Le nombre des factures de gaz impayées pourrait exploser en 2010, révèle GrDF, le gestionnaire du réseau de distribution. Si la tendance à l’œuvre sur les cinq dernières années se confirme, 300.000 consommateurs risquent d’être coupés, soit trente fois plus qu’en 2008 où il y avait eu 10.000 coupures.
De mémoire de médiateur de l’énergie, on n’avait jamais vu ça. Fin mai, Denis Merville avait tiré la sonnette d’alarme : les appels de détresse de consommateurs étranglés s’empilaient sur son bureau à une vitesse inquiétante.
Le gestionnaire du réseau de distribution de gaz naturel, GrDF, confirme, chiffres à l’appui. Rien que sur les cinq premiers mois de 2010, il y déjà a eu 110.000 coupures, contre 100.000 pour toute l’année 2009, ce qui représentait déjà une explosion : “Le nombre de procédures de coupures pour impayés devrait passer de 10.000 en 2008 à 300.000 en 2010 selon les prévisions”, admet une porte-parole de GrDF, qui est chargé d’exécuter ces interventions pour le compte de GDF-Suez, EDF, Altergaz ou Poweo.
Cette vague s’explique par la conjonction de deux mauvaises nouvelles pour les consommateurs. D’abord, l’augmentation du prix du gaz, qui a bondi de presque 10% en avril dernier (12 à 85 € de hausse annuelle sur les factures). Et ce n’est pas fini puisqu’une nouvelle hausse, de 4 à 5%, devrait se produire au 1er juillet. Au total, le prix du gaz a augmenté de 50% en cinq ans tandis que le pouvoir d'achat du foyer moyen chutait.
GrDF sans pitié pour les plus démunis
Ces renchérissements tombent sur une population plus fragilisée par la crise économique. Selon le médiateur de l’énergie, 3,4 millions de foyers sont en situation de précarité énergétique en France, c’est à dire que plus de 10% de leurs revenus sont consacrés à régler la note de gaz ou d’électricité.
Comble de cette affaire, GrDF a décidé elle aussi d’augmenter les tarifs de ses interventions pour coupures de gaz, pour tenir compte de l’augmentation de la demande. La facture passera de 51 à 88 €. Il s’agirait de facturer “le coût réel au fournisseur de gaz naturel”. Petit “hic” dans la démarche, le fournisseur peut décider de répercuter tout ou partie de la facture sur le consommateur. “Pour les personnes en difficulté, 80% de la facture sont pris en charge”, “rassure” GrDF. Ainsi, le consommateur qui ne peut plus payer sa facture bénéficie d’une ristourne pour se faire couper le gaz. Un bien beau “geste” commercial...
(Source : France Info)
Articles les plus récents :
- 06/07/2010 09:22 - Emploi, logement : le premier tour de vis du ministre Baroin
- 04/07/2010 03:51 - Pôle Emploi et le suivi des chômeurs : Bienvenue dans la jungle de l'externalisation
- 01/07/2010 13:05 - Les dernières petites annonces de Laurent Wauquiez
- 30/06/2010 02:03 - L'inquiétante progression des impayés de loyers
- 28/06/2010 16:43 - Recrutement : Il faut en finir avec la graphologie
Articles les plus anciens :
- 17/06/2010 22:27 - Les boulots les plus utiles sont les moins payés
- 15/06/2010 14:01 - L'Etat fait des économies sur le dos de Pôle Emploi
- 13/06/2010 03:02 - RSA : + 10% en dix mois
- 09/06/2010 11:27 - L’épuisante «carrière longue» d’Eric Woerth
- 08/06/2010 14:03 - Etre payé pour son travail est-il un privilège ?






Commentaires
la colère est mauvaise conseillère dit-on ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
C'est clair, non? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Les impayés temporaires des loyers des logements HLM "sont en nette progression" à cause de la crise, a annoncé Thierry Repentin, le président de l'USH (Union sociale de l'habitat), l'organisme directeur du mouvement HLM.
"Entre la fin 2008 et la fin 2009, les impayés temporaires de loyers (plus de 3 mois, ndlr) sont en nette progression, de 13%, pour s'établir à 6,1% des ménages occupants", a déclaré M. Repentin lors d'une conférence de presse.
De plus, en raison de la crise qui touche désormais les personnes disposant de CDI (contrats à durée indéterminée), "la majorité des organismes HLM prévoit une poursuite de cette tendance durant l'année 2010", a souligné le président de l'USH.
Pour M. Repentin, la crise "se ressent chez les 4,2 millions de ménages locataires dont 60% appartiennent au tiers le plus modeste de la population".
Le mouvement HLM, grâce à l'action de travailleurs sociaux qui interviennent dès le premier mois de loyer impayé, était arrivé jusqu'en 2009 à maintenir le pourcentage d'impayés définitifs à seulement 1% du total, soit une somme de 120 millions d'euros par an.
"C'est un taux qui est assez faible et qui relativise toutes les conversations de cafés du commerce qui considèrent que beaucoup profitent du système", dit M. Repentin. Il reconnaît toutefois que ce taux va mécaniquement augmenter à la suite de la progression des impayés temporaires.
(Source : Le Figaro du 17/06/10) Répondre | Répondre avec citation | Citer
www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/citoyennete-democratie/droits-homme-aujourd-hui.html
Et cela ne dit pas qu'il faut pendre les représentants du gouvernement à des crocs de boucher, pas même de les enduire de goudron et de plumes. Répondre | Répondre avec citation | Citer