Après les 16 candidats de 2002, un nouveau record pourrait être battu en 2007. A dix mois de l'élection présidentielle, voici déjà une liste exhaustive des candidats déclarés, probables et potentiels...
LES "DÉCLARÉS" :
• Jean-Marie Le Pen (Front national), 77 ans. Pour sa quatrième - et dernière ? - candidature, il espère renouveler son score d'avril 2002, avec ces fameux 16,86% qui lui avait permis d'accéder au second tour face à Jacques Chirac.
• Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), 65 ans. C'est sa sixième et dernière candidature. C'est en 2002 qu'elle a obtenu son meilleur score : 5,72%.
• Olivier Besancenot (Ligue communiste révolutionnaire), 32 ans. Candidat en 2002, il avait fait 4,25%. A nouveau, il sera le plus jeune candidat.
Se sont également déclarés :
• Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), 57 ans. Candidat en 1995 (4,74%).
• Bruno Mégret (Mouvement national républicain), 57 ans. Candidat en 2002 (2,34%).
• Jacques Cheminade (Solidarité et progrès), 64 ans. Candidat en 1995 (0,28%).• Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), 44 ans. Député UMP de l'Essonne, et souverainiste.
• Dieudonné M’ Bala M’ Bala, 39 ans. Humoriste.
• France Gamerre (Génération Ecologie), 64 ans.
• Eric Taffoureau-Millet (Attention! Handicap), 43 ans.
• Yves-Marie Adeline (Alliance Royale), 46 ans.
• Roland Castro (Mouvement de l'utopie concrète), 64 ans. Architecte-urbaniste.
• Christian Chavrier (Parti fédéraliste), 40 ans.
• Jean-Philippe Allenbach (ancien dirigeant du Parti fédéraliste), 58 ans.
• Rachid Nekkaz (Club des élus Allez France), 34 ans.
• Alain Mourguy (Union pour la démocratie directe), 58 ans.
• Leila Bouachera, 45 ans. Ex-UMP, chargée de mission au CSA.
• Jean-Marc Governatori (La France en action), 47 ans.
• Soheib Bencheikh, 45 ans. Ancien grand mufti de Marseille.
• Stéphane Pocrain (Conseil représentatif des associations noires de France - CRAN), 33 ans.
• Yvan Bachaud (Référendum d'initiative populaire), 67 ans. Retraité.
Reste à voir s'ils auront tous récolté leurs 500 signatures...
LES "PROBABLES" :
• Nicolas Sarkozy (UMP), 51 ans.
• François Bayrou (UDF), 54 ans. Candidat en 2002 (6,84%).
• Marie-George Buffet (PCF), 56 ans.
LES "POSSIBLES" :
Chez les socialistes, le vote des militants aura lieu le 16 novembre. Au choix :
• Ségolène Royal, 52 ans, présidente de Poitou-Charentes.
• François Hollande, 51 ans, premier secrétaire.
• Laurent Fabius, 59 ans, ancien Premier ministre.
• Jack Lang, 66 ans, député du Pas-de-Calais.
• Dominique Strauss-Kahn, 57 ans, député du Val-d'Oise.
• Martine Aubry, 55 ans, maire de Lille.
• Lionel Jospin, 68 ans, ancien Premier ministre. Candidat en 1995 et en 2002 (où il a été éliminé au 1er tour avec 16,18% des voix derrière Le Pen), il pourrait faire son come-back.
• Arnaud Montebourg (Rénover maintenant), 43 ans, député de Saône-et-Loire. Il pourrait jouer les trublions dans un Parti socialiste au programme "insuffisant" qu'il compare à une "grosse tortue lourde qui avance à pas de sénateur".
Chez les Verts, les deux candidats en lice seront (enfin !) départagés le 18 juillet :
• Dominique Voynet, 47 ans, sénatrice de Seine Saint-Denis (3,32% en 1995).
• Yves Cochet, 60 ans, député de Paris.
A l'UMP, on peut aussi avoir des surprises d'ici leur conseil national de novembre :
• Christine Boutin, 62 ans, députée des Yvelines, pourrait à nouveau se lancer (1,19% en 2002).
Et Jacques Chirac pourrait y voir un bon moyen de ne pas finir en prison, qui sait ?
Quant à Dominique de Villepin, il vient d'annoncer ne pas avoir d’"ambition présidentielle" (ouf !)
N'oublions pas :
• José Bové (Confédération Paysanne), 53 ans. L'altermondialiste préféré des Français a proposé ses services à une gauche de la gauche qui n'a visiblement pas l'intention de s'unir.
Une liste impressionnante, qui prouve une fois de plus que derrière une apparente démocratie notre système est tronqué, et qu'une rénovation démocratique s'impose d'urgence. Noirs, arabes, musulmans, handicapés et autres citoyens sans parole : c'est en combattant pour un changement des institutions que vous la retrouverez ! Car tant de dispersion ne profitera qu'au vote protestataire dont nous connaissons - hélas - le champion.
Articles les plus récents :
- 21/07/2006 14:43 - Affaires "RADIATEUR" et "HALDE" : Une Justice à deux vitesses
- 19/07/2006 19:26 - Qui Actuchomage dérange, et pourquoi ?
- 17/07/2006 12:47 - UN RESPONSABLE D'ACTUCHOMAGE MIS EN EXAMEN
- 04/07/2006 18:53 - "L’UDF veut reconstruire la France"… sans NOUS !
- 30/06/2006 15:04 - Élections 2007, François Bayrou décline notre invitation !
Articles les plus anciens :
- 20/06/2006 19:18 - Élections 2007 : Rendez-vous avec Arlette Laguiller
- 16/06/2006 19:30 - Actuchomage/APNÉE : le bilan de deux ans de mobilisation
- 08/06/2006 19:56 - Bientôt un site sur la Rénovation démocratique
- 03/06/2006 14:59 - Discriminations : le Premier ministre, le ministre de l’Industrie, la SNCF et EDF doivent se justifier !
- 02/06/2006 17:23 - EMPLOI DES "SENIORS", EST-CE QUE ÇA VA ENFIN BOUGER ?






Commentaires
Article écrit en février 2006. Il ne prend évidemment pas en compte les mobilisations sociales autour du CPE.
Assisterons-nous à un second tour pour lequel seront retenus deux candidats ayant rallié moins de 30% des suffrages : un Sarkozy à 15% et une Royal à 13%, par exemple ? Ou un Bayrou à 15% et un Le Pen à 12% ? Ou un Sarkozy à 14% et un Fabius à 13% ? Pendant que les autres candidats, les Laguillier, Besancenot, Buffet, de Villiers, Dieudonné… se partageront, lui 6%, elle 4,5%, et le dernier 0,5% des voix.
Un Président élu avec 12% d’opinions favorables !
Comme en 2002, on risque fort de se retrouver avec un Président de la République qui aura recueilli en première intention de vote (au premier tour donc), moins de 20% des suffrages exprimés, soit l’assentiment de 12 à 14% des Français en âge de voter (résultats correspondant aux maigres performances de Jacques Chirac en 2002).
Puis, lorsque les législatives s’annonceront, nous assisterons au ras de marée habituel (lié au mode de scrutin majoritaire) qui accordera une majorité absolue à un parti politique minoritaire, probablement le PS ou l’UMP. Par le biais d’accords électoraux locaux avec ces deux grandes formations, l’UDF, le PC et les Verts tireront encore leur épingle du jeu en récupérant quelques strapontins dans l’Hémicycle. Pendant que les autres, les «petits partis», n’obtiendront pas un seul député (en 2002, même le FN qui a totalisé 18% des suffrages au second tour des présidentielles n’a pas réussi à faire élire un seul représentant à l’Assemblée !).
Une majorité absolue pour l’UMP à l’Assemblée en 2007 ?
À un an des échéances électorales, nous clamons haut et fort que nous ne voulons pas revivre ce scénario catastrophe ! Et nous devons nous élever sans attendre contre un système électoral dans lequel nous ne nous reconnaissons pas.
Il n’y a pas à chercher bien loin pour trouver les arguments qui légitiment ce refus. Une fois n’est pas coutume, ils dépassent largement les clivages partisans et les frontières idéologiques qui départagent la gauche et la droite. Cette convergence des analyses et des expressions issues de tous les horizons politiques est certainement le garant du bien-fondé de cette revendication : IL FAUT CHANGER LES RÈGLES !
Plus pertinents qu’un long discours, listons les différentes déclarations et constats qui ont émaillé l’actualité de ces 10 derniers mois.
• Qui a écrit en juillet 2005 que «78% des Français ne s’estiment pas représentés à l’Assemblée nationale» ?
«Le Figaro» qui publiait un sondage de l’institut BVA.
• Qui a affirmé en août 2005 dans les colonnes du «Nouvel Observateur», à propos des hommes politiques : «Nous n’avons plus aucune légitimité !» ?
Franck Borotra, ex-numéro 2 du RPR, ex-ministre sous Juppé, ex-député, ex-président du Conseil général des Yvelines… et, effectivement, proche du Président de la République !
• Qui a récidivé en octobre 2005, en affirmant que «76% des Français ne font pas confiance à leurs représentants» ?
«Le Parisien/Aujourd’hui en France» qui s’appuyait lui aussi sur un sondage d’opinion !
• Qui a affirmé le 16 décembre 2005 que la France n'est «pas une démocratie» mais s'apparente plutôt à «une monarchie élective» ?
Hervé Morin, Président du groupe UDF à l’Assemblée nationale !
• Et qui a dit lors du même colloque : «Quand nous analysons les causes de l'échec, l'enlisement, la stagnation de la France, nous y voyons d'abord des causes institutionnell es» ?
François Bayrou !
Et à gauche, qu’observe-t-on ? Des convergences de vues de plus en plus fortes autour d’Arnaud Montebourg, chef de file du courant socialiste «Rénover maintenant» qui appelle à la réforme constitutionnel le et à l’avènement de la VIe République.
La France victime d’un profond malaise démocratique
Voilà le constat que l’on peut tirer d’une succession d’indices qui témoignent indiscutablemen t d’un profond malaise démocratique. Pourtant, rien ne change ! Les règles du grand jeu électoral sont figées dans le seul but de permettre aux partis de l’establishment , UMP et PS pour l’essentiel, UDF et PC dans une moindre mesure, de conserver leurs prérogatives et l’attribution d’une manne d’argent public qui finance leurs activités, leurs permanents et leurs campagnes.
Les règles du grand jeu électoral sont figées alors qu’il faudrait les réformer rapidement pour redynamiser l’engagement républicain de tous nos concitoyens. Mais les tenants du pouvoir semblent se contenter d’une situation où PLUS DE 50% DES FRANÇAIS ne sont pas représentés à l’Assemblée nationale, quand on additionne les abstentionniste s (30 à 35%), les votes blancs et ceux des Françaises et des Français qui se sont exprimés en faveur de formations politiques non représentées dans l’Hémicycle (LCR, LO, FN, MPF – quatre formations qui totalisent près de 30% des voix).
Et quand on s’intéresse de plus près aux origines socioprofession nelles et ethniques des «représentants» du peuple, on mesure à quel point les diversités et la mixité de la société française sont des valeurs négligées pour ne pas dire bafouées dans les plus hautes instances de la République.
Femmes, classes populaires, Français d’origines étrangères, jeunes, tous exclus !
Commençons par l’inégalité de représentation la plus visible, la plus criante : Au Palais-Bourbon, on compte 75 femmes députées pour 502 hommes (13% de l’effectif total). Elles ne sont que 11% d’élues dans le groupe UMP, 17% dans le groupe PS, 18% dans le groupe Communiste et 3% à l'UDF !
Si parmi les députés, 37 sont avocats, 44 cadres supérieurs, 27 ingénieurs, 31 médecins, 11 chirurgiens et 18 dentistes, 8 pharmaciens et 21 industriels, seuls 3 sont d'anciens ouvriers et 2 sont d’anciens marins.
Si parmi les députés, 28 sont issus des grands corps de l'État et 27 de la plus haute catégorie de fonctionnaires (la A), seuls 9 sont issus des catégories B et C de la fonction publique. Enfin, sur les 21 députés agriculteurs, un seul était salarié agricole.
Nul besoin d’une paire de lunettes à double foyers pour observer que les classes populaires sont largement sous représentées à l’Assemblée nationale. Mais cette «comptabilité de classes» s’avèrerait presque anecdotique au regard de l’analyse «ethnique» de celles et ceux qui peuplent les rangs de l’Hémicycle : Ne cherchez pas un député «issu de l’immigration» (notamment africaine), il n'y en a pas !
Enfin, 2,6% des députés ont MOINS DE 40 ANS. On comprend mieux dès lors pour quelle raison le fossé se creuse entre la jeunesse de ce pays et ses "représentants". Cerise sur le gâteau, parmi les 10 députés les plus jeunes de la majorité et de l'opposition, il y a seulement une femme… soit 10% des effectifs !
Une Assemblée qui fleure bon le XIXe siècle
Par qui sont représentés les 5 ou 6 millions de musulmans de ce pays (qui sont majoritairement des Français d’origine africaine et nord-africaine) ? Par qui sont représentés les centaines de milliers de Français d’origine asiatique, et aussi les millions de Français issus des premières vagues d’immigration d’Europe du sud (Espagne, Portugal, Italie) et de l’est (Pologne) ?
En consultant les patronymes des représentants du peuple, on a le sentiment qu’il faut être Français de souche pour avoir quelque chance d’être élu à l’Assemblée nationale. Les rares noms de famille à consonance «exotique» sont ceux des député-E-s… corses !
Voilà à quoi ressemble l’Assemblée nationale sensée représenter les Français dans toutes leurs diversités socioprofession nelles, ethniques et religieuses : une classe de Dupont/Durand, notables de province, qui fleure bon le XIXe siècle.
Mais nous sommes au XXIe et la société française est confrontée à des situations qui imposent que les communautés nationales soient équitablement représentées. Trop d’exemples récents soulignent ce déficit chronique. Lors des récents événements des banlieues, on a pu mesurer la dramatique absence de porte-parole et de représentants de ces millions de Français qui vivent dans des quartiers défavorisés, voire laissés à l’abandon. De même, la lamentable affaire de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui évoque «les aspects positifs de la colonisation» a heurté les communautés d’origines antillaise et africaine, soit au bas mot plusieurs millions de nos concitoyens qui ont été complètement exclus du vote parlementaire qui a entériné (avec l’aval des socialistes rappelons-le) un article stupide et offensant.
Voilà à quoi conduit la non représentation des habitants de ce pays dans toutes leurs diversités : à des incompréhension s qui peuvent se transformer à force d’exclusions répétées en communautarisme , puis en sectarisme, voire en affrontements. De ce point de vue le pacte républicain et l’unité du pays sont en danger.
Attaquons-nous à ce déni de démocratie !
Aujourd’hui donc, nous nous élevons contre un système qui, de notre point de vue, marginalise un nombre croissant de Français. Il est nécessaire d’inverser une tendance qui prive la majorité d’entre nous d’une représentation équitable. Les élections présidentielles et législatives semblent prendre une tournure comparable à celle que nous avons connue il y a cinq ans. Sur la forme, les résultats seront certes différents puisqu’une femme ou un homme succèdera à Jacques Chirac à la tête de l'État. Mais sur le fond, notamment à l’Assemblée nationale, le mode de scrutin privera une majorité de Français de représentants et accordera certainement une «majorité absolue» à un parti politique minoritaire. C’est à ce déni de démocratie qu’il faut absolument s’attaquer !
CLIQUEZ ICI POUR LIRE ET SIGNER NOTRE APPEL POUR UNE RÉNOVATION DÉMOCRATIQUE
Un communiqué d'APNÉE/Actuchomage Répondre | Répondre avec citation | Citer
Notre engagement fondateur nous a conduit à militer aux côtés de celles et ceux qui sont durement touchés par l’accroissement de la précarité professionnelle , des exclusions sociales et des inégalités. Nous accompagnons et soutenons l’ensemble des chômeurs et travailleurs précaires, et parmi eux, toutes celles et tous ceux qui sont victimes de discrimination en raison de leur condition, de leur origine, de leur âge…
Dans ce but, nous avons créé Actuchomage, le seul média exclusivement consacré à l’actualité de l’emploi et du chômage, et Inter-Emploi, un site d’accompagnemen t 100% gratuit des chômeurs.
Et depuis trois ans, nous avons mené et gagné des luttes (comme celle des Recalculés de l’Assedic qui concernait 850.000 personnes), et avons participé aux grands mouvements de sensibilisation (en faveur de l’emploi des Seniors) et de mobilisation (contre les CNE/CPE…).
Aujourd’hui, nous estimons qu’il est grand temps d’exiger de nos gouvernants et des représentants du Peuple une rénovation de notre démocratie.
«Charité bien ordonnée commence par soi-même», nous rappelle le dicton. Alors que celles et ceux qui sont au pouvoir ou dans l’opposition commencent par montrer l’exemple !
Riche de ses diversités, la société française est beaucoup moins figée que ne le sont celles et ceux qui estiment l’incarner. Notre classe politique s’arc-boute sur des privilèges et des pratiques d’un autre âge.
De gauche ou de droite, nos représentants sont confortés dans leurs erreurs d’appréciation par des médias «aux ordres» du grand capital (Dassault, Lagardère, Pinault Printemps…) qui, aujourd’hui, confisquent le débat démocratique en nous imposant un duel Royal/Sarkozy alors que ces deux candidats ne sont pas officiellement désignés par leur parti.
Ces médias qui se comportent comme ils le firent dans les premiers mois de la campagne référendaire de 2005, en faveur du OUI, avec le retournement de situation qu’on a connu.
Nous travaillons donc au lancement d’un nouveau site qui sera le porte-parole des millions de Français, de toutes tendances et de toutes origines, qui s’estiment relégués dans les «sous-sols de la République» et pensent que l’Assemblée nationale, notamment, ne les représente pas.
Avec ce site - dénommé www.renovation-democratique.org qui sera opérationnel en septembre -, nous voulons contribuer à briser la spirale de l’abstention, du découragement, de la résignation et du vote protestataire.
APNÉE/Actuchomage/Inter-Emploi/Renovation-democratique
PS : En attendant, il est toujours temps de signer notre Appel pour une RÉNOVATION DÉMOCRATIQUE (lire l’édito de la page d’accueil du site).
Répondre | Répondre avec citation | Citer
NOUVELOBS.COM | 27.06.06 | 17:08
La candidate socialiste a déposé plainte contre le jeune homme qui lui avait lancé une tarte à la fraise lors d'un déplacement à La Rochelle.
L'entarteur qui avait jeté une tarte à la fraise nappée de chantilly sur Ségolène Royal le 16 juin à La Rochelle sera jugé le 27 juillet, suite à une plainte déposée par le maire de la ville mais également de la candidate socialiste.
Le jeune homme, un étudiant de 22 ans nommé Jonathan Joly, est poursuivi pour "violences volontaires avec préméditation n'ayant pas entraîné d'ITT". Selon la police, il serait membre d'un "groupuscule anarcho-libertaire", agissant pour des motifs politiques.
De son côté l'intéressé, qui affirme par ailleurs avoir lui même voté pour la présidente de la région Poitou-Charente, avait qualifié son geste de "symbolique". "La tarte qu'elle a reçue doit être comprise comme un complément de mon bulletin de vote", explique Jonathan Joly. "Ce n'était pas, comme beaucoup l'ont écrit, un acte de violence ou de mécontentement, encore moins celui d'un anarchiste". Pour justifier son geste, le jeune homme affirme que "de par ses positions et ses déclarations", Ségolène Royal "est ce qu'il y a de pire pour la gauche plurielle. Elle représente l'horizon bouché de la politique socialiste."
"A la rigolade"
"J'ai su qu'elle était en visite à La Rochelle et l'idée m'est venue naturellement", poursuit-il. "L'entartage n'est à la base pas un geste violent et il est par ailleurs facile à exécuter. Juste avant qu'elle ne prenne son train, j'ai profité de l'occasion".
Le maire (PS) de La Rochelle, Maxime Bono, éclaboussé par des bouts de tarte, avait immédiatement porté plainte, mais pas Ségolène Royal Selon son entourage, l'élue socialiste avait même "pris la chose à la rigolade" et s'était dirigée vers son entarteur homme pour lui dire : "Je ne sais pas qui vous êtes, mais ce que vous avez fait, ça n'est pas un acte de courage, c'est une agression". Interpellé au moment des faits, l'entarteur avait été relâché par la police après quelques heures de garde à vue.
De son côté, Jonathan Joly, qui affirme avoir été molesté par le service d'ordre, a réagi à la plainte de Ségolène Royal en estimant que "celle qui n'a pas besoin encore d'être Nicolas Sarkozy pour bénéficier de pareille(s) onctuosité(s) a démontré que contrairement à une idée reçue les femmes en politique ne sont pas moins pires que les hommes politiques".
L'entarteur rappelle que "Nicolas Sarkozy n'avait pas déposé de plainte à la suite de son entartage de même que l'homme le plus riche du monde" [NDLR: Bill Gates entarté par Noël Godin]. Par ailleurs, en réaction à des déclarations du maire de La Rochelle, lui attribuant d'autres actions, le jeune homme, préconise " l'utilisation de flans pâtissiers sur l'affabulateur." Répondre | Répondre avec citation | Citer
Propos recueillis par Hakima Bounemoura, journaliste indépendante, le dimanche 18 juin 2006.
Pourquoi avez-vous entarté Ségolène Royal ?
Je l'ai entartée pour la ramener à la triste réalité, au monde des vivants et surtout, comme toute personnalité médiatique, pour lui rappeler ce qu'est la dignité. Ces derniers temps, elle s'est beaucoup "révélée" sur la scène politique et médiatique. C'était donc une cible privilégiée pour faire passer mon message. La gauche est actuellement au paroxysme de sa médiocrité. On arrive vraiment à quelque chose pas très loin du catastrophique et Ségolène Royal en est en grande partie responsable. De par ses positions et ses déclarations, elle est ce qu'il y a de pire pour la gauche plurielle. Elle représente l'horizon bouché de la politique socialiste. L'entarter était donc un geste symbolique. La tarte qu'elle a reçue doit être comprise comme un complément de mon bulletin de vote. Ce n'était pas, comme beaucoup l'ont écrit, un acte de violence ou de mécontentement, encore moins celui d'un anarchiste.
Je n'ai pas du tout prémédité mon acte, c'était un geste spontané. J'ai su qu'elle était en visite à La Rochelle et l'idée m'est venue naturellement.
L'entartage n'est à la base pas un geste violent et il est par ailleurs facile à exécuter. Juste avant qu'elle ne prenne son train, j'ai profité de l'occasion. Certains ont dit qu'elle était en pleine visite avec des élus, mais cela est entièrement faux. Il n'y avait rien d'officiel, elle était juste en déplacement.
Comment l'entartage s'est-il passé ? Quelle a été la réaction de Ségolène Royal et de son entourage ?
Comme je l'ai dit, Ségolène était en train de se déplacer et de saluer quelques personnes sur son passage. C'est à ce moment que je l'ai entarté. La réaction des agents de sécurité a été immédiate. Il se sont jetés sur moi et ça a été très violent. Il m'ont rapidement mis à l'écart et brutalisé pour soi-disant me maîtriser. Les violences ont été telles que je compte prochainement porter plainte pour violence sur personne.
Lorsque j'étais en garde à vue, j'ai consulté un médecin qui a pu constater les nombreux bleus et ecchymoses sur mon corps. Heureusement pour moi, la scène a été filmé par des journalistes présents sur place. Le comportement des gardes du corps a vraiment été disproportionné et je pense que c'est à la justice de juger.
Quant à Ségolène Royal, elle a certes été choquée mais n'a pas eu le temps de me parler. Elle a voulu le faire mais j'étais à ce moment là assailli de toutes parts.
Où en sont les poursuites ? Et quels sont vos antécédents avec le maire de La Rochelle, Maxime Bonnot ?
Je suis sorti hier de garde à vue. La police m'a signifié qu'une plainte avait été déposée à mon encontre. Mais bizarrement, il ne s'agit pas d'une plainte émanant de Ségolène Royal mais du maire de La Rochelle. Il est vrai que j'ai eu dans la passé certaines "histoires" avec Maxime Bonnot, mais ce n'est pas une raison pour que ce dernier raconte à la presse tout un tas de mensonge à mon sujet. J'envisage d'ailleurs de porter plainte à son égard pour diffamation. Il a raconté, je cite, que j'étais un "terroriste" qui avait déjà sévit à de nombreuses reprises. Or, c'était la première fois que j'entartais. D'autres propos qu'il a tenu sont également diffamatoires. C'est inacceptable de la part d'un élu, surtout de gauche.
Par le passé, j'ai eu plusieurs fois affaire avec lui.
Avec mon collectif Pif-Paf, bien connu dans la région, nous avions occupé les locaux de la DASS et sollicité l'aide du maire lors d'un conseil municipal. Ce dernier n'avait pas voulu nous entendre et nous avait fait évacuer. Une autre affaire, à laquelle il a fait référence hier dans ses déclarations à la presse, concerne une dégradation de son domicile par des affiches dont il m'accuse d'être le responsable. C'est entièrement faux et je compte bien le faire valoir. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Répondre | Répondre avec citation | Citer
Mon article est librement inspiré du dernier "recensement" de l'Agence France Presse. Pourtant pros, ils ne sont pas infaillibles non plus… Répondre | Répondre avec citation | Citer
Bonjour,
En 1993 , tous les partis du PCF au FN en tous cas avaient dans un coin de leur programme l’instauration du Référendum d’initiative populaire ou citoyenne.
Le 10.03.1993 le Gouvernement BEREGOVOY avait même ADOPTE un projet de loi en faveur du RIP mais 4 jours avant sa mise a la porte, et J.CHIRAC l’avait promis dans l’année 93.
Avec le RIC/RIP les citoyens pourraient enfin proposer directement au Peuple devenu "le Souverain", soit d'abroger tout ou partie d'une Loi, soit de donner "force de Loi" aux propositions qu'ils auront - eux-mêmes - élaborées..
• En Italie:
- En 1993 , 8 lois ont été soumises à abrogation le même jour : les 8 ont été abrogées, 6 avec plus de 80% de oui.
- En 1995, 12 textes soumis le même jour et 5 d’abrogés. Il y en a bien sûr eu d’autres depuis.
• En Suisse:
- En 1996, avec 67% de oui abrogation d’une loi sur la flexibilité du travail jugée inéquitable pour les salariés. Le Gouvernement a du revoir sa copie.
- En 2002 le peuple a refusé la privatisation de l’électricité ! Le Matin titrait : « Les Suisses ne font pas confiance à la libre concurrence dans le marché de l’électricité. ».
- En 2005 le 27 novembre une initiative d’écolos, d’agriculteurs, etc a obtenu avec 56% de oui un moratoire de 5 ans sur l’utilisation des OGM en agriculture.
Sachant que le référendum d’initiative populaire est encore expressément inscrit dans la profession de foi du second tour 2002 de J.CHIRAC
QUESTION :
Yves Barraud pourrait-il nous expliquer pourquoi il n’a jamais demandé l’instauration du RIC/RIP au Gouvernement ou à l’opposition de l’inscrire a l’ordre du jour de l’Assemblée nationale ?
Notamment au PCF qui a son 33ème congrès fin mars 2006 a comme 2ème de 4 engagements de «Donner le pouvoir aux citoyens.. !» et qui demande l’instauration du RIP.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
À LIRE ICI… Répondre | Répondre avec citation | Citer