Le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez veut développer des «formations commando» de cinq ou six mois pour aider certains chômeurs à se réorienter dans des secteurs d’activité qui recrutent, comme le BTP ou les services à la personne. Son idée : réformer la formation professionnelle pour permettre à des gens dans une impasse de se réorienter vers des secteurs où ils pourront plus facilement trouver un emploi.
Interrogé sur RMC ce matin, le secrétaire d’Etat a rappelé qu’il existe 500.000 offres d'emplois non pourvues dans des secteurs comme l'informatique, le bâtiment et services à la personne. Et d’ajouter, «ces emplois inoccupés, c’est du gâchis»...
«Le problème n'est pas que le 1,9 million de demandeurs d'emplois soient des fainéants, c'est que parfois ils sont dans des branches où ils ne trouvent pas de job» a t-il assuré. Pour étayer son exposé, il a pris l'exemple de femmes licenciées d'une PME d'emballage plastique : «On n'arrivait pas à leur trouver un emploi sur le secteur géographique. En même temps, il y a des maisons de retraite qui cherchent des aides-soignantes pour l'accompagnement des personnes âgées. Trois femmes étaient motivées par ce travail, alors on s'est battu pour leur obtenir des formations qui vont leur permettre en six mois de se mettre au niveau sur les soins aux personnes âgées».
(Source : Libération)
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Commentaires
Les milliers d'informaticiens au chômage, entre autres, apprécieront. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Le demandeur d'emploi qui cherche dans le milieu de l'informatique parce qu'il est informaticien… il fait alors parti de ces 30.000 chomeurs dans ce domaine… va t on oser lui proposer un stage commando pour se réorienter dans l'informatique, dixit le secrétaire d'état, alors qu'il en vient ? vu que soi disant, ce secteur est en manque de main d'oeuvre… Certainement que le gouvernement lui collera d'office l'étiquette de chomeur faineant puisqu'il ne trouve pas dans un domaine qui cherche soi-disant (on ne va surtout pas chercher à savoir pourquoi autant d'informaticiens sont sur le carreau)… ou alors, ira t on jusqu'à lui proposer un stage commando pour s'orienter dans une autre branche alors meme que parallèlement, on dit qu'il y a du taf à pourvoir dans son métier et qu'on veut y former des chomeurs venant d'autres horizons ? il y a un truc là… cela voudrait il dire que l'homme de métier formé et avec son expérience ne convient plus à son domaine quand ce meme domaine fera les yeux doux à des chomeurs formés sur le tas au bon vouloir de l'anpe et à bas prix ? bienvenue aux futurs informaticiens (si on peut appeler ces gens comme cela dans un milieu ou le bac+5 est limite le minima à avoir au rythme ou cela va), futurs salariés kleenex finalement comme le secteur les apprécie déja fortement… et ou le jeunisme caractérise ce milieu… Certainement que pour les futurs bénéficaires de stage commando en informatique, le retour à la case anpe se fera plus vite qu'on leur dira le temps de les occuper avec une pseudo formation… Répondre | Répondre avec citation | Citer
L'informatique, comme des tas d'autres secteurs, refuse de recruter des plus âgés parce qu'ils sont "trop chers" et pas assez malléables : il leur faut des moutons à cinq pattes pour pas cher, et c'est tout.
Là où c'est révoltant, c'est qu'ils osent dire qu'ils sont en pénurie de main d'œuvre alors que ce sont eux qui refusent de recruter des "anciens" qu'ils laissent sur le carreau. Aujourd'hui, prendre quelqu'un qu'on a longtemps laissé sur le carreau (donc qui a perdu de la valeur sur le marché du travail) et qui aura suivi une "formation commando" de remise à niveau, redevient rentable puisque la personne sera inévitablement sous payée. Reste, pour l'employeur, le problème de la malléabilité… Répondre | Répondre avec citation | Citer
Les formations courtes et expéditives existent déjà. Problème : elles ne bénéficient qu'à 7% des chômeurs indemnisés (les autres, n'en parlons pas…).
Rappelons qu'en 2007, l'Unedic n'a utilisé que la moitié de son budget, un monumental gâchis causé par l'inadéquation de son "enquête BMO".
Formation des chômeurs : parlons-en !!!
=> UN DOSSIER COMPLET À LIRE ICI Répondre | Répondre avec citation | Citer
Une nouvelle réforme de la formation professionnelle est sur les rails. Une conférence multipartite chargée de fixer les grandes lignes aura lieu le jeudi 10 juillet. Elle rassemblera des représentants du gouvernement, des syndicats, du patronat et des régions. Préparée par un groupe de travail présidé par Pierre Ferracci, PDG du groupe Alpha, cette conférence doit notamment distinguer ce qui dépendra de la loi de ce qui relèvera d'une négociation patronat-syndicats, prévue à l'automne.
La réforme en tant que telle doit être annoncée à la fin de l'année. La dernière réunion de ce groupe de travail, mardi, s'est traduit par un "projet de document final" qui sera encore modifié en début de semaine prochaine. Un document provisoire du 13 juin avait fait la quasi unanimité contre lui, plusieurs membres du groupe ayant souligné leurs nombreuses divergences face aux pistes de réforme proposées.
Pour la CGPME, le nouveau texte est encore "exagérément centré sur les mécanismes institutionnels et sur les circuits de financement". Elle dénonce notamment des "propositions qui programment rapidement ou de façon échelonnée la disparition de la contribution obligatoire de 0,9% des entreprises" pour financer les plans de formation. Le document fait plusieurs hypothèses en matière de financement : le maintien de l'obligation légale à 0,9% de la masse salariale, une transformation en "obligation conventionnelle " (par la négociation), ou encore une réduction à 0,4% de la masse salariale.
Annie Thomas (CFDT) juge que le groupe de travail "souffre d'un problème de clarification des compétence entre l'Etat et les conseils régionaux". Elle note cependant "un progrès" dans l'idée d’"un droit à la formation différé" pour les jeunes sortis sans qualification du système scolaire.
(Source : La Tribune) Répondre | Répondre avec citation | Citer