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Accueil s'informer Mobilisations, luttes et solidarités Dire que l’an dernier, elle était venue chialer sur le campement du canal Saint-Martin !

Dire que l’an dernier, elle était venue chialer sur le campement du canal Saint-Martin !

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Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, n’attend rien de la réunion organisée cet après-midi par Christine Boutin. En revanche, il ira voir demain le Premier ministre pour lui rappeler l'engagement du président Sarkozy : plus de SDF en 2008.

Irez-vous rencontrer Christine Boutin, qui souhaite renouer le dialogue avec les associations, cet après-midi ?
La réunion de Boutin ? Non, on n’y va pas. Elle n’a d’intérêt que si elle est publique. Et puis Boutin, «la ministre des pauvres» comme elle aime s’appeler, on ne la trouve plus crédible du tout. Quand on la rencontre, elle nous dit en off "que Borloo nous a fait des promesses intenables". Que "lorsqu’il n’y a pas assez à manger pour tout le monde, il faut que tout le monde mange un peu moins…" La sincérité de la ministre, on la renie totalement. Dire que l’an dernier, elle était venue chialer sur le campement du canal Saint-Martin.

La ministre du logement a affirmé hier qu’il y avait «aujourd’hui la réponse» pour l’hébergement des sans-abri…
Quel scandale ! C’est lamentable et irresponsable de tenir de tels propos. La réalité, c’est qu’en Ile-de-France et à Paris, il y a 5.000 personnes qui dorment dehors tous les soirs. C’est scandaleux d’oser dire qu’il reste 50 places disponibles. En plus, elle sait pertinemment qu’elle dit des mensonges. L’hébergement d’urgence, c’est une catastrophe. On met les mecs à l’abri dans des gymnases. Et on en fait quoi au bout de deux semaines ? On les remet dehors ? On ne peut pas continuer à raisonner dans cette logique de court terme. Au moins, quand Borloo était aux manettes, il y avait de vraies avancées…

Et la réunion de Matignon, demain avec le Premier ministre, vous irez ?
Bien sûr qu’on y va. Il y aura de vrais experts, des personnes pragmatiques qui connaissent très bien le dossier. On va tout faire pour que la promesse électorale de Nicolas Sarkozy — plus de SDF en 2008 — soit appliquée. Là, on en est très loin. Et puis, il faut prendre la portée de cette mesure. Si on arrive à décongestionner l’ensemble du secteur de l’immobilier, c’est du bonheur pour la classe moyenne. Si on loge les sans domicile fixe et les mal-logés, ça va faire baisser les prix des loyers. C’est fabuleux pour le pouvoir d’achat.

Après l’échec de l’installation d’un campement samedi près de Notre-Dame…
[Il coupe] Il faut bien dire une chose : samedi, on était réellement déterminé à mettre les gens dans les meilleures conditions pour passer l’hiver. Il y avait des bénévoles, des médecins et des travailleurs sociaux qui voulaient nous aider sur ce campement. On fait avec les moyens du bord, parce qu’on n’a pas les moyens d’organiser plusieurs campements dans Paris. Et puis un campement, c’est vraiment l’endroit le plus sécurisant pour ceux qui refusent ces espèces de trucs [les Centres d’hébergements d’urgence, ndlr] qui les désociabilisent. On avait fait deux campements : un premier dans les jardins devant Notre-Dame, évacué dans la seconde. Le deuxième, celui au bord de la Seine, c’était un recours. On n’est pas fou, on ne va pas installer des SDF au bord de la Seine.

Vous avez été surpris de l’attitude des forces de l’ordre ?
Je pensais sincèrement qu’ils n’allaient pas prendre le risque de nous charger. Tout le monde a eu peur. Il y a des journalistes qui se sont fait gazer, des militants ont fini dans l’eau. On était dans un état de non-droit.

(Source : Libération)

=> Affaire Bolufer : à suivre en commentaires...

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Mis à jour ( Lundi, 17 Décembre 2007 18:20 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2007-12-17 17:31 Le ministère a promis un relogement aux 374 familles du campement de la rue de la Banque.

Depuis le 2 octobre, des familles logeant depuis des années à l’hôtel ou dans des immeubles insalubres campaient rue de la Banque, à Paris. Un accord a été signé vendredi entre le ministère du logement et les associations de soutien (Droit au logement, Comité d’action logement, Comité des sans-logis). Il prévoit le relogement, dans un délai d’un an, de 374 familles «dans le respect des critères objectifs définis par la loi sur le Droit au logement opposable (Dalo)», indique un communiqué du cabinet de Christine Boutin. «Les solutions de relogement seront trouvées de façon progressive, dans le délai le plus court possible courant 2008», poursuit le texte. Les dossiers de 143 familles «réputés complets» vont être traités en priorité, et les premières propositions de relogements pourront «être apportées dès les prochains jours», indique le ministère.

Vendredi soir, l’ambiance était joyeuse rue de la Banque. «On va faire une petite fête et après on démontera les tentes», affirmait Jean-Baptiste Eyraud, le président du DAL.

Cet accord a été arraché de haute lutte. A plusieurs reprises, le campement - qui a duré 72 jours - avait été évacué manu militari au petit matin par les gendarmes mobiles, avant d’être réinstallé les jours suivants. Plusieurs personnalités (Carole Bouquet, Gérard Depardieu, Josiane Balasko, Emmanuelle Béart, Guy Bedos, Mgr Gaillot, Patrick Pelloux…) avaient apporté leur soutien aux familles. François Hollande leur avait rendu visite, accompagné de plusieurs parlementaires socialistes : Annick Lepetit, Jean-Yves le Bouillonnec, Thierry Repentin. Le lendemain, le président du DAL Jean-Baptiste Eyraud était reçu à l’Élysée par Nicolas Sarkozy en compagnie de Carole Bouquet, qui avait joué un rôle de médiatrice. A l’issue de cet entretien, le DAL s’était engagé à fournir aux pouvoirs publics la liste des familles du campement, ce qu’il refusait de faire jusque-là en raison de relations tendues avec le cabinet de Christine Boutin.

Alors que les enfants de Don Quichotte annoncent de nouvelles opérations, la ministre du Logement a prévenu que «l’Etat ne renouvellera en aucun cas un accord» type rue de la Banque, appelant les SDF «à ne pas aller sous des tentes si par hasard il y a des campements».

(Source : Libération)
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0 # superuser 2007-12-17 21:26 Mylène Stambouli, adjointe au maire de Paris et chargée de la lutte contre l'exclusion, fustige les déclarations de la ministre de la Ville qui affirme qu'il «reste des places libres à Paris» pour accueillir les SDF.

La ministre de la ville avait déclaré dimanche, en marge d’une visite du centre d’accueil d’urgence de la Croix Rouge à l’hôpital Broussais dans le XIVe arrondissement de Paris, qu’il «reste des places libres à Paris» et que pendant la nuit de samedi à dimanche, elle n’a eu «aucun retour de province disant que des personnes souhaitant être hébergées sont restées dehors.»

Faux, répond Augustin Legrand en rappelant que «la réalité, c’est qu’en Ile-de-France et à Paris, il y a 5.000 personnes qui dorment dehors tous les soirs.» Et juge «scandaleux d’oser dire qu’il reste 50 places disponibles.» En écho à cette réaction, l’adjointe au maire de Paris a confirmé les propos du porte-parole des Enfants de Don Quichotte, par le biais d’un communiqué : «Les déclarations de Madame Christine Boutin, Ministre du logement et de la Ville sur les places d’hébergement libres à Paris ne correspondent à aucune réalité.»

Mylène Stambouli précise que «depuis des mois, chaque jour, le «115» à Paris est dans l’incapacité de répondre à plusieurs dizaines de demandes.» Christine Boutin campe, elle, sur sa position, affirmant que «le plan d’action 2007 a été respecté.»

(Source : Libération)
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0 # superuser 2007-12-18 20:27 Le directeur de cabinet de la ministre du Logement Christine Boutin occupe un appartement municipal de 190 m2 pour un loyer de seulement 6,30 € le mètre carré, affirme le Canard Enchaîné.

Cet appartement est situé dans un immeuble haussmannien dans le quartier de Port-Royal à Paris, précise l'hebdomadaire satirique qui ajoute que dans le secteur, les prix sont de 20 à 30 € le mètre carré.

Contacté par le Canard Enchaîné, Jean-Paul Bolufer assure que son loyer est "très, près du prix du marché", sans préciser son montant. Il a affirmé n'être "pas seul dans ce cas" et assuré n'avoir "bénéficié d'aucun privilège à titre personnel".

Toujours selon le Canard, cet appartement lui a été attribué en 1981 quand il était directeur adjoint de cabinet du maire de Paris de l'époque, un certain… Jacques Chirac. Le Canard précise que le logement occupé par le préfet hors cadre, "interlocuteur privilégié des associations de mal-logés", n'a rien de social et que son immeuble appartient à la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP). M. Bolufer a également obtenu en 1997 un studio pour une de ses filles dans le même immeuble au prix de 9,30 € le mètre carré, affirme l'hebdomadaire.

A son tour interrogé par le Canard Enchaîné, le président de la RIVP Pierre Castagnou a assuré avoir "engagé une procédure de résiliation du bail" et envoyé pour cela un recommandé à M. Bolufer le 14 décembre dernier…

Et après, Sarko va s'en prendre aux locataires de HLM «qui abusent» !!!
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0 # superuser 2007-12-20 16:29
Moins de 48 heures après les révélations sur le logement à bas prix de son directeur de cabinet, Christine Boutin a été contrainte jeudi d’annoncer la démission de Jean-Paul Bolufer, sous la pression de l’opposition et son propre camp, cédant la main sur un de ses dossiers pour la troisième fois en un mois.

A lire dans Libération
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0 # superuser 2007-12-20 17:14 Politiques bénéficiant de loyers modérés : les précédentes affaires

Bien avant «l’affaire Bolufer», d’autres politiques bénéficiant de conditions de logement préférentielles se sont fait rattrapés par le scandale. D’Hervé Gaymard aux enfants Tibéri en passant par Alain Juppé, retour sur les polémiques qui leur ont parfois coûté leur poste. A chaque fois, la révélation est signée Le Canard Enchaîné.

Mars 1995 : Jacques Chirac est maire de Paris. Le journal révèle qu’il loue à une SCI, indirectement contrôlée par la mairie de Paris, un logement de 189 m2 à un prix inférieur au marché.

Juin 1995 : Le nouveau Premier ministre Alain Juppé loue à la Ville de Paris un appartement de 180 m2 dans le 6e arrondissement pour un montant inférieur au prix du marché. L'hebdomadaire satirique révèle aussi que Juppé, alors adjoint aux Finances à la mairie de Paris, a fait attribuer en 1993 à son fils Laurent un trois-pièces dont il a fait baisser le loyer mensuel de 1.000 francs (150 €). En octobre, père et fils déménageaient.
Le même mois, la famille Tibéri est également épinglée par le journal : les deux enfants du maire de Paris occupent chacun un logement à faible loyer de la Ville de Paris, bien qu'étant l'un et l'autre propriétaires d'appartements parisiens. Ils déménagent peu après.

Février 2005 : C’est au tour du ministre des Finances Hervé Gaymard de faire les frais des révélations de l’hebdomadaire sur son appartement de fonction. Gaymard, père de huit enfants, a emménagé dans un duplex parisien de 600 m2 au loyer mensuel de 14.000 €… aux frais de l'Etat. Il démissionne 10 jours plus tard.

(Source : 20 Minutes)


SARKO N'EST PAS EN RESTE. Plus récemment encore, Le Canard Enchaîné dévoilait les magouilles autour de son appartement acheté au rabais sur l'Ile de la Jatte à Neuilly, une affaire enterrée par le juge Philippe Courroye, tout juste nommé procureur du tribunal de Nanterre et grand ami… de Nicolas Sarkozy.
De même Le Canard a révélé que, depuis son élection, M. Sarkozy cumule son salaire d'ex ministre et de président mais sur cette affaire, contrairement au cas Bolufer, les médias n'ont jamais rebondi !!!
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0 # superuser 2007-12-20 17:34
Un SDF a été retrouvé mort jeudi matin place de la Concorde à Paris, couché sur une palette en bois. La cause du décès de cet homme, qui n'avait aucun papier d'identité sur lui, n'a pas été déterminée dans l'immédiat, a précisé la préfecture de police.

Il a été découvert vers 8h40 par des employés des parcs & jardins de la ville de Paris qui ont constaté qu'il n'avait pas de couverture en dépit du froid très vif de ces derniers jours.

Le collectif "Les Morts de la Rue" affirme que plus de 200 SDF ont connu une mort prématurée en un an et dresse un constat accablant des promesses non tenues par l'Etat. Dans une lettre ouverte adressée à Christine Boutin, le collectif dit être indigné par les affirmations de la ministre du Logement affirmant qu'il y a actuellement une réponse suffisante pour l'hébergement en urgence des sans-abri.
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