Actu Chômage

jeudi
17 mai
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer Nos actions et engagements Qui Actuchomage dérange, et pourquoi ?

Qui Actuchomage dérange, et pourquoi ?

Envoyer Imprimer
Bien qu’aujourd’hui encore très marginales, les initiatives menées par Apnée/Actuchomage dérangent. Qui et pourquoi ? Tentons ici de dresser un état des lieux de nos probables «détracteurs»..

Nous avons la prétention de penser que, malgré nos moyens dérisoires, nous sommes au chômage ce que «Le Canard enchaîné» est à l’actualité politique et économique : un aiguillon et le porte-parole de certaines vérités qui sont bonnes à dire. Cette comparaison flatteuse (sans doute surdimensionnée, nous l’admettons) nous attire quelques désagréments et autres coups bas.

La classe dirigeante qui veut nous culpabiliser, nous marginaliser

L’heure est à la culpabilisation des chômeurs et à une volonté non dissimulée de «dresser» l’opinion publique (plus particulièrement les salariés) contre les «profiteurs» du système d’assurance-chômage (que nous serions… enfin, celles et ceux qui y ont droit). Face à ce discours dominant, nous avons l’outrecuidance d’affirmer haut et fort que nous ne nous sentons ni coupables pas plus que responsables de notre situation, ce qui fait tache dans le tableau parfois mensonger que s’évertuent à nous brosser nos dirigeants.

Quand on survit avec 1.000 euros par mois, 800 euros, 420 euros (pour les allocataires de l’ASS et du RMI) ou avec rien du tout (pour les moins de 25 ans et pour celles et ceux dont la rémunération de leur conjoint dépasse un certain seuil), on ne va pas endosser en plus de nos difficultés quotidiennes la responsabilité de notre situation… alors que la très grande majorité d’entre nous n’aspire qu’à travailler, à gagner sa vie dignement et à assumer ses obligations.

Mais, c’est curieux, cette démonstration évidente ne semble pas faire l’unanimité chez ceux qui nous dirigent (ou aspirent à le faire). Pour quelles raisons ?

Ne chercheraient-ils pas tout simplement à cacher la forêt de leur impuissance à «remettre toute la France au travail» derrière l’arbre du «chômeur profiteur» qu’ils épinglent de leurs diatribes infondées pour mieux masquer nos maux à nous : notre découragement et notre enlisement dans une situation que nous n’avons pas choisie.

La technique est vieille comme le monde : «Pour te débarrasser de ton chien, affirme qu’il a la rage». Nous autres chômeurs, nous avons la rage, mais ce n’est pas une maladie, c’est une fureur étouffée contre un système qui nous accule.

Donc, oui, quand nous clamons haut et fort que nous ne sommes ni responsables ni coupables de notre état, ce message «subversif» vient heurter de plein fouet le discours dominant et renvoie les politiques à leur impuissance ou pire à leurs compromissions avec un système de domination absolue du financier sur l’individu…

Certes, nous ne sommes pas les seuls à tenir ce langage mais, il s’avère que depuis la création de notre association et de notre site, nous avons mené un gros travail de sensibilisation des médias à la réalité de nos situations qui a été entendu et relayé en maintes occasions.

Quand France2, TF1, Libé, France Info, RTL, Europe1… commencent à s’intéresser de plus près à nos cas, à notre discours ou à nos revendications, cette vitrine médiatique n’est pas vue du meilleur œil par celles et ceux qui ont tout intérêt à voir les médias jouer l’autruche (rôle dont ils s’accommodent souvent). Fort heureusement, dans les organes de presse majoritairement «contrôlés» par le grand capital (qui est aujourd’hui propriétaire des principaux groupes de presse), il y a encore des journalistes qui ne se contentent pas des seuls communiqués officiels et qui grattent encore là où ça fait mal.

L’establishment politique a tout à gagner de notre passivité

Les partis politiques de l’establishment, entendez par là ceux qui nous gouvernent depuis des décennies, ont tout à craindre d’une prise de conscience et, à terme, d’une éventuelle mobilisation d’une partie de l’opinion, notamment la masse des chômeurs et des précaires. Parce que cette «population» réunit dans ses rangs des millions de laissés-pour-compte (et pas seulement les fameux 2,4 millions de chômeurs de Catégorie 1). Ces millions de Françaises et Français représentent - sans même le savoir - une force de frappe électorale considérable.
Mais heureusement pour l’establishment, celles et ceux qui sont confinés dans les sous-sols de la République votent de moins en moins, par désillusion, dépit, usure ou démotivation.

Même si nos initiatives restent bien évidemment marginales, nous portons un message fort : la réappropriation du débat politique par les premiers concernés, NOUS ! Mieux, nous appelons ouvertement à la Rénovation Démocratique en nous apprêtant à lancer un nouveau site exclusivement consacré à cet engagement.

Ce discours peut contrarier les intérêts de celles et ceux qui se contenteraient d’un électorat «aux ordres», un électorat «bien pensant», de gauche comme de droite, voire même – et de préférence – «abstentionniste». Ce serait le monde idéal, rêvé par celles et ceux qui ne veulent pas que ça bouge…

Alors, OUI, même s’il reste très marginal, notre discours dissident peut déranger (même si nous savons pertinemment que le jour n’est pas encore venu de voir des millions de chômeurs et précaires se rendre aux urnes dans un même élan de défiance face au système politique actuel).

Mais des signes avant-coureurs trahissent quand même cette éventualité :

Le premier fut le «NON» au référendum de 2005 qui a été très certainement soutenu par un grand nombre d’entre nous ; le second fut le résultat d’un sondage BVA/Le Figaro (paru en août dernier) qui affirmait que 78% des Français ne se sentent pas représentés à l’Assemblée nationale (et parmi eux, on l’imagine, un grand nombre de chômeurs et travailleurs précaires) ; le troisième fut les événements des banlieues de novembre 2005, attisés par des taux de chômage records dans les cités, sur fond de discriminations de toutes sortes ; le quatrième fut, enfin, la bataille contre le CPE soutenue par une population particulièrement touchée par le chômage et la précarité professionnelle : les jeunes. Ça fait beaucoup… en un an !

Pour le moment, l’establishment politique tient bon. Il n’a pas grand-chose à craindre de ces «coups de colère sporadiques». Mais qui sait… un jour prochain… en 2007…

Ces syndicats pour qui les chômeurs comptent si peu !

Sur le fond, nous en sommes bien conscients, les grands syndicats se désintéressent pour la plupart du cas des chômeurs et travailleurs précaires (exceptée la CGT, qui seule, dispose d’une «antenne chômeurs» plutôt marginalisée dans la Confédération).

Quand on est jeté hors du monde du travail, on a le sentiment de ne plus compter. Et c’est ce qui se passe ! Vous avez cotisé 5 ans, 10 ans, 15 ans ou plus, aux caisses de protections sociales (maladie, chômage, retraite…), vous avez peut-être même adhéré à une organisation syndicale, mais dès que vous vous retrouvez sans travail, vous constatez que plus personne n’est là pour défendre vos intérêts et que, de surcroît, vous êtes soupçonné de profiter d’un système que vous avez vous-même financé. Un comble doublé d’une absurdité !

Car toutes les sanctions qui sont prises à l’égard des chômeurs ont des conséquences néfastes, un jour ou l’autre, sur les salariés. Quand on s’attaque aux chômeurs et aux précaires, on ouvre une brèche dans les protections du travail en général.

Du «haut» de leurs 8,6% de salariés syndiqués en France, les grands syndicats s’arc-boutent sur leurs derniers gros «bastions» (la fonction publique et les entreprises publiques) et semblent visiblement dépassés par les évolutions du marché du travail et, notamment, par la plus contemporaine d’entre elles : l’accroissement de la précarité professionnelle.
Cette «démission» contraint des associations et collectifs à s'organiser pour tenter de s'y opposer. Mais, sans moyens financiers et sans relais d'opinion puissants, la lutte est inégale.

Des luttes engagées… et, pour certaines, gagnées

Nous avons entamé notre engagement militant en septembre 2003 au commencement de ce que les médias appelleront plus tard la «Bataille des Recalculés de l’Assedic». Cette lutte, que les membres fondateurs d’Apnée/Actuchomage ont mené aux côtés des organisations de chômeurs (CGT-Chômeurs, AC ! Agir ensemble contre le chômage, MNCP et APEIS), s’est soldée par une victoire retentissante dans l’histoire des mobilisations sociales. Le gouvernement a été contraint de réintégrer un million de chômeurs dans leurs droits et de débloquer deux milliards d’euros. Mais cette bataille a également été gagnée sur le terrain juridique auprès des Tribunaux de Grande Instance (de Paris et Marseille, notamment) et du Conseil d’État.

Nous avons poursuivi notre activisme juridique en saisissant la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) sur des questions de discriminations à l’embauche dans les entreprises privées et dans les entreprises publiques, comme à la SNCF et à EDF. Pour ces deux dernières, la HALDE a même demandé au Premier ministre, aux ministres des Transports et de l’Industrie, et aux Présidents d’EDF et de la SNCF de «justifier» leurs procédures de recrutement que nous considérons ouvertement «discriminatoires».

Enfin, formellement opposés à la mise en œuvre du CNE, nous militons depuis août 2005 contre ce Contrat de nouvelles embauches, et nous estimons avoir – à notre petit niveau – participé à la mobilisation contre le CPE entre janvier et mars 2006 (la progression de notre fréquentation sur ces mois démontre l’influence que nous pouvons avoir sur certains réseaux militants, notamment dans les universités).

Plus récemment encore, l’affaire «Radiateur», cet agent ANPE poursuivi par la justice pour avoir posté un message sur nos forums, confirme que nous faisons l’objet d’une «surveillance rapprochée» puisqu’un responsable d’Actuchomage pourrait bien être mis en examen le 22 août prochain dans le cadre de cette procédure.

Voilà donc dans quel contexte se placent nos actions, nos revendications et, plus globalement, notre engagement militant. Nous n’avons pas ici la prétention de jouer les «chevaliers blancs» de la cause des chômeurs et précaires. Et nous ne prétendons surtout pas détenir la vérité.

Si à ce contexte, on ajoute les attaques mesquines menées par certains en vue de saper notre travail (1), toutes et tous comprendront que, de notre côté comme du leur, nous devons rester vigilants, combatifs et solidaires !

(1) Nos lecteurs les plus fidèles ont déjà pu «apprécier» les difficultés auxquelles nous nous heurtons depuis deux ans puisque nous avons du déjouer plusieurs tentatives de déstabilisation et autres «infiltrations» néfastes sur Actuchomage.

=> Lire également : Un responsable d'Actuchomage bientôt mis en examen ?

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Mercredi, 19 Juillet 2006 19:26 )  

Commentaires 

 
0 # Yves 2006-07-19 18:52 Depuis la création de l’association APNÉE - Alternatives Pour une Nouvelle Économie de l’Emploi - en mai 2004, nous avons initié de nombreuses actions pour donner un maximum de "visibilité" à nos engagements militants malgré nos moyens plus que réduits… Bilan.

La première d’entre elles, c’est ACTUCHOMAGE, évidemment, le seul site d’information et d’échange entièrement consacré au chômage, à l’emploi et à la cohésion sociale. Mis en ligne en septembre 2004, le site comptabilisait à cette époque 2.000 visites par mois. Son audience s’établit actuellement à 80.000 visites, et la progression de sa fréquentation est de l’ordre de 10 à 20% par mois.

Google, premier moteur de recherche en France et dans le monde (55 à 65% des requêtes Internet) référencie aujourd’hui plus de 50.000 articles, dossiers, citations, reprises… ayant trait à Actuchomage (contre 5.500 en août 2005). Le contenu de notre site alimente en infos Google News, la rubrique actualités du moteur de recherche, et les interviews que nous accordent des personnalités du monde politique, économique, universitaire, syndical et associatif sont reprises sur des dizaines de sites Internet.

Un an après avoir installé Actuchomage, nous avons mis en ligne Inter-Emploi, le premier site d’accompagnement des chômeurs 100% gratuit. Inter-Emploi génère aujourd’hui 10.000 visites par mois malgré sa fonctionnalité réduite (il a été réalisé avec les "moyens du bord"). Dès que nous en aurons l’occasion, ce site sera redynamisé.

Mais depuis septembre 2004, nous sommes aussi passés à l’offensive sur le terrain militant, en engageant des actions concrètes qui ont déjà connu pour certaines de vrais retentissements :

• Les adhésions à l’association APNÉE
Notre association compte aujourd’hui plus de deux cents adhérents actifs et quelque 2.200 sympathisants (enregistrés comme membres du site). Près de 30% de nos adhérents sont en poste, et 70% connaissent des situations de précarité professionnelle. Notre plus belle réussite est d’avoir réussi à lancer des passerelles entre le monde du travail et celui de la précarité, et initier des démarches solidaires entre ces deux univers qui, malheureusement, s’ignorent le plus souvent.

• La réintégration des enfants de chômeurs dans les dispositifs sociaux de la municipalité de Vaires-sur-Marne (77)
Notre article sur ce scandale a généré un petit battage médiatique (Le Monde, LCI, France 2, Le Parisien…) et a finalement débouché sur la réintégration des discriminés dans les dispositifs sociaux de la municipalité socialiste de Vaires-sur-Marne. Et ce "battage" a sans doute dissuadé d'autres municipalités de "discriminer" les enfants de chômeurs.
En savoir plus : Des enfants de chômeurs privés de cantine et aussi : Épilogue d’une affaire révélée par Actuchomage

NOTRE ENGAGEMENT EN FAVEUR DE L’EMPLOI DES SENIORS

• En mars 2005, sept d'entre nous ont décidé de porter plainte contre 70 entreprises, cabinets de recrutement et sites Internet ayant diffusé des annonces laissant apparaître des critères d'âge illégaux. Nous avons saisi la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) qui, elle-même, a transmis notre dossier au Procureur de la République de Paris. Les poursuites devraient être engagées car la BRDP – Brigade de répression de la délinquance sur la personne (police judiciaire) – a bouclé l’enquête préliminaire diligentée par le Procureur en octobre 2005.

Nous avons déjà largement médiatisé cette affaire en avril et mai 2005 (JT de 20H de TF1, Libé, Le Parisien, L’Huma, Ouest France, France Info, RTL…).
En savoir plus : La HALDE donne raison aux 7 chômeurs discriminés

• En juin 2005, nous avons initié une pétition contre les discriminations à l’embauche qui a recueilli 1.200 signatures (ce qui n’est pas négligeable pour un petit site associatif comme le nôtre) et l’avons adressée à Messieurs Chirac, Borloo et Schweitzer (Président de la HALDE).
En savoir plus : Chirac, Borloo, la CNIL, saisis de notre pétition

• En septembre 2005, Gérard Plumier (adhérent à l’association APNÉE) sortait son livre Chômage Senior, l'abécédaire de l'indifférence qui a bénéficié de retombées presse très satisfaisantes : Le Monde, Libé, JT de 20H de TF1, France 2, France Inter…
En savoir plus : Un abécédaire des idées reçues et des discriminations

• En novembre 2005, nous avons dénoncé les discriminations à l’embauche en usage dans le service public et avons saisi la HALDE de cas de discriminations explicites à EDF, à la SNCF, à l’Assemblée nationale et au Sénat.
En savoir plus : Le service public champion toutes catégories !

• En mars 2006, nous avons dénoncé le partenariat entre Monster, site de recrutement qui relaie des annonces discriminatoires, et Diversité-Emploi, un nouveau site parrainé par le gouvernement.
En savoir plus : Pourquoi l’affaire Monster est un vrai scandale ?

• En mai 2006, la HALDE rendait son avis sur les cas de la SNCF et d’EDF. Ces discriminations ne sont pas justifiées et la HALDE demande au Premier ministre, aux ministres de l’Industrie et des Transports, aux présidents de la SNCF et d’EDF de s'en expliquer.
En savoir plus : Le Premier ministre, EDF et la SNCF doivent se justifier

NOTRE ENGAGEMENT AUPRÈS DES "POLITIQUES"

• Depuis septembre 2004, nous rencontrons les femmes et hommes politiques de toutes sensibilités pour recueillir leurs propositions en matière de lutte contre le chômage et contre la précarité professionnelle (à lire dans notre rubrique "Nous les avons invité-E-s") : Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Claire Villiers (PC/Gauche citoyenne), Martine Billard (Les Verts), Julien Dray (PS), Arnaud Montebourg (PS/Rénover Maintenant), Francis Vercamer (UDF), Nicolas Dupont-Aignan (UMP), Jean-Marie Le Pen (FN).

NOTRE ENGAGEMENT EN FAVEUR D’UNE PLUS GRANDE VISIBILITÉ DES CHÔMEURS DANS LES MÉDIAS

• L’automne 2005 nous a permis de nous faire voir et entendre (dans la mesure du possible) sur les deux principales chaînes nationales : TF1 et France 2.
En savoir plus : Sur France 2, la pauvreté ça ne se discute pas, ça se "déballe" ! et Sophie sur TF1 : Feu de paille ou amorce de mobilisation ?

• En janvier 2006, nous faisions encore - malgré nous - la Une des médias (France Info, Le Figaro, Libération…) avec une affaire peu banale. Après avoir posté un message sur un de nos forums, un agent de l’ANPE était mis en garde à vue, mis en examen, et son appartement perquisitionné. Cette affaire est actuellement entre les mains de la justice et les responsables du site ont été entendus par la police en juin 2006.
En savoir plus : Les forums d’Actuchomage sous haute surveillance

• Et depuis novembre 2003 (depuis l'affaire des Recalculés de l'Assedic), on ne compte plus nos interventions directes et indirectes dans la presse quotidienne nationale, régionale, dans la presse spécialisée (RH, emploi, chômage…), sur les radios, les télés… L'AFP (Agence France Presse) a déjà consacré à nos actions une douzaine de dépêches.

NOTRE ENGAGEMENT CONTRE LE CNE… ET PAR LA SUITE CONTRE LE CPE

Nous dénonçons depuis août 2005 la mise en œuvre du CNE. Nous avons été parmi les (trop) rares organisations à nous mobiliser sans faille sur cette question. Il aura fallu attendre le printemps 2006 et la création du CPE pour que l'opinion se manifeste… enfin.

Là encore, même si nous n'avons pas pesé à proprement parler dans le retrait du CPE, notre vigilance a sans doute contribué à alerter l'opinion et les réseaux militants (comme ce fut le cas lors du Référendum de 2005 et sur la directive Bolkestein).

NOTRE ENGAGEMENT EN FAVEUR D'UNE RÉNOVATION DÉMOCRATIQUE

• En mai 2006, Actuchomage inaugure la campagne des élections présidentielles. D’ici mars 2007, nous rencontrerons tous les "candidats crédibles". Jean-Marie Le Pen est notre premier invité. Suivront Arlette Laguiller (que nous rencontrons le 22 juin) et François Bayrou (en attente de réponse).
En savoir plus : Actuchomage inaugure 2007

• Aujourd’hui, nous élargissons notre champ d’action car nous pensons qu’il est stratégique de nous faire entendre (même faiblement) sur le "terrain politique". Ici aussi, nous nous heurterons à notre difficulté à fédérer, à impliquer, à mobiliser… Pour autant, devons-nous rester les bras croisés ? Certainement pas !
Les chômeurs, précaires, intermittents du travail et "bas salaires" sont aujourd’hui quasiment exclus de l’Assemblée nationale (une minorité de députés défendent véritablement nos intérêts) alors que la précarisation et les inégalités se creusent encore et toujours.

Cet engagement est fondamental, car notre exclusion politique se traduit invariablement par notre exclusion économique et sociale. Toutes les actions que nous pourrions entreprendre (même les plus légitimes) se heurteront à notre sous représentation et donc à notre impuissance à peser véritablement sur les décisions. Nous ne pourrons obtenir de vrais changements sans notre implication dans le débat politique… à la veille des échéances électorales de 2007.
En savoir plus : Appel pour une rénovation démocratique et Bientôt un site sur la Rénovation démocratique

Depuis près de deux ans donc, nous avons anticipé et accompagné quelques faits marquants de l'actualité sociale et politique (discrimination s à l’embauche, chômage des Seniors, NON au référendum européen principalement motivé par les inquiétudes des Français concernant l’emploi, mobilisations contre le CNE et le CPE…). Cet engagement militant est inspiré par celles et ceux qui consultent Actuchomage et s’y expriment. Avec près de 3.000 visites par jour, des milliers de mails reçus, des centaines de contributions postées sur nos forums, notre site est un espace de démocratie participative plus fiable que tous les sondages d’opinion.

D'ici mai 2007, il faudra se mobiliser sur le champs politique afin que les chômeurs et précaires s'inscrivent ou se réinscrivent sur les listes électorales, eux qui désertent de plus en plus les urnes par dégoût et résignation. Et qu'ils votent aussi. Pour qui ? Nous verrons en temps voulu. Mais nous ne manquerons pas d’interroger les candidats déclarés sur les questions qui nous mobilisent. Et nous tenterons de peser dans les débats qui s’annoncent passionnés.

C'est l’axe fort de notre engagement présent et à venir.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # fauc666 2006-07-19 23:53 tres bon commentaire oui la classe de notre pays veut faire des chomeurs des boucs emissaires alors que tres souvent les gens ont etes licencies economiquement alors que les sociétés ou ils travaillaient ont de nouveau pignon sur rue mais eux c'est par leur faute d'ailleurs quand j'ai ete licencié avec plus de 900 autres personnes le grand patron a dit qu'il n'allé pas faire la charité aux pauvres car lui a monté ses sociétés avec des fonds publiques votre argent car il fait parti du parti au pouvoir

il est grand temps de monter un parti politique pourquoi l'asso APNEE n'en monterait pas un ? je pense que beaucoup d'entre nous y adhererait et voterait pour ce parti un parti des chomeurs pour les chomeurs pour un peu relancer ce pays qui part au ko

les jeunes restent maintenant jusqu'a 30 ans chez leurs parents

les loyers ont augmentés de 70 % en 10 ans

ou va la jeunesse de ce pays
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # Yves 2006-07-21 19:26 Tout savoir sur les dessous de l'affaire "Radiateur" qui pourrait se solder par une mise en examen du Président d'APNÉE/Actuchomage.

=> À suivre : Le fil d'informations concernant cette affaire sur nos forums.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # radiateur 2006-08-04 12:04 "Le coeur est humain dans la mesure où il se révolte"

Victor Hugo est intemporel et ses paroles bien d'actualitée.

Je souhaite que YVes prenne du recul et j'espère qu'il assume un peu plus que le simple défaut de surveillance pendant un week-end léger.
Moi je n'assume pas la qualification d'"acte délictueux" dont tu m'a affublé.

Le délit d'opinion est la règle dans notre société démocratique.

Traqué sur internet, dans les quotidiens locaux, sur la radio , dans les manifs ; partout où s'exprime les sans voix, sans abris, sans travail,sans papiers, sans nationalité la loi noire de sarko s'applique.

C'est bien normal, il dit "nous avons besoin de plus de sécurité,plus de croissance,plus de productivité, plus de liberté d'entreprendre"

Ce "nous" , ce n'est pas moi , ni les victimes du délit d'opinion.

Nous, nous faisons partis de ceux qui rament et luttent pour plus de justice, plus de solidarité, plus de partage, plus de démocratie, plus de révolution…

Nos chants résonnent dans les rues.La jeunesse gronde, tremble Sarko et ta clique de dealers hors la loi.Bandits de grand chemin aux apparences
trompeuses, vos costards, vos tronches de premiers de la classe,votre argent, vos combines ; rien ne nous arreteras.

Tremblez socialistes mondain, le politiquement correct est votre gagne pain, notre misère votre programme.

Qui sème la haine récolte la colère. je vais mettre le feu a toutes cette merde. Oui monsieur des RG qui surveillent la fin de mes phrases , je m'exprime, je souris a travers les barreaux de votre prison.

Monsieur le préfet, votre garde à vue alimente ma révolte et stimule ma colère.

De Votre crise d'autoritarisme naitra la révolte et le sang.*
Tous ces enfants que vos flics embarquent dans les écoles se souviendront de l'uniforme de cette france autoritaire et haineuse.

Révoltons-nous maintenant tout de suite, bottons leurs le cul jusqu'au sang.

Au fait j'ai 700 euros d'avocats a payer.je monte une assos ???
A votre bon coeur messieurs DAme
Je plaisante mais si t'assumes encore va -y plublie ce texte !!!!!
RADIATEUR
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # superuser 2006-08-04 13:50 Bonjour Christophe, et merci de nous donner de tes nouvelles.

Je laisserai Yves te répondre lui-même (il revient lundi) quant à son intention d'assumer cette histoire.

De mon côté, en tant que webmestre, j'assume et laisse ton commentaire.

Cependant ton agressivité à notre égard me peine : elle donne une image négative de la révolte, et je te rappelle que tu as derrière toi la CGT (une grosse association) alors que nous, chômeurs, n'avons personne sinon notre ASS et les généreux sympathisants de ce site (que nous avons conçu bénévolement et sans moyens financiers).

On ne va pas faire le concours du pire, mais je me demande si ta colère permanente ne devient pas plus nuisible à toi-même et à d'autres qu'elle n'est productive. Penses-y.
De même qu'il y a plusieurs façon de combattre : tu n'as pas l'apanage de la révolution, il existe toute une palette de luttes, des plus soft aux plus rudes, l'essentiel étant de surprendre son adversaire pour le vaincre. Il n'est donc pas toujours nécessaire de jouer les gros bourrins.

Sophie
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # Yves 2006-08-07 18:47 Nous en reparlerons le 22 août… jour de ma comparution devant le Juge d'Instruction de Saint-Nazaire.

Néanmoins, néanmoins, je tiens à préciser ceci (et après, pour moi, le débat sera clos) :

Dans différents posts, "Radiateur" me reproche l'usage du qualificatif "délictueux" concernant le contenu du message qu'il a posté sur un forum du site et qui lui a valu une mise en garde à vue et une mise en examen.

Ce n'est pas moi qui le qualifie ainsi, mais les "hommes de Loi".

Mon point de vue dans cette affaire ne saurait s’imposer à celui d’un Procureur de la République ou d’un Juge d’Instruction (je le regrette, mais c’est comme ça !).

Je tiens à rappeler à "Radiateur" - quand même - que c'est à son "post" sur nos forums que je dois ma comparution devant le Juge d'Instruction et ma possible mise en examen.

Récemment, sur nos forums, celui-ci nous annonce aussi qu'il doit 700 euros à son avocat et ironise en appelant les "donateurs" à lui adresser des chèques par mon intermédiaire.

Ces allusions un peu déplacées appellent quelques commentaires :

1) Je crois savoir que "Radiateur" est "soutenu" et accompagné juridiquement par la CGT ANPE, ce qui n'est pas mon cas (même si le syndicat nous a fait un don généreux de 150 euros).

2) Je suis impliqué dans une affaire (assez merdique, faut le dire) contre mon gré, en qualité de Directeur de la publication.

3) Si je suis prêt à assumer mes responsabilités , je ne tiens pas non plus à voir un engagement militant porté par des centaines de personnes réduit à néant à cause de cette affaire.

4) Enfin, nous restons solidaires car je rappelle - quand même - à "Radiateur" que nos "Conditions d'utilisation" (qu'il a acceptées en s'inscrivant sur le site) nous "autoriseraient" à nous retourner juridiquement "contre lui" (ce que nous ne ferons pas, bien évidemment).

En effet, on peut y lire :

"6. Votre conduite

Toute information ou donnée (désignée sous le terme "Contenu"), texte, logiciel, code, musique, son, photographie, graphisme, vidéo… fourni publiquement ou en privé, relève de la seule responsabilité de la personne dont le compte est utilisé pour mettre en ligne ce contenu.

En utilisant notre site, vous vous engagez:

- À ne pas décrédibiliser Actuchomage, à ne pas porter atteinte à son sérieux et à son éthique.

- À ne pas divulguer dans les espaces de libre expression (forums, annonces…) des écrits à connotation irrespectueuse, discriminatoire , raciste, menaçante, blessante, diffamatoire, vulgaire, obscène, offensante, choquante, pornographique.

- À respecter les lois, règlements et obligations en vigueur sur le territoire français, (…).

L'Éditeur se réserve le droit d'engager des poursuites à l'encontre de toute personne ayant enfreint ces Conditions d'utilisation."

+++++++

Pour clore le débat donc, je préférerais être impliqué dans une affaire plus "valorisante" que d'être contraint de justifier devant le Juge d'Instruction la teneur d'un message que je n'ai pas posté…

Je suis prêt à assumer les engagements de nombreux participants à Actuchomage, mais le message de "Radiateur" était plus que maladroit.

La dénonciation des "pratiques" au sein de l'ANPE par Fabienne Brutus, par exemple, me paraît beaucoup plus pertinente.

Ceci étant précisé, n'en parlons plus SVP. Et attendons le 22 août…

Merci

Yves
Un animateur du site
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # radiateur 2006-08-17 10:37 merci yves pour ta réponse précise,

Je m'emporte facilement et comme Sophie le dit un peu "troll" sur informatique et provoc en vrai.
Ceci étant dit et pour clore le débat : Je finance intégralement et seul mes frais de justice (je suis célibataire avec deux enfants).

AU 22 a St Nazaire.
christophe
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

François Hollande a été élu. Pensez-vous...
 

Zoom sur…

 

Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...