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Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités CGT-Chômeurs : Desanti passe la main

CGT-Chômeurs : Desanti passe la main

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Succédant à François Desanti, Jean-François Kiefer a été élu secrétaire général.

Hostile à la fusion ANPE-Unedic qui n'est «bonne ni pour les chômeurs, ni pour les salariés de l'ANPE», la CGT-Chômeurs a décidé de se joindre au rassemblement qui aura lieu le 8 janvier devant l’Assemblée nationale, jour où le projet de loi sera examiné par les députés. «Mélanger l’organisme placeur et l’organisme payeur est un non-sens car on ne peut pas être juge et partie», explique François Desanti qui, il y a dix ans déjà, a mené le combat pour l’obtention de la prime de Noël.

Secrétaire général de l’organisation, il vient de passer la main à Jean-François Kiefer, un ancien de chez Peugeot Sochaux. Élu jeudi par les 62 délégués réunis lors de la huitième conférence des privés d’emploi, ce militant du Doubs prend en main l’organisation dans un contexte de culpabilisation récurrente des sans-emploi et de durcissement des conditions d’accès aux indemnités de chômage. «Nous avons la preuve que l’ANPE opère à des radiations abusives», a ajouté François Desanti lors d’un point presse, promettant de porter «une vingtaine de dossiers devant les tribunaux administratifs, de chômeurs radiés pour ne pas s’être rendus à une convocation qu’ils n’ont jamais reçue !».

La négociation d’une nouvelle convention de chômage au premier semestre 2008 inquiète aussi les responsables de l’organisation. La rumeur prédit la fin d’un système basé sur l’antériorité dans l’entreprise pour laisser place à une indemnisation unique, en temps et en montant (lire en commentaire…).

Tout en restant centré sur la réponse à l’urgence sociale, le CGT-Chômeurs ouvre sa réflexion aux différentes précarités, en travaillant plus étroitement par exemple avec la fédération du commerce : «Notre défi, c’est de parvenir à fédérer les pauvres car en matière de logement, de transports, d’éducation, d’accès à la culture ou au sport, ils ont les mêmes revendications.»

(Source : L'Humanité)

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Mis à jour ( Dimanche, 23 Décembre 2007 21:06 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2007-12-23 20:22 A (re)lire :

Au sujet d'une future "indemnisation unique"…
Indemnisation des chômeurs : la proposition du patronat (11/10/07)
Il s'agit de mettre en place un régime de base pour tous pris en charge par l'Etat, éventuellement complété par un régime assurantiel.

Au sujet des radiations…
Le témoignage d'un ex conseiller ANPE (28/10/07)
Les principaux dispositifs mis en place par l'ANPE et qui génèrent mécaniquement des radiations.
Répondre | Répondre avec citation | Citer
 
 
0 # philbtz 2007-12-25 17:21 Chômage : "JUSTICE ou CHARITE CONDITIONNELLE"
philippe labarrère

La solution retenue par le Gouvernement d’une "fusion" ANPE-UNEDIC est révélatrice du choix fait entre deux conceptions divergentes de la nature et des missions du Service Public :

1 / dans le premier cas on soutient que le Service Public est l’émanation d’une nation solidaire soucieuse de maintenir un semblant d’égalité entre ses membres en redistribuant, selon des règles de droit et d’une manière non moralisatrice, les ressources qui lui sont confiées par l’ensemble de la communauté des travailleurs, pour aider ceux d’entre eux qui se trouveraient dans une situation de chômage (au passage signalons que l’intégralité des cotisations perçues par l’UNEDIC sont partie intégrante de la masse salariale et que même la « part patronale », comme la TVA des commerçants qui est imputée au client, est déduite du salaire « théorique » du salarié et n’est pas une libéralité de l’employeur !) .

Il reste cependant nécessaire d’éviter les abus manifestes, qui ne seront pas réductibles au choix libre et légitime que tout citoyen peut faire de son emploi et de son avenir, et les agents du service public ne seront pas les « régulateurs » d’un marché où l’abus se situe souvent du côté de la partie la plus forte, c’est à dire de l’entreprise .

2 /dans l’autre cas le service public devient un simple mandataire des organismes qui gèrent les cotisations des salariés (et ce peut être un organisme privé fonctionnant sur un mode concurrentiel et responsable de présenter un bilan annuel équilibré) et intervient sur le « marché du travail » (au sens le plus libéral du terme) avec la mission d’arbitrer l’attribution d’allocations de chômage en fonction du « mérite » du chômeur, c’est à dire de sa volonté manifestée d’accepter tout et n’importe quoi, pour justifier l’attribution de cette allocation-charité… dont les seules formations proposées en fonction des seuls besoins du patronat et non des attentes des demandeurs d’emploi .

Il est clair que depuis quelques années nous assistions à une dérive du service public vers la deuxième configuration présentée, en raison :

de la « confiscation » par une UNEDIC "parasite" des cotisations salariales qui, outre le fait qu’elles servent à rémunérer, sur une base largement supérieure à celle de la fonction publique d’état, les salariés de cette institution, qu’elles ont permis la constitution d’un patrimoine immobilier important et sont parfois utilisées pour financer la création de postes à l ’ANPE (voir les 1000 postes des années passées et les autres soustractions plus récentes) financement qui reviendrait, en toute logique juridique, au budget de l’Etat ,

de la « moralisation » des allocations qui ne sont plus un droit mais une charitable libéralité (contre laquelle certains, depuis Michel BON, continuent à demander une contrepartie au chômeur en terme de travail « gratuit »

de la « culpabilisation des chômeurs » régulièrement accusés d’être responsables de leur situation, voire d’être des " feignants " comme l’a dit le candidat Sarkosy,

d’une idéologie libérale, enfin, qui reconnaît aux entreprises le droit de faire un maximum de profit en investissant le moins possible (en salaires par exemples) mais qui refuse que le salarié puisse envisager un minimum de « profit » légitime en investissant sa force de travail et sa santé dans les secteurs qui sont le plus rémunérateurs ou qui lui permettent de ne pas « perdre sa vie à la gagner » .

Entre la justice et la charité conditionnelle le choix a été fait …

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