Le 16 décembre, plus de 2.000 chômeurs, précaires, saisonniers et intermittents du spectacle se rassemblaient pour peser sur les négociations en cours. Des initiatives ont également eu lieu dans de nombreuses villes comme Bordeaux, Toulouse, Nantes, Lyon, Marseille, Alès, Lorient, Dijon, Angers ou Strasbourg.Aujourd’hui, nous devons poursuivre et amplifier ce mouvement partout en France.
Chômeurs, précaires, saisonniers, intermittents, intérimaires,
NE LAISSONS PAS LE PATRONAT DÉCIDER POUR NOUS !
Faisons-nous entendre lors de cette dernière réunion de négociation.
=> Rendez-vous à 14H30 au 55 av. Bosquet - 75007 PARIS (M°École Militaire)
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Commentaires
ET A NE PAS SIGNER LA CONVENTION UNEDIC EN L’ETAT
Alors que la crise du capitalisme entraîne un accroissement rapide du chômage – des centaines de milliers de licenciements mais aussi de non renouvellements de CDD et d’intérim -, le gouvernement vient de prendre une série de mesures en faveur des entreprises pour une relance des investissements . Mais rien n’est prévu pour les chômeur-ses, en dehors d’une prime ponctuelle de 200 € en avril pour les minima sociaux, et de l’extension du contrat de transition professionnelle (80% du salaire pendant un an) à 10 nouveaux bassins d’emploi pour les seuls licenciés économiques des entreprises de moins de 1000 salariés. On est loin du compte !
Parallèlement, la négociation de la convention d’assurance chômage est soumise à la pression du chef de l’Etat et du patronat pour créer une filière unique – excluant des centaines de milliers de chômeur-ses -, et diminuer le niveau d’indemnisation et les durées d’indemnisation , tout en baissant les cotisations !
Alors que le chômage est déjà très mal indemnisé en France par rapport à d’autres pays, que moins de la moitié des chômeurs inscrits touchent une allocation des Assedic, et pour des montants et des durées plus courts, les chômeur-ses vont devoir faire les frais de la crise et subir la double peine : perdre leur emploi, et basculer dans la misère. Pire, à travers le RSA qui va encourager les petits boulots, et l’«offre raisonnable d’emploi» obligeant les chômeur-ses et anciens RMIstes à les accepter, l’objectif est clair : l’emploi précaire pour tous tout en maintenant un volant élevé de chômeurs pour peser sur les salaires !
Or, cette crise est précisément due à la compression des salaires et à l’explosion des profits au cours de ces vingt dernières années, profits non réinvestis qui sont allés nourrir la spéculation. Ce n’est pas à nous de payer pour LEUR crise !
Nous demandons que soit lancé un véritable plan social : le bouclier fiscal pour les plus riches coûte 17 milliards par an… Chômeur-ses, précaires, salarié-es doivent bénéficier aujourd’hui d’un véritable bouclier social ! Nous exigeons dès à présent :
• l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices, et un fonds abondé par le patronat pour le maintien du salaire de tous les licencié-es
• l’augmentation conséquente des allocations de chômage et la prolongation de leur durée jusqu’à retrouver un emploi librement choisi
• l’indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarité, intérimaires, intermittents, saisonniers, stages, temps partiels imposés… et des primo-demandeurs d’emploi et paysans dans la misère, le libre choix de son emploi, la garantie d’un revenu décent et la continuité des droits sociaux pour tous
• le relèvement conséquent de tous les minima sociaux (RMI, API et revenu minimum garanti du RSA, AAH, ASS…)
• le blocage des loyers, l’arrêt des expulsions locatives et la réquisition des logements vides, une construction massive de logements sociaux, le logement décent des SDF
• la suppression du bouclier fiscal et des paradis fiscaux, une politique fiscale redistributive et la taxation du capital et des transactions financières.
Un accord UNEDIC défavorable aux chômeurs et précaires ne doit pas être signé ! Répondre | Répondre avec citation | Citer