fraude fiscale et sociale, contre laquelle le gouvernement ne lutte quasiment pas.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # Maxerem 2008-06-27 15:32 Le SNUI (je suppose qu'ils savent de quoi ils parlent) signifie donc clairement que notre fiscalité en est arrivée à une situation absurde.

Des gens relativement modestes (même s'ils ne sont pas pauvres) en arrivent à payer + de 60% de leur revenus en impôts direct + CSG … et on leur rembourse royalement ce qui dépasse de ces 60% : quelques centaines de roros, merci pour eux mais 60%, même quand on gagne 40.000 - 24.000 reste 16.000,
ça fait lourd, et ça fait mal…

Une minorité de gens très riches perçoivent des remboursements …de plus de 16.000 euros par foyer, soit bien plus que ce qui reste aux précédents…

Ça nous rappelle que les impôts locaux sont parfois très lourds, très injustes et complètement indépendants des revenus, et qu'ils continuent à augmenter tous les ans alors que l'état central se désengage des ses missions vers les collectivités (RMI, par exemple…).
Il semblerait bien que là aussi une limite soit franchie (le mur du çon ?)
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2008-07-04 00:36 Quelque 1.291 foyers ont bénéficié d'un remboursement sur le premier trimestre 2008 au titre du «bouclier fiscal» à 50% en vigueur depuis le 1er janvier, annonce Les Echos dans leur édition à paraître demain.

Selon le quotidien, citant les chiffres d'un rapport du député UMP Gilles Carrez sur la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (Tepa), ces foyers ont touché un montant moyen restitué de 47.000 €.

Le plafonnement des impôts directs pour les contribuables à 50% de leurs revenus, contre 60% auparavant, est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2008. Le coût global de cette mesure, votée en juillet 2007 dans le cadre de la loi Tepa dite «paquet fiscal», avait été estimé à 625 millions d'euros par la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

(Source : Le Figaro)
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2008-07-04 09:21
Dans le journal Les Echos, on apprend que si 74% des bénéficiaires de 2007 avaient un revenu fiscal de référence inférieur à 3.750 €, 91% des montants restitués ont été servis aux patrimoines supérieurs à 3,7 millions d'euros, dixit Gilles Carrez (UMP), le rapporteur d'information sur l'application des lois fiscales.

Ce qui lui fait reconnaître que ce bilan 2007 «atteste d'une très forte concentration du coût de la mesure sur les contribuables dont les patrimoines sont les plus élevés»…
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

François Hollande a été élu. Pensez-vous...
 

Zoom sur…

 

Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...