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Accueil s'informer La revue de presse Emploi, logement : le premier tour de vis du ministre Baroin

Emploi, logement : le premier tour de vis du ministre Baroin

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Dans une interview au journal Les Echos, le très appliqué successeur d'Eric Woerth vient d'annoncer quelques premières coupes à affectuer parmi les dépenses sociales. Procédant par petites touches, il privilégie ainsi les petits mécontentements à la grosse colère.

A quelques heures de l'ouverture, cet après-midi à l'Assemblée nationale, du débat sur la préparation du budget 2011, le ministre du Budget François Baroin annonce la couleur. La réduction du déficit à 8% du PIB en 2010 et à 6% en 2011 est un «objectif intangible et absolu». Afin de tenir cet engagement pris auprès de Bruxelles qui représente une économie de 40 milliards d'euros à réaliser d'ici 2011, le ministre annonce, dans une interview aux Echos parue ce mardi, les différents postes de dépenses dans lesquels le gouvernement a coupé. En première ligne : les aides au logement, à l'emploi, et celles ciblant les services à la personne.

Concernant le logement, le ministre a annoncé la suppression de la possibilité donnée aux parents d'étudiants de cumuler l'aide personnalisée au logement (APL) avec l'avantage de la demi-part fiscale attribuée pour un enfant à charge. «Il faudra choisir», a prévenu le ministre. Au total, c'est à hauteur de 1 milliard d'euros que la politique du logement sera amputée, estime le quotidien économique.

Le secteur des services à la personne, en pleine expansion notamment grâce aux mesures de soutien de l'Etat, fera également les frais des mesures de rigueur. Si François Baroin nie vouloir supprimer l'avantage fiscal dont bénéficient les personnes recourant à ses services à domicile, l'avantage social sera quant à lui remis en cause. «Nous allons supprimer l'abattement de 15 points sur les exonérations sociales dont bénéficient les ménages qui déclarent leur employé au salaire réel […], ainsi que l'exonération de cotisations patronales proposée jusqu'au niveau du SMIC aux associations et structures agrées», a-t-il fait savoir. Une mesure qui représente, selon François Baroin, une économie évaluée à 300 millions d'euros.

Concernant l'aide aux handicapés, il confirme que l'AAH «sera bien augmentée de 25% mais en six ans au lieu de cinq». «Elle sera revalorisée de 3% l'an prochain au lieu des 4,5% prévus», a-t-il ajouté.

Enfin, le nombre d'emplois aidés sera quant à lui revu à la baisse, de 400.000 en 2010 à 340.000 l'an prochain. Une mesure qui ne devrait pas contribuer à la résorption du chômage, à nouveau reparti à la hausse au mois de mai.

La TVA à 5,5% dans la restauration sur la sellette

Quant à une éventuelle remise en cause de la TVA à 5,5% dans la restauration, plusieurs fois évoquée, François Baroin s'y déclare favorable «après la prochaine élection présidentielle». «Pour le ministre du Budget que je suis, explique-t-il, cette TVA réduite reste une très grosse niche fiscale. A terme, il faudrait certainement créer un taux intermédiaire, proche de 10%», estime-t-il. Mais hors de question de faire porter le poids de cette mesure sur le mandat de Nicolas Sarkozy, qui avait réussi de haute lutte à obtenir de Bruxelles cette remise en cause de la TVA à 19,6%. «Seul un candidat ayant pris cet engagement devant les Français peut porter une telle mesure» argumente François Baroin.

Pour le reste des économies à réaliser, le ministre compte sur la non-reconduction des mesures de relance dont il évalue le gain à 15 milliards d'euros, le rattrapage des recettes fiscales et les économies réalisées «dans les dépenses de tous les acteurs publics». Un troisième volet que le ministre chiffre à 14 milliards d'euros.

Mais la mesure «la plus importante» pour atteindre l'objectif de réduction des déficits, souligne François Baroin, sera la réforme des retraites. Sans elle, «il est totalement illusoire de penser que l'on pourra redresser nos finances publiques», a prévenu le ministre.

(Source : Le Figaro)

NDLR : «Nous agissons d'abord et avant tout sur les sources de dépenses et non sur l'augmentation générale d'impôts directs ou indirects», conclut François Baroin dans cette interview.
Pourtant, selon Gilles Carrez, le rapporteur général (UMP) du budget à l’Assemblée nationale, l'accumulation des baisses d'impôts depuis 10 ans a fait perdre à l'État entre 100 et 120 milliards d'euros de recettes... Tandis que M. Carrez fait porter le chapeau à la gauche, son silence sur la plupart des cadeaux fiscaux faits par Nicolas Sarkozy depuis 2007, coûteux et peu efficaces pour la croissance et l’emploi, est d'une mauvaise foi assourdissante.

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Mis à jour ( Mercredi, 25 Août 2010 16:14 )  

Commentaires 

 
0 # superuser 2010-07-07 03:25 CONSÉQUENCES…

L’Allocation adultes handicapés

Le montant maximum de l’AAH est de 696 € net par mois depuis le 1er avril dernier. Le ministre du Budget a annoncé que la prestation serait augmentée comme prévu de 25%, mais en six ans et au lieu de cinq.

Pour une personne qui touche l'allocation maximale, l’AAH augmentera donc de 29 € par an d’ici à 2016 et non de 35 € d’ici à 2015.

François Baroin a également indiqué que la prestation serait revalorisée de 3% l'année prochaine au lieu des 4,5% prévus. Une personne qui touche l’AAH maximale perdra donc 10 € dans la bataille : elle recevra 717 € à la fin du mois et non 727 € comme annoncé.

L'Aide au logement pour les étudiants

Les étudiants peuvent percevoir une aide personnalisée au logement (APL) pour leur permettre de louer un appartement durant leurs études. Mais leurs parents devront désormais choisir entre cette prestation et la demi-part fiscale accordée pour un enfant à charge.

D’après les chiffres de la Caisse nationale des allocations familiales, un étudiant en Ile-de-France pouvait toucher au maximum 200 € d’APL par mois. Si sa famille décide de renoncer à cette prestation, le loyer de son enfant lui coûtera donc 2.400 € de plus par an, dans le cas où l’appartement est aussi loué durant les vacances scolaires.

Si les parents choisissent en revanche de conserver l’APL, leur impôt sur le revenu sera plus élevé mais dans des proportions moindres. L'Union des familles en Europe a calculé qu’un étudiant dans une famille de trois enfants, avec 3.500 € de revenus par mois, coûterait ainsi 587 € d’impôt de plus par an si la demi-part fiscale est abandonnée.

Charges sociales sur les emplois à domicile

Le gouvernement ne touchera pas à la réduction d'impôt sur l’emploi de personnes à domicile. Mais il va supprimer l’abattement de 15 points de cotisations patronales. Ce dispositif est proposé aux ménages qui déclarent le salaire réel, et non forfaitaire, de leur employé.

Pour une femme de ménage payée 10 € net de l’heure et qui aurait travaillé 20 heures dans le mois, un couple dépensait jusqu’à présent 126 € de cotisations au lieu de 164, grâce à cette réduction. Il devra donc désormais payer 39 € de plus à l’Urssaf à la fin du mois.

Pour une nounou payée 882 € net par mois, l’abattement de 15 points permettait à un ménage d’économiser 86 € sur ses 320 € de cotisations sociales. Il devra désormais payer la totalité de la somme.

(Source : 20Minutes)
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0 # superuser 2010-07-08 11:14 Autres joyeusetés :

Cumul emploi-ASS. «Afin de maintenir le pouvoir d'achat des personnes défavorisées, les réformes proposées sont très strictement limitées», assure le gouvernement. Deux mesures les concernent toutefois directement : les bénéficiaires de l'Allocation de solidarité spécifique qui retrouvent un emploi disposeront de conditions de cumul moins favorables entre leur allocation et leur salaire. Aujourd'hui, le cumul est intégral pendant les 3 premiers mois, et une prime forfaitaire de 150 € est versée au cours des neuf mois suivants. Le dispositif d'incitation au retour à l'emploi sera désormais calqué sur celui du RSA, souvent moins favorable.

RSA. Cette prestation légale n'est pas touchée, mais la dotation de l'Etat au fonds de financement du revenu de solidarité active est diminuée de 800 millions d'euros sur trois ans pour tenir compte d'une montée en puissance moins rapide que prévue…
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