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Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités ANPE/Assedic : la grève commencera le 5 janvier

ANPE/Assedic : la grève commencera le 5 janvier

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Une bonne partie des agents du service public de l'emploi se mobilisera dès le lundi 5 janvier, bien qu'un préavis de grève ait été annoncé pour le jeudi 8. A l'origine de cette nouvelle date, quatre organisations minoritaires de l'ANPE qui ont lancé la pomme de discorde en signant en catimini un accord a minima.

La grève du 1er décembre fut massivement suivie par plus de la moitié des salariés de l'ANPE, entraînant la fermeture de 400 agences. L'intersyndicale au complet (SNU, CGT, SUD, FO, Snap, Unsa, CFDT, CFTC et CFE-CGC) réclamait des renforts d’effectifs, des revalorisations salariales, de meilleures conditions de travail, le maintien de leurs qualifications ainsi que le respect de leurs missions avec, pour mot d'ordre national, l'exigence que «l’accès à un Service Public de l’Emploi de qualité continue à être garanti pour l’ensemble de ses usagers». Certaines organisations avaient également mis l'accent sur les conséquences dramatiques de la mise en place de nouvelles plateformes téléphoniques et de «l’offre raisonnable d'emploi».

Fortes de ce succès, alors que la direction du futur Pôle Emploi persiste dans la surdité quant aux revendications des salariés et dans l'opacité quant aux informations sur les modalités d'une fusion qu'elles qualifient de «néfaste, nuisible, toxique et pathogène, tant pour les usagers que pour les personnels», les intersyndicales de l'ANPE et de l'Unedic ont d'abord appelé à une nouvelle journée d'action le jeudi 8 janvier. Puis la belle unité s'est hélas fissurée...

«Modérés» contre «contestataires»

Plus soucieux de maintenir une forme de «paix sociale» au sein de l'Agence que d'aller au fond des choses, quatre syndicats de l'ANPE (CFDT — évidemment ! —, CFTC, CGC et Unsa, ultra-minoritaires) ont montré leur vrai visage, signant avec la direction, le 22 décembre, un accord — «IRP et RH transitoire» => pour en savoir plus — «à l'arrachée» et qui jette en pâture une prime de 500 € pour tous les agents, ou des tickets-restau revalorisés à 8,65 €. Des miettes ainsi balancées alors que la marge de négociation demeure considérable, et son enjeu tout autant.

Se désolidarisant aussitôt de cette coalition de jaunes, le SNU (majoritaire), la CGT, le Snap, SUD et FO de l'ANPE ont, dans la foulée, estimé que le lundi 5 janvier était une date trop symbolique pour la laisser passer : c'est, en effet, le jour de la mise en place du Pôle Emploi... Un argument partagé par les syndicats CGT, FO et SUD de l'Assedic.

La grève commencera donc le 5

Et elle sera certainement plus massive que celle prévue le 8, puisque le front syndical qui appelle au 5 est, de loin, le plus représentatif. Il est même possible, colère aidant, qu'un pont se fasse entre les deux dates. Afin que cette journée d'action ne soit pas «cassée» par la confusion semée par ce petit clan de «réformistes», une campagne d'information interne fait rage.

A l'instar de l'avenir du dialogue social et du paritarisme au sein de l'assurance-chômage, la légitimité syndicale est sur la sellette. Les récentes élections prud'homales ont déjà sanctionné la logique collaborationniste de certains (CFDT, FO et CFTC) en faveur des vrais syndicats de militants et d'opposition (CGT et Solidaires). Les salariés font de moins en moins confiance à des organisations consensuelles qui, à leurs yeux, ne défendent plus leurs intérêts bien qu'elles prétendent le contraire.

Devant l'obstacle, on se révèle. Tandis que 2009 nous promet une forte dégradation de la situation économique et sociale, l'efficacité et la crédibilité des instances d'opposition — y compris politiques — sont attendues au tournant. Aujourd'hui, que les syndicats — ou les partis — «réformistes» ne s'y trompent pas : seul le gouvernement a tout intérêt à maintenir un semblant de paix sociale. Plus que jamais, l'opposition doit faire son travail et ne pas hésiter à le déstabiliser en se plaçant d'emblée du côté des victimes de la crise. Ceux qui s'imaginent encore qu'ils doivent continuer à jouer aux «ventres mous» nuisent non seulement à l'équilibre démocratique mais à eux-mêmes car ils seront, à terme, durement sanctionnés par ceux qu'ils auront trahis.


=> Non seulement l'action du 5 a été peu suivie, mais LA GRÈVE DE JEUDI EST ANNULÉE !!!
Lire en commentaires…

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Mis à jour ( Mardi, 30 Décembre 2008 01:00 )  

Commentaires 

 
0 # didpoy 2008-12-30 10:38 A chacun son combat et son tour …

Peut-être que cela va faire réfléchir certain qui demandaient aux autres ce qu'ils n'accepteraient pas de faire eux-mêmes !!!! (mobilité, précarité, etc.)

Je ne les plains pas, chacun doit prendre la mesure des combats qu'il doit mener et de la conscience qu'il doit avoir …

Et c'est bien dommage que certaine personne n'ait pas pris conscience et responsabilité vis à vis d'autrui bien avant.

Alta la vista :)
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0 # superuser 2009-01-05 15:32
Quelque 18,9% du personnel de Pôle Emploi était en grève lundi à la mi-journée, a révélé son directeur général Christian Charpy. Selon lui, «cela prouve que les gens de Pôle Emploi croient à cette réforme et ont envie d'avancer».

De son côté, le syndicat SNU (majoritaire) fait état d'un mouvement suivi à 15% chez les anciens employés Assedic et à 30% chez les ex-ANPE. «Il y a 134 ex-ANPE et 36 ex-Assedic fermées», selon son porte parole Noël Daucé. Ce qui est tout à fait décevant.

La dernière grève commune ANPE-Assedic contre cette fusion avait eu lieu le 27 novembre 2007 et avait mobilisé 60% des 14.000 salariés des Assedic et 25% des 30.000 de l'ANPE. Le 1er décembre 2008, plus de la moitié des agents de l'ANPE avaient fait grève à l'appel de leurs huit syndicats.

Rendez-vous jeudi 8 pour le deuxième round.
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0 # superuser 2009-01-07 21:24 Les syndicats de Pôle Emploi, regroupant l'ANPE et les Assedic, ont renoncé à appeler à une grève nationale jeudi, a annoncé mercredi à l'AFP Noël Daucé, secrétaire général du SNU/FSU, l'une des principales organisations. D'éventuelles grèves au plan régional ne sont toutefois pas exclues, selon la même source.

Lundi, le premier jour de Pôle Emploi a été perturbé par une grève à l'appel de cinq syndicats sur neuf (CGT, FO, SNU, Sud, Snap) suivie par 18,9% du personnel selon la direction mais, selon le SNU, à 15% sur les ex-sites Assedic et 30% chez les ex-ANPE.

Ces cinq syndicats ont renoncé à appeler à une nouvelle grève nationale jeudi à laquelle appelaient initialement tous les syndicats "après avoir constaté que les quatre autres organisations (CFDT, CFTC, Unsa, CFE-CGC) avaient levé leur mot d'ordre", a précisé M. Daucé.

En outre, selon Laurent Mérique du Snap (nouveau syndicat, issu d'une scission avec la CFTC), "des avancées positives" ont été enregistrées mardi lors d'une réunion avec la direction. Selon M. Mérique, le versement d'une prime unique de 500 € net aux 45.000 agents de Pôle Emploi a été confirmé mardi par la direction. Ont aussi été concédés des avantages en nature comme le paiement de l'assurance automobile des agents prospectant en entreprise, pas de mobilité géographique forcée, et un avancement accéléré de 24 mois aux ex-ANPE. "Le directeur général est également prêt à discuter du nombre de demandeurs d'emploi suivis par conseiller et de son adaptation, car suivre 60 RMistes est plus difficile que de reclasser 60 intérimaires", a expliqué M. Mérique.

Une nouvelle réunion de négociation avec la direction est prévue mardi.

Le personnel attend une nouvelle convention collective, au plus tard en juillet 2010. D'ici là, la question des rémunérations reste sensible car les agents ex-ANPE sont beaucoup moins bien payés que ceux issus des Assedic (42% de plus en moyenne).

Le 29 janvier, les syndicats envisagent de mobiliser à nouveau le personnel en marge de la journée d'action nationale intersyndicale de grèves et manifestations, selon le SNU/FSU et le Snap.

(Source : Les Echos)

Affaire à suivre…
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