Actu Chômage

lundi
21 mai
  • Connexion
  • Créer un compte
    Enregistrement
    *
    *
    *
    *
    *
    (*) Les champs marqués avec astérisque sont requis.
    Captcha plugin for Joomla from Outsource Online
     
  • Recherche
Taille du texte
  • Agrandir la taille du texte
  • Taille du texte par defaut
  • Diminuer la taille du texte
Accueil s'informer La revue de presse La sécurité de l'emploi pour les ministres

La sécurité de l'emploi pour les ministres

Envoyer Imprimer
En cas de remaniement, ils redeviendront députés ou sénateurs.

Nicolas Sarkozy est bon avec ses ministres ! La révision de la Constitution, votée le 21 juillet, a été l’occasion de les rassurer sur leur sort : en cas de remaniement, ils retrouveront automatiquement leur siège à l’Assemblée nationale, au Sénat ou au Parlement européen. Les deux tiers du gouvernement - dont François Fillon - sont concernés.

Pour mettre en œuvre cette innovation à effet rétroactif, deux projets de loi seront présentés au prochain Conseil des ministres. Alors que l’exécutif a dû convoquer le Parlement en session extraordinaire pour caser son programme de réformes surchargé (Revenu de solidarité active, intéressement, projet de loi pénitentiaire, projet de loi de finances…), cette précipitation fait sourire jusque dans les couloirs de l’UMP. Ainsi donc, les ministres élus qui seront remerciés au prochain remaniement (courant 2009, selon le pronostic le plus vraisemblable) sont assurés de redevenir députés ou sénateurs.

Certains pourraient choisir de ne pas en profiter. Christine Boutin (Logement) a déjà décidé de laisser son siège de députée à son suppléant UMP, Jean-Frédéric Poisson, rapporteur du texte sur les 35 heures. Quant à André Santini (Fonction publique), personne n’imagine à l’UMP qu’il puisse réclamer son fauteuil de député à Frédéric Lefebvre, proche de Sarkozy et porte-parole du parti présidentiel.

Lors du débat constitutionnel, quelques parlementaires avaient mis en garde contre ce droit au retour, en vigueur sous la IVe République. Pour Bernard Debré, cette loi, qui surprotège les ministres, pourrait mettre à mal «la cohésion gouvernementale». Au nom du PS, Arnaud Montebourg pointe le risque d’un retour à un «régime du tourniquet, où les postes passaient de l’un à l’autre sans aucun risque pour personne».

Ce projet devrait toutefois être validé sans difficulté, cette disposition existant dans la plupart des démocraties parlementaires. L’immense majorité des parlementaires estime ainsi qu’il est légitime que l’élu-ministre, porteur de la légitimité démocratique, retrouve son siège sans qu’il soit nécessaire de provoquer une élection partielle.

(Source : Libération)

Lire aussi :
Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :

Mis à jour ( Mercredi, 29 Septembre 2010 21:43 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2008-09-12 10:52
Les vrais profiteurs sont au gouvernement
(… et ses commentaires.) Salaires et avantages en nature, promotion interne, sécurisation des parcours professionnels, régimes spéciaux : il n'y a plus qu'au gouvernement qu'on peut voir ça !

Réforme des retraites : 8.000 € pour papy Fillon
On dit que les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés : un proverbe qui ne se vérifie par pour nos dirigeants.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Votre avis ?

François Hollande a été élu. Pensez-vous...
 

Zoom sur…

 

Chômeurs «fainéants» et «fraudeurs» : la fabrique d'un discours d'Etat

Etienne Penissat, chargé de recherches au CNRS et membre du CERAPS (Université Lille 2), s’intéresse à une catégorie souvent mobilisée par nos gouvernants : celle des chômeurs «fraudeurs» ...

 

Convocation pour «entretien téléphonique» : pas de sanction possible

Zoom sur une pratique qui se répand, source d'angoisse supplémentaire pour les chômeurs. Une dérive du système aux motifs peu avouables que ses victimes peuvent aisément contrer… à leurs frai...

 

En finir avec l’«assistanat», c’est possible !

Ce week-end, le Figaro Magazine remet le couvert et s'acharne contre «la France des assistés». Riposte.

 

Ces associations qui se battent pour les chômeurs

Au nombre de quatre au niveau national, elles méritent la gratitude et l'adhésion de tous les précaires et privés d'emploi. Grâce à elles - il faut le dire -, en 2004, les «Recalculés» n'aura...

 

La lutte contre le chômage est une escroquerie intellectuelle

Vous estimez que la lutte contre le chômage n'est, visiblement, pas la priorité de ceux qui nous gouvernent ? Vous vous étonnez qu'il n'y ait, sur ce point et depuis si longtemps, jamais de projet ...