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Accueil La revue de presse Les 7 péchés capitaux du déclin de l’Occident

Les 7 péchés capitaux du déclin de l’Occident

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Arrogance, fraude, lâcheté, mensonge, trahison… 

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Qui peut encore contester le déclin de l’Occident ?

S’il ne l’est pas, déclinant, on admettra alors que son hégémonie est sérieusement contestée et ébranlée par les puissances émergentes à l’instar de la Russie et de la Chine. Mais pas seulement !

Brésil, Indonésie, Afrique du Sud, Arabie Saoudite… une multitude de pays aspirent à un monde multipolaire.

Outre cette concurrence qui s’intensifie, on doit objectivement concéder que l’Occident est en déclin sur tous les fronts : financier, économique, démographique, scientifique, militaire, moral, éthique… 

Drapé dans sa suffisance, l’Occident a succombé aux péchés capitaux qui ont précipité les plus grandes civilisations dans les oubliettes de l'Histoire. Nous en avons identifiés 7 dans les événements de l’actualité récente et les courants de pensée qui agitent nos sociétés.

Nous retrouvons par ordre alphabétique : l’arrogance (et la suffisance), la fraude (et les malversations financières), le gauchisme (et la «Cancel Culture» qui consiste à réinterpréter l’Histoire à l’aune des connaissances et valeurs contemporaines), la lâcheté (et l’inhumanité), le mensonge (et les manipulations), la soumission (et la vassalité), la trahison (et le renoncement).

L’arrogance et la suffisance se magnifient dans la posture adoptée par les élites politiques et économiques occidentales depuis l’entame de «l’opération militaire spéciale» en Ukraine (selon la terminologie poutinienne). On a tous en tête la sortie de Bruno Le Maire, notre visionnaire ministre de l’Économie, qui nous promettait de mettre la Russie à genoux. Les trains de sanctions se succèdent depuis plus de deux ans sans faire dérailler l’économie russe qui enregistre un rebond inattendu, démontrant de remarquables capacités d’adaptation, tout en profitant du soutien indirect (mais explicite) de la plupart des puissances émergentes.

Depuis 2022, les médias occidentaux, journalistes, experts, analystes et éditorialistes nous annoncent à l’unisson, sans la moindre nuance, l’effondrement prochain de la Russie, de son armée et de son Président. Deux ans plus tard, sur le terrain… 

La fraude et les malversations déstabilisent totalement les grands équilibres financiers. Les pays occidentaux ont atteint des niveaux d’endettement abyssaux qu’ils ne pourront évidemment jamais rembourser (à qui d'ailleurs ?). Notre système s’apparente à une pyramide de Ponzi dont le fragile équilibre repose sur une création monétaire continue. Pour combler les déficits, pour créer de l’activité (factice), pour soutenir l’édifice, on fait tourner la planche à billets aux USA et en Europe. Cette fausse monnaie, qui se chiffre en milliers de milliards de dollars, alimente une hyper financiarisation de l'économie et une spéculation déconnectée de toute réalité matérielle et/ou de toute plus-value tangible. Ailleurs dans le monde, en Russie, en Chine et chez leurs principaux partenaires, la création de monnaie s’adosse aux développements spectaculaires de leur industrialisation et de leurs infrastructures, de leurs capacités de production de matières premières et de biens manufacturés. C'est ce qu'on appelle l'économie réelle.

En Europe, en France plus encore, la faible croissance ne justifie en rien un tel niveau d’endettement. Nous ne nous endettons non pas pour investir et innover, mais pour nous maintenir. Jusqu’à quand ?

• Le gauchisme et la «Cancel Culture» constituent deux piliers d'un courant délétère qui sévit. Si le wokisme s'est parfois révélé pertinent par la critique des dérives de notre civilisation, ces déclinaisons les plus radicales en fragilisent les fondements. La famille, l’éducation, l’enseignement, sont malmenés au point d’accélérer une mortelle déstructuration de nos sociétés. Une grande partie de la jeunesse est en perte de repères, de valeurs et de convictions. À la dérive. Quant aux générations vieillissantes, elles renoncent à saisir les évolutions d’un monde qui leur échappe.

À trop mélanger les cartes et à les redistribuer sans cesse, on oublie les règles du jeu et on perd la partie. En Afrique, en Asie…, les sociétés traditionnelles assistent décontenancées au naufrage moral des pays occidentaux.

La lâcheté et l’inhumanité atteignent des summums depuis l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023. Nous assistons en direct à la vengeance israélienne qui se traduit par une amplification de l’épuration ethnique de la population palestinienne entamée en 1948. On assiste «en Live» à la destruction systématique de toutes les infrastructures civiles de Gaza (hôpitaux, écoles, universités, lieux de culte…) et aux bombardements meurtriers de femmes et d'enfants piégés dans un camp de concentration à ciel ouvert.

Ces abominations peuvent laisser craindre un génocide tel qu’il est défini par les Nations Unies : «Le génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après, commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel : Meurtre de membres du groupe - Atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe - Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle - Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe - Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe».

Source : https://www.un.org/fr/genocideprevention/genocide.shtml

À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun élément ne permet d’affirmer qu’un génocide n’est pas en cours en Palestine. Il convient donc de dénoncer le drame que redoute une part croissante de l'opinion internationale. Malgré tout, on assiste dans nos médias à un déferlement indécent de justifications des exactions qui sidèrent la plupart des pays du monde, notamment tous ceux qui ont été colonisés par les Occidentaux. Ils sont nombreux !

Notre mauvaise foi est manifeste, par notre soutien politique, économique et financier sans faille à Israël. Si la Justice internationale devait un jour condamner cette puissance coloniale pour génocide, les grands pays occidentaux devraient l’être pour complicité active.

Le mensonge et les manipulations ont atteint une dimension universelle lors du Covid-19. Les organisateurs de cette PLANdémie ont réussi l’exploit, inédit dans l’Histoire de l’Humanité, de confiner le monde entier sous prétexte d’une grippe un peu sévère. Ils ont imposé une vaccination qui n’empêche pas la transmission du virus, nié les effets indésirables de thérapies géniques expérimentales, censuré toutes les voix dissidentes, refusé les traitements alternatifs, condamné les médecins qui tentaient de soigner leurs patients, ordonné un apartheid, une ségrégation, aux personnes qui refusaient les injections, interdit aux réfractaires de travailler et coupé tout moyen de subsistance.

Outre ce déferlement de mesures attentatoires aux libertés fondamentales, le Covid-19 a démontré le délabrement d’un pays comme la France qui fut dans l’incapacité de fabriquer en urgence des masques de papier, du gel hydroalcoolique, des respirateurs artificiels, même des compresses. La France, mère-patrie de Louis Pasteur, n’a pas réussi à élaborer un vaccin. Et pour parachever la débâcle, nous avons découvert, abasourdis, qu’on ne produisait plus sur le territoire les principales molécules médicamenteuses.

Malgré des mesures de confinement disproportionnées prises en Australie, en Nouvelle-Zélande, en France, au Portugal, en Israël…, malgré une «vaccination» généralisée et des infrastructures hospitalières de bon niveau, l’Occident a enregistré les taux de mortalité les plus calamiteux, et n’a pas mieux géré cette pandémie que les pays en voie de développement.

Le Covid-19 a démontré la grande vulnérabilité de l’Occident et plus encore l’unanimisme des médias et des réseaux sociaux au service d’une élite dirigeante corrompue. Ce dysfonctionnement majeur visant à étouffer les voix dissidentes s’est poursuivi et amplifié depuis l’intervention militaire russe en Ukraine. Elle atteint aujourd’hui son paroxysme avec le conflit en Palestine et l’écrasement des populations civiles.

• Il découle des 5 péchés capitaux développés plus haut un sixième : la soumission de l’Occident au Nouvel Ordre mondial unipolaire, atlanto-sioniste, c’est-à-dire soumis aux diktats et aux intérêts états-uniens et israéliens. La France qui affichait jadis une certaine indépendance, est aujourd’hui vassalisée. Les grandes orientations stratégiques qui pèsent sur notre quotidien sont prises ailleurs qu’à Paris, par des individus que nous n’avons pas élus, qui siègent à l’OTAN, à l'OMS, à la Commission européenne et à la BCE (banque centrale). Ceci pour les structures officielles. Mais le Nouvel Ordre mondial se structure surtout en coulisses, dans l’ombre, au Forum économique de Davos, aux réunions du Bilderberg, au Dîner du siècle… et dans quantité de cercles plus occultes encore, sous l’influence de lobbies et de réseaux d’affaires.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron dispose d’une autonomie moindre que celle d’un gouverneur d’état américain. Il n’est que le représentant d’une hyperclasse cosmopolite qui n’a de compte à rendre à personne. La souveraineté du peuple est morte et enterrée.

Un nombre croissant de pays affichent leur défiance vis-à-vis de cet Ordre mondial unipolaire. On les retrouve notamment chez les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui contestent l’hégémonie du dollar et de la finance internationale, états-unienne (principalement). La France, elle, qui incarnait naguère une Troisième voie (entre le bloc libéral et le bloc socialiste) s’est dissous dans le globalisme. Elle a cessé d’exister par elle-même. Malheureusement pour notre pays, comme nous l’avons vu plus haut, le Nouvel Ordre mondial ne fait pas l’unanimité sur la planète, loin s’en faut. Ses manigances (autour du Covid, du conflit en Ukraine, de son soutien indéfectible à Israël) sont extrêmement contestées par des pays qui n’hésitent plus à s’y opposer militairement.

La guerre que mène l’OTAN à la Russie est très révélatrice de l’impuissance de l’Occident à imposer ses vues, lui qui a pourtant terrassé l’Union soviétique (URSS) et contenu les ambitions chinoises pendant des décennies.

On assiste à un rééquilibrage en faveur des émergents dont les économies supplantent à présent celles du G7 (USA, Canada, Grande-Bretagne, Japon, Allemagne, France et Italie). C’est un tournant majeur ! Comme est majeure l’incapacité des 32 pays de l’OTAN à soumettre la Russie sur le champ de bataille. Pour une raison toute simple qui a pourtant échappé aux «experts» des plateaux télé : La Russie fabrique plus de munitions et d’obus que tous les pays de l’OTAN réunis.

Quant à la France, elle n’a plus de matières premières et plus d’usines ; elle est criblée de dettes. Rappelons quand même que notre pays était auto-suffisant au début des années 1960. Nous disposions encore du gaz et du pétrole algériens, des mines de fer et de charbon de l’Est et du Nord… Nous produisions des voitures, des motos, des vélos, des trains, des bateaux, des machines-outils, des téléviseurs, des médicaments, nos vêtements, nos chaussures…, même des appareils photos et des enceintes acoustiques. Que reste-il de tout cela ?

• Dernier péché capital de l’Occident, et pas des moindres : La trahison et le renoncement à ce que nous sommes et à ce que nous fumes. Alors que, partout dans le monde, des pays revendiquent leur identité, affichent leurs fierté et ambition nationales, l’Occident renonce à tout ce qui a fait sa grandeur, son prestige et son génie. Le wokisme et la «Cancel Culture» évoqués plus haut n’y sont pas étrangers. Ainsi, nous devons nous repentir d’être ce que nous sommes, d’avoir fait ce que nous avons fait. Certes, nous nous sommes rendus coupables d’abominations. L’esclavagisme en est. Mais les Africains eux-mêmes le pratiquèrent à grande échelle et pendant des siècles. Et que dire de l’esclavagisme arabo-musulman qui dépasserait de beaucoup, aux dires des historiens sérieux, son équivalent occidental, et qui se poursuit encore aujourd’hui sous des formes plus «civilisées». Ce constat n’absout en rien la responsabilité des Occidentaux dans la traite négrière. Mais tenir pour coupables de cette abjection la population française, composée aux XVIIe et XVIIIe siècles à 70% d’agriculteurs qui ne s’étaient jamais aventurés hors des frontières de leur province natale, relève de l'escroquerie intellectuelle et de l'amalgame. Une très large majorité d’entre nous n’a jamais été impliquée directement ou indirectement dans l’esclavagisme et le colonialisme.

Il convient de rétablir la vérité et de dénoncer les approximations et raccourcis mensongers, comme le discours consistant à affirmer que ce sont les immigrés qui ont reconstruit la France au sortir de la Seconde Guerre mondiale ; il est totalement infondé ! Entre 1944 et 1954, la proportion d’immigrés dans la population était marginale. Quand l’Abbé Pierre lança son célèbre appel de l’hiver 54, les bidonvilles encore très nombreux à la périphérie des villes abritaient principalement des Français et dans une moindre proportion des Européens (Italiens, Polonais, Espagnols) qui avaient trouvé refuge en France avant et pendant la guerre.

L’immigration africaine a connu son apogée après la décolonisation. Il est d’ailleurs paradoxal que des populations enfin affranchies du joug colonial rejoignent la puissance qui les a si longtemps et si durement opprimées. Comme si les juifs libérés des camps de concentration ou qui avaient fui les persécutions en s’installant aux États-Unis, aspiraient à s’établir en Allemagne au lendemain de la capitulation du IIIe Reich. Ça ne s’est pas passé comme ça !

Sous l’influence d’une idéologie cosmopolite dominante et d’une culpabilisation incessante, la plupart des pays occidentaux ont renoncé au nationalisme et au patriotisme. Ils ont ouvert leurs frontières aux populations étrangères en souffrance et surtout en quête d’une vie meilleure. Depuis 60 ans, le flot ne tarit pas. Au point qu’on assiste dans certaines contrées au grand effacement des populations autochtones (ce que certains appellent le grand remplacement). Une réalité que l’on peut illustrer d'exemples plutôt inattendus.

Le Premier ministre britannique est d’origine indienne (Rishi Sunak) ; le maire de Londres est d’origine pakistanaise (Sadiq Khan) ; le Premier ministre écossais est pour quelques jours encore d’origine pakistanaise (Humza Yousaf) ; le Premier ministre irlandais en poste jusqu'au 9 avril 2024 était d’origine indienne (Leo Varadkar)… Le grand effacement des autochtones occidentaux s’observe aussi au sommet du pouvoir.

En France, le chantre du nationalisme des années 1970 à 2010, Jean-Marie Le Pen, un Breton catholique pur porc, a été grand remplacé par Éric Zemmour, un Français d’origine berbère, de confession juive. Cet ancien journaliste polémiste fustige le grand remplacement aux côtés de sa compagne Sarah Knafo, elle-même issue d’une famille juive algérienne, et de Jean Messiha, né au Caire de parents égyptiens. On mesure l’ampleur de l'inversion des valeurs et des repères. Ça n'a plus aucun sens !

Au bas de l’échelle, dans les classes populaires, les cohabitations entre populations autochtones et d’origines allogènes sont plus problématiques et se traduisent par des tensions palpables et pesantes qu’il est inutile de détailler ici. Des faits divers tragiques nous le rappellent chaque jour.

Pour clore ce paragraphe, et appuyer notre démonstration, nous nous contenterons d'interrogations ironiques : Quand verra-t-on un Irlandais diriger l'Inde ? Ou un Écossais élu maire d’Islamabad au Pakistan ? Ou des footballeurs blancs dans l’équipe nationale du Sénégal et du Cameroun ? Ou un Africain dans le gouvernement chinois ? Et ainsi de suite… Ou un Palestinien musulman Premier ministre d’Israël ?

Il va falloir s’armer de patience ! =;o)

Le grand melting-pot promu par le Nouvel Ordre mondial et la bien-pensance wokiste s’applique principalement à l’Occident où il est élevé au rang de dogme sacralisé, auquel les contestataires doivent se soumettre au risque d’être poursuivis pour xénophobie, racisme ou discriminations. Ailleurs dans le monde, il est vu et perçu comme un symptôme de renoncement et de déclin.

Mis à jour ( Dimanche, 12 Mai 2024 09:02 )  

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