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La directive Bolkestein n'est pas enterrée

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La directive Bolkestein, cible des nonistes : les collectifs du 29 mai appellent à la fin de «la frénésie libéralisatrice».

Le spectre de la directive Bolkestein hante toujours l'Union européenne. Et effraie encore les militants de la gauche du non. L'examen d'une version remaniée de ce texte, programmé cet automne, a été repoussé en janvier. Les collectifs du 29 mai, mouture élargie de l'appel des 200 lancé par la Fondation Copernic, ont tout de même réuni lundi soir plus de 500 personnes à la Mutualité, à Paris.

«Le report du vote est une opportunité à saisir à pleines mains. Il faut dire à nos concitoyens que la directive Bolkestein n'est pas morte contrairement à ce qu'a dit Jacques Chirac avec son toupet habituel», prévient le communiste Francis Wurtz, président du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) au Parlement européen. «La droite européenne est déstabilisée depuis le non français au traité constitutionnel mais leurs tentatives d'aménagement de cette directive ne rompent absolument pas avec la logique de dumping social», poursuit l'eurodéputé PCF. «Chez nous, Bolkestein s'applique tous les jours», témoigne André Frada, responsable CGT des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire dont le texte a été lu à la tribune.

Claude Debons, un des responsables de la Fondation Copernic, appelle donc à la mobilisation pour mettre fin «à la frénésie libéralisatrice» dont la fameuse directive ne serait qu'un des aspects. Le président d'honneur d'Attac, Bernard Cassen, met en garde contre la version mondialisée de la directive que constituerait l'Accord général sur le commerce et les services (AGCS) en cours d'examen au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Un accord qui reviendrait, selon lui, à permettre «l'importation de travailleurs étrangers à des coûts défiant toute concurrence». Et Alain Krivine, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), souhaite, lui, «conserver l'acquis» du 29 mai «comme la prunelle de nos yeux [...] tout en évitant de transformer les comités en structure électoraliste». Bref, le plus dur reste à faire.

Par Christophe Forcari pour Libération

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Mis à jour ( Mercredi, 12 Octobre 2005 15:37 )  

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0 # superuser 2005-10-12 14:40 PARIS (AFP) - Des associations, partis et organisations syndicales, réunis à l'initiative du Collectif national du 29 mai, qui ont en commun d'avoir milité pour un non de gauche à la Constitution européenne, ont affirmé lundi leur volonté de rester mobilisés pour se battre contre la directive Bolkestein qui est "ni humaine, ni moderne".

Plus de 500 personnes se sont réunies à la Mutualité à Paris autour du thème de la directive Bolkestein qui a été l'un des éléments fédérateurs des opposants à la Constitution européenne. Plusieurs intervenants ont présenté cette directive qui n'est "ni humaine, ni moderne" pour la critiquer et demander purement et simplement son "retrait".

En demandant de ne "pas se borner au niveau européen", Bernard Cassen, l'un des fondateurs de l'organisation altermondialist e Attac, a plaidé "pour une autre cohérence" dans la politique des services car "c'est une question de dignité humaine".

Cette directive, qui devait être abordée cette semaine à Bruxelles, n'était plus vraiment d'une actualité immédiate puisque la Commission européenne ne doit en débattre que les 21 et 22 novembre et le vote en réunion pleinière du Parlement européen est prévu en janvier seulement. Pour le député européen PCF Francis Wurtz, d'ici là, il faut "mener une bataille intense qui doit porter sur la mobilisation sociale et le débat citoyen".

Mais au-delà des critiques de cette directive, une femme dans la salle a lancé la question - très applaudie - que tous se posent, "Qu'est qu'on fait maintenant ?"

Porte-parole de la LCR, Alain Krivine, a relevé que "c'est la première fois qu'on se réunit depuis la victoire du non". "Il faut maintenir l'acquis de notre travail ensemble comme la prunelle de nos yeux", a-t-il dit en reconnaissant "des divergences" entre les différentes composantes des collectifs unitaires. Mais, a-t-il averti, "si on transforme les collectifs unitaires en plateforme électorale, on est mort". Il a exhorté les militants à continuer à travailler "ensemble, tous ensemble" pour élaborer un projet politique et organiser des actions pour des mobilisations anti-libérales.

"Reprendre le travail de terrain et le mettre en oeuvre au niveau européen", a renchéri Claire Villiers, d'Alternative citoyenne, pour qui on peut "faire retirer la directive Bolkestein comme on a fait gagner le non".
"L'objectif n'est pas seulement de protester, il faut gagner", a affirmé un représentant de la FSU.
"Nous devons faire l'effort de nous structurer au niveau européen", a plaidé Francine Bavay (Verts), notamment dans le cadre du "prochain Forum social européen à Athènes".

"On ne sait pas si on va y arriver", a reconnu François Delapierre, du mouvement Pour une république sociale du sénateur PS Jean-Luc Mélenchon. "Mais si on ne mène pas le combat, le pire est possible et, si on le mène, le meilleur est à venir", a-t-il promis.
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