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Accueil Mobilisations, luttes et solidarités Négociations Unedic : la CGT propose une sur-cotisation du travail précaire

Négociations Unedic : la CGT propose une sur-cotisation du travail précaire

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La CGT vient d'annoncer à la presse qu'elle proposera une majoration des cotisations dues par les employeurs à l'assurance-chômage pour les contrats précaires (CDD, intérim...) lors des négociations sur la nouvelle convention Unedic.

Présentant les "principales exigences" de la CGT lors des négociations qui s'ouvrent le 8 novembre, son délégué Maurad Rabhi a précisé en préalable que la confédération "n'accepterait pas une réduction des droits des chômeurs par la réduction de la durée d'indemnisation ou la dégressivité des allocations". La CGT, qui défend à terme le droit à "un véritable revenu de remplacement", demandera dans l'immédiat que les salariés licenciés reçoivent 80% du salaire brut jusqu'au retour à l'emploi stable et à temps plein, et qu'une allocation au moins égale à 80% du Smic soit attribuée aux primo-demandeurs d'emploi.

L'une de ses propositions, qui pourrait être partagée par les autres syndicats et notamment la CFDT (lire l'interview de François Chérèque pour le Figaro du 24/10), concerne le travail précaire qui touche, rappelle la CGT, trois emplois nouveaux sur quatre : "La flexibilité est un choix de l'entreprise, le coût de son choix ne doit pas revenir à l'Unedic", a affirmé Maurad Rabhi. La CGT propose donc de moduler les cotisations dues par les employeurs à l'assurance-chômage en fonction du type de contrat de travail. Les cotisations passeraient ainsi d'un taux unique de 4% actuellement à 13% pour les intérimaires et les contrats "nouvelles embauches", et à 9% pour les autres contrats précaires dont les CDD. Elles resteraient à 4% pour les CDI. Cette sur-cotisation génèrerait une ressource supplémentaire de 4,5 milliards d'euros, avance la CGT, selon une étude réalisée à sa demande par le Centre d'études économiques et sociales du groupe Alpha.

La CGT demande d'assurer aux salariés à temps partiel un revenu de remplacement calculé sur un temps plein. Egalement, ses propositions porteront sur l'ouverture d'une négociation sur la définition de l'"offre valable d'emploi" qu'un demandeur d'emploi se doit accepter, et sur un "véritable droit à la formation pour tous les demandeurs d'emploi".

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Mis à jour ( Mercredi, 26 Octobre 2005 18:18 )  

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