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Accueil s'informer La revue de presse Pôle Emploi : plus de marge aux conseillers ?

Pôle Emploi : plus de marge aux conseillers ?

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La nouvelle feuille de route de Pôle Emploi, qui définit les modalités d'accompagnement des chômeurs pour les trois années à venir, a été présentée ce matin au conseil d'administration de l'Unedic.

Cette convention tripartite est le fruit de plusieurs semaines de discussions entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux de l'Unedic et de Pôle emploi. «Ses deux maîtres mots sont réactivité et accompagnement personnalisé, explique Xavier Bertrand, le ministre du Travail. Les axes en sont assez consensuels. La convention a été pensée pour donner plus de marges de manœuvre aux conseillers et s'appuiera plus que les précédentes sur des indicateurs de résultats et non de moyens

Un suivi modulé

Concrètement, les chômeurs bénéficieront d'un accompagnement spécifique dès leur inscription. Oublié, le suivi mensuel uniforme qui ne démarrait qu'au bout de quatre mois : Pôle Emploi s'engagera à recevoir tout nouvel inscrit dans un délai de dix jours et à lui notifier ses droits sous quinzaine. De même, le service public garantira un diagnostic précis, débouchant sur un accompagnement sur mesure dès le premier mois d'inscription pour les cas les plus classiques ou, au plus tard, au quatrième mois. «Les moda­lités d'accompagnement seront adaptées au besoin de chaque demandeur d'emploi et à son degré d'éloignement à l'emploi», détaille le ministre du Travail. Donc, les chômeurs les plus en difficulté bénéficieront d'un suivi plus fréquent.

Les conseillers de Pôle Emploi évalueront eux-mêmes les besoins de chaque demandeur d'emploi. Ils auront également davantage la main sur la gestion de leur enveloppe de formations à pourvoir. 

Plus d'autonomie… pour moins de moyens

Xavier Bertrand fixe un objectif de 60 à 70 chômeurs par agent pour les profils les plus susceptibles d'avoir du mal à retrouver un travail. Mécaniquement, les «portefeuilles» de chômeurs censés être davantage capables de se débrouiller seuls pour retrouver un poste dépasseront la moyenne actuelle de 105 ou 110 unités par agent. Car — et c'est le point noir de cette convention que ne manqueront pas de soulever les syndicats — il n'y aura pas de recrutement pour faire face à la remontée du chômage. Mais «2.000 conseillers en équivalent temps plein vont être redéployés des fonctions support vers l'accompagnement des demandeurs d'emploi», promet Xavier Bertrand. Ce qui supposera de les former.

Deux autres dispositions de la convention concernent les entreprises. Un accès plus large sur Internet aux offres (et aux demandes) d'emploi va être mis en place. Une présélection des candidats sera également systématisée sur la base de critères définis dans les régions, notamment dans les bassins d'emploi en tension ou dans certaines entreprises cibles.

Un nouveau directeur général

«À nouvelle feuille de route, nouvelle direction générale», avait annoncé avant l'été Xavier Bertrand. Le mandat de Christian Charpy, qui dirigeait Pôle Emploi depuis son lancement fin 2008 par la fusion des Assedic et de l'ANPE, prend fin le 19 décembre. Il cédera sa place quelques jours avant ce terme à Jean Bassères, l'actuel patron de l'Inspection générale des finances. «C'est un grand manager public, très apprécié», commente Xavier Bertrand.

Ses atouts pour le poste de directeur général ? «Il a pensé et préparé la fusion entre la direction des impôts et celle de la comptabilité nationale à Bercy. Il a le sens du dialogue et entend multiplier les visites sur le terrain.» La nomination de Jean Bassères était «dans les tuyaux» depuis de longues semaines; il a déjà pris contact avec les syndicats. Elle sera officiellement soumise ce matin pour avis aux membres du conseil d'administration de l'Unedic et le 2 décembre à ceux de Pôle Emploi. Elle sera entérinée lors du conseil des ministres quelques jours avant sa prise de fonctions «à la mi-décembre», selon Xavier Bertrand.

(Source : Le Figaro)

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Mis à jour ( Mercredi, 23 Novembre 2011 11:47 )  

Commentaires 

 
# superuser 2011-11-18 16:44 Vers un retour en force de la sous-traitance ?

En prenant ses fonctions, Jean Bassères aura peut-être sous le bras le dernier rapport de l’Inspection des finances (qu'il quitte pour Pôle Emploi) qui compare la France à deux autres pays, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

S’il note que la France consacre un effort plus important aux relations avec les employeurs (10% des effectifs contre 4% ailleurs) et apparaît efficace pour remplir sa mission d’indemnisation , ce rapport pointe un problème majeur : le manque de moyens consacrés au suivi des chômeurs.

"L’offre en matière d’accompagnemen t apparaît à la fois plus éclatée, moins étoffée et moins intensive en France qu’en Allemagne et au Royaume-Uni." Et les différences sont énormes. Les effectifs consacrés à l’accompagnemen t de 10.000 demandeurs d’emploi sont de 178 au Royaume-Uni, de 134 en Allemagne, et de seulement 53 en France. Outre-Rhin, 8.000 personnes à temps plein ont ainsi été recrutées pendant la crise pour se consacrer entièrement au suivi des demandeurs d’emploi. Selon les auteurs du rapport, une intensification de l’accompagnemen t a toujours un impact direct sur la hausse du taux de retour à l’emploi et donc la baisse du chômage. Ils demandent d’ailleurs que les dispositifs d’accompagnemen t soient "systématiquemen t et régulièrement évalués", ce qui n’est bizarrement pas le cas aujourd’hui.

Le rapport regrette que la France ne recoure aux sous-traitants que dans des proportions limitées. Il estime que "l’ensemble du système n’a pas été repensé" et qu’il aurait mieux valu que l’organisme se contente "de l’accueil des chômeurs et délègue à des opérateurs externes l’accompagnemen t des demandeurs d’emploi".

www.challenges.fr/emploi/20111116.CHA7061/pole-emploi-severe-bilan-a-la-veille-de-l-arrivee-de-jean-basseres.html
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# Chiz 2011-11-20 17:27 Je vois le risque que les conseillers se retrouvent encore plus instrumentalisé s. Un bon conseiller, à récompenser, sera un conseiller dont les DE ne deviennent pas de longue durée.
L'avantage du sous-traitant, est de permettre au conseiller d'apparaitre comme un juge dans les cas litigieux. Le DE sera de plus en plus acculé …à se brader et déqualifier.
Qu'en diesent les représentants des salariés siègeant à l'UNEDIC ?
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# superuser 2011-11-22 14:01 Visiblement, cette nouvelle "feuille de route", si elle revient sur le suivi mensuel, maintient la pratique de l'EID :

www.lafusionpourlesnuls.com/article-le-texte-de-la-nouvelle-convention-tripartite-etat-unedic-pole-emploi-89054197.html

Pour info, le fonctionnement de Pôle Emploi est financé par 10% des cotisations chômage, soit 3 milliards d'euros, tandis que l'Etat verse une contribution annuelle de 1,36 milliard.
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# Chiz 2011-11-22 17:04 Le ratio sur le budget de fonctionnement de Pôle Emploi de Superuser est certainement juste mais pour les chomeurs indemnisés parce qu'ils ont cotisés (assedic), il y'a de quoi être surpris de la manière dont l'Etat les traite. Des phrases comme "Adapter les modalités de suivi et d’accompagnemen t aux besoins des demandeurs d’emploi dans une logique de retour rapide vers l’emploi" ne meriterait t'elle pas des bémols des O.S. siègeant à l'UNEDIC ? Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
# superuser 2011-11-22 17:48 Ce ratio provient du journal Les Echos :

www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201754621137-la-nouvelle-feuille-de-route-de-pole-emploi-est-bouclee-252297.php

Le fonctionnement de Pôle Emploi concerne tous ses inscrits, qu'ils soient couverts ou non par le régime, ainsi que ses salariés. Ne pas confondre avec le budget de l'Unedic, qui recueille les cotisations chômage et indemnise.

La "logique de retour rapide vers l'emploi" est stupide dans la mesure où il y a de moins en moins d'emplois disponibles et qu'ils sont à 90% précaires. Pour qu'il y ait retour vers l'emploi, il faut qu'il y ait des créations d'emplois, ce qui n'est pas du fait de Pôle Emploi mais des entreprises.

Quant aux bémols que pourraient émettre les organisations syndicales, ils n'ont que peu de poids…
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