Sarkozy : un plus grand écart entre salaires et allocations sociales

Samedi, 27 Août 2005 17:17
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Au nom du travail et du mérite, Nicolas Sarkozy incite les salariés à la haine des chômeurs. Ressortant son argument libéral-populiste préféré, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a déclaré ce matin, à l'inauguration de la foire agricole de Châlons-en-Champagne, qu'il fallait "davantage de différence entre la récompense que l'on donne à ceux qui travaillent et l'assistance que l'on donne pour ceux qui ne travaillent pas".

On l'a compris : puisqu'il n'est pas question d'augmenter les salaires (bien au contraire), il faudra donc baisser - voire supprimer - les allocations de ceux qui en sont privés !
Leitmotiv sarkozien : "Il ne s'agit pas de pénaliser ceux qui ne travaillent pas, parce que c'est une souffrance, mais il s'agit simplement de récompenser davantage le travail"... "La France qui travaille doit être soutenue et encouragée"... "Nous devons nous interroger sur la pertinence de notre modèle social"... Bouquet final, cerise sur le gâteau : "Quand on a un minima social, on doit rendre à la solidarité nationale en exerçant une activité en complément de cette allocation".

Au cours de sa visite de la foire, le ministre a été interpellé par une cinquantaine de manifestants regroupés à l'appel de la CGT, de la CFDT, de l'UNSA et de la FSU à propos de la situation de l'emploi dans la région, touchée par des plans sociaux depuis plusieurs années. Car récompenser le travail, n'est-ce pas le protéger et le payer à sa juste valeur ? Et si ne pas travailler est tout de même "une souffrance", alors pourquoi l'infliger à de plus en plus de Français ?

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Mis à jour ( Samedi, 27 Août 2005 17:17 )