Depuis au moins une décennie, la politique américaine se caractérise par un paradoxe fondamental : les inégalités et la pauvreté augmentent, mais sans que celles-ci ne déclenchent un mouvement politique en faveur de la redistribution. Bien au contraire : la politique fiscale n’a jamais autant favorisé les plus riches (notamment par le biais des «Bush tax cuts» de 2001 et 2003, reconduits l’année dernière par Barack Obama). Plus étrange encore est le fait que le parti républicain, la force politique derrière ces réductions d’impôts, a souvent obtenu un soutien populaire, que ce soit en 2004, lorsqu’il a en même temps privilégié les dossiers «culturels» (la religion, le mariage homosexuel…), ou en 2010, lorsqu’il succomba à l’antiétatisme forcené du Tea Party. A chaque reprise, les républicains, tout en proposant un projet fiscal profitant de manière extrêmement disproportionnée aux plus riches, récolta un soutien populaire considérable. Alors que Barack Obama tente — enfin — d’inverser cette tendance en proposant l’adoption du «principe Buffett» (le «Buffett rule»), la question demeure au cœur de notre actualité.
Le «dégoût de la dernière place»
Dans un article récemment paru dans le New York Times, deux économistes proposent une explication insolite à ce paradoxe. Les raisons que l’on avance habituellement pour expliquer cette tendance à voter contre son propre intérêt économique sont, selon Ilyana Kuziemko (Princeton) et Michael I. Norton (Harvard), insatisfaisants. Une perspective marxiste insisterait sur l’hégémonie idéologique de la classe dominante et la «fausse conscience» des classes populaires. Ceux qui s’inspirent de Thorstein Veblen privilégient plutôt la disposition des classes populaires à imiter la «classe de loisir», notamment sa «consommation ostentatoire», plutôt que de s’identifier à leurs semblables. D’autres encore expliquent que les clivages ethniques et raciaux peuvent fausser la solidarité entre les membres objectifs d’une classe sociale. Enfin, beaucoup d’Américains évoquent spontanément le mythe «Horatio Alger» (ce romancier populaire dont les livres racontent invariablement l’épopée d’un jeune homme d’origine populaire qui obtient la fortune par son travail et sa ténacité) : les classes moyennes et populaires soutiendraient les baisses d’impôts pour les plus riches parce qu’ils parient sur la possibilité que ces impôts pourraient un jour les concerner.
Kuziemko et Norton avancent une explication tout autre. Selon eux, les hommes sont motivés moins par un désir de réussir que par une crainte d’échouer complètement. Nos économistes baptisent ce phénomène le «dégoût de la dernière place» («last-place aversion»). Leur modèle se bâtit sur l’idée que l’utilité économique n’est pas simplement déterminée par une volonté d’accumuler les richesses, mais par son positionnement relatif vis-à-vis d’autrui. Nous considérons la grandeur de notre maison non pas comme une valeur absolue, mais en le comparant à celles de nos voisins. Nous nous rappelons peut-être de notre crainte, en classe de gym, d’être choisi en dernier lorsque nos camarades furent appelés à former des équipes sportives. Comme le soulignent Kuziemko et Norton, ce modèle insiste sur le caractère déterminant pour le comportement économique de phénomènes psychologiques tels que la honte et le gène, qui se révèlent aussi sinon plus important que le seul intérêt matériel.
Kuziemko et Norton prétendent que le caractère déterminant du «dégoût de la dernière place» augmente à mesure que le revenu diminue. La crainte de se retrouver en dernier place n’empêche pas de dormir ceux qui se retrouvent au milieu d’une distribution salariale. Par contre, les plus démunis et ceux qui se trouvent dans une situation économique légèrement supérieure à ceux-ci sont hantés par le fait qu’ils pourraient se trouver en dernier place — ou qu’ils y sont déjà.
Le test de la loterie
Les conséquences de cette intuition pour l’économie politique sont considérables. Elle explique, en somme, pourquoi certains seraient portés à voter contre leur intérêt économique (celui-ci étant compris comme simple désir d’augmenter son revenu). Ceux qui se trouvent dans la tranche salariale légèrement au-dessus de la tranche inférieure s’opposeraient à des politiques de redistribution qui risqueraient de donner un coup de pouce aux plus infortunés qu’eux. La redistribution, en somme, menace leur statut d’«avant-derniers».
Kuziemko et Norton montrent très clairement que ces considérations se révèlent déterminants, par exemple, dans les attitudes envers le salaire minimum. Selon leurs recherches, ce sont précisément les Américains qui gagnent entre $7,26 et $8,25 par heure — soit un peu plus que le salaire minimum actuel ($7,25) — qui sont les plus susceptibles de s’opposer à ce que le salaire minimum augmente.
Pour prouver leur thèse, Kuziemko et Norton ont fait une expérience en forme de jeu. Chaque joueur est arbitrairement accordé un «revenu», échelonné selon une différence constante ($1,75, $2,00, $2,25, etc.). A chaque tour, les joueurs doivent faire un choix. Ils peuvent opter soit pour une augmentation certaine de leur salaire de l’ordre de $0,25, soit de participer à une loterie. Dans la loterie, il y a une probabilité de 75% qu’ils augmenteront leur salaire de $1,00 (soit quatre fois plus que l’augmentation «normale»), mais un risque de 25% qu’ils verront leur salaire diminuer de $2,00. Si tous les joueurs élisent l’augmentation garantie, les plus pauvres resteront les plus pauvres, même si leurs salaires augmentent régulièrement. Pour pouvoir se déplacer vers le haut dans la distribution salariale, les plus pauvres doivent risquer la loterie — et, bien entendu, s’en sortir vainqueurs.
Les individus les plus susceptibles de risquer la loterie sont les derniers et les avant-derniers de la distribution salariale. Les derniers de la distribution assument un tel risque pour ne plus se trouver en dernier place. Il ne leur suffit pas, en somme, de gagner davantage (ce que leur offre l’augmentation garantie) : ils aspirent à sortir de la honte d’être les derniers. Les avant-derniers prennent le même risque pour des raisons un peu différentes. Estimant (correctement) que les derniers risqueront la loterie pour tenter d’améliorer leur sort, les avant-derniers doivent assumer de temps en temps des risques pour ne pas se trouver dépassés et donc, par défaut, en dernière position. Quant aux autres tranches salariales supérieures, elles choisissent la loterie de manière plus ou moins indifférent. Cela suggère, selon Kuziemko et Norton, que les joueurs sont motivés moins par une envie de monter dans la distribution salariale que par la peur de se retrouver tout en bas.
De la servitude intégrée
Ce modèle n’explique pas à lui seul, selon Kuziemko et Norton, les raisons pour lesquelles des populations à moyen ou bas revenu voteront contre leurs intérêts économiques. Ils évoquent aussi le fait que les Américains connaissent mal la réalité des inégalités actuelles. Aujourd’hui, 20% des Américains possèdent 85% de la richesse nationale alors que la part des 40% les plus pauvres est insignifiante. Mais des études montrent que l’Américain moyen est sous l’illusion que les 20% les plus riches n’en possèdent que 59% de la richesse nationale et que la part des 40% les plus pauvres est non négligeable. D’autre part, Kuziemko et Norton cite des recherches qui indiquent que les Américains surestiment de manière dramatique la probabilité qu’ils arriveront à améliorer leur propre sort économique.
Il est intéressant que les conclusions de Kuziemko et Norton confirment l’intuition de certains philosophes et penseurs politiques. J’enseigne régulièrement De la démocratie en Amérique, et je suis frappé par le fait que ce qu’Alexis de Tocqueville entend par la «passion pour l’égalité» ressemble beaucoup au «dégoût de la dernière place».
Considérez par exemple ce que Tocqueville nous enseigne sur la servitude dans les sociétés aristocratiques : «Chez les peuples aristocratiques, il n’était point rare de trouver le service des grands des âmes nobles et vigoureuses qui portaient la servitude sans la sentir, et qui se soumettaient aux volontés de leur maitre sans avoir peur de sa colère». Mais il ajoute : «Il n’en était presque jamais ainsi dans les rangs inférieurs de la classe domestique. On conçoit que celui qui occupe le dernier bout d’une hiérarchie de valets est bien bas» (volume II, 3e partie, chapitre 5). La probabilité que les domestiques acceptent et intériorisent leur servitude serait liée, en somme, à leur gratitude de ne pas être en dernière place.
Si elle s’organise différemment, la même dynamique est tout aussi présente dans les sociétés démocratiques : « Quelque démocratique que soit l’état social et la constitution politique d’un peuple, on peut donc compter que chacun de ces citoyens apercevra toujours près de lui plusieurs points qui le dominent et l’on peut prévoir qu’il tournera obstinément ses regards de ce seul côté... C’est pour cela que le désir de l’égalité devient toujours plus insatiable à mesure que l’égalité est plus grande» (volume II, 2e partie, chapitre 11). Entendu de cette manière, «le désir de l’égalité» ressemble à s’y tromper au «dégoût de la dernière place».
Ce n’est sans doute pas en essayant de contrarier cette «passion pour l’égalité» s’exprimant par un désir de ne pas se trouver en dernière position que ni Barack Obama, ni la gauche américaine pourront commencer à réduire les inégalités flagrantes de la société américaine actuelle. Mais comme le rappellent Kuziemko et Norton, ces inégalités sont perpétuées sur le plan politique par des illusions : une mauvaise connaissance de la réalité de la distribution de la richesse, une foi chimérique dans la possibilité d’améliorer son sort. C’est sans doute à ce niveau que les démocrates auront une possibilité de regagner les classes populaires et moyennes. Mais le mérite des recherches de Kuziemko et Norton est avant tout de nous rappeler que, même dans le domaine économique, les passions comptent tout autant que les seuls intérêts.
(Source : Alternatives Economiques)
Le pays des Souris...
Le syndrome du larbin :
Articles les plus récents :
- 13/10/2011 16:25 - Modulation du temps de travail : le salarié à la carte, un rêve de patron enfin exaucé
- 11/10/2011 04:32 - Les gens ordinaires paient le prix de la crise avec leur santé
- 05/10/2011 15:28 - Allemagne : les chiffres truqués du chômage
- 30/09/2011 12:21 - Londres ne veut plus loger les chômeurs et les précaires
- 30/09/2011 11:47 - Le non-recours aux droits
Articles les plus anciens :
- 24/09/2011 15:05 - L'Unedic devient enfin réaliste
- 22/09/2011 20:42 - Haro sur les arrêts maladie !
- 22/09/2011 14:49 - Un recruteur me demande si j'ai des enfants et si je fume. Est-ce légal ?
- 20/09/2011 13:45 - En Europe, lourde menace pour les plus pauvres
- 18/09/2011 23:58 - USA : Chômeurs s'abstenir







Commentaires
Cela me rappelle ces psychiatres qui expliquaient aux parents d'autistes qu'ils étaient responsables de la situation de leur enfant.
C'est oublier que le pouvoir change les règles lorsqu'il se sent menacé comme dans la Constitution européenne, c'est oublier qu'il triche sans cesse, qu'il a le fric, les médias de son coté. C'est oublier toutes les trahisons des élus qui une fois en place oublient ceux qui les ont élus.
Ce n'est pas loin de la caricature des Deschiens. Cela se rapproche de l'analyse de terra nova qui considérait que les pauvres étaient vraiment des sales types.
Cela rejoint par certains aspects, en négatif, la théorie soutenue par les protestants que si certains étaient plus riches que d'autres, c'était parce qu'ils avaient été dignes de la confiance du créateur et qu'il fallait s'y résigner. Répondre | Répondre avec citation | Citer
D'abord, ce n'est pas parce qu'on est pauvre qu'on est gentil. Il y a des pauvres qui ont la même mentalité pourrie que ceux qui les asservissent.
C'est une question de lucidité. Il y a ceux qui comprennent qu'on les exploite, qu'on bafoue les règles et qui se battent pour se/les faire respecter, et ceux qui ne voient rien (ou ne veulent rien voir), collaborent et contribuent ainsi au statu quo général.
Doit-on leur jeter la pierre ? Il est vrai que leur ignorance est savamment entretenue et les mensonges brillamment martelés. Cet article ne vise qu'à d'expliquer les mécanismes de cette manipulation idéologique dont ils sont victimes. Répondre | Répondre avec citation | Citer
L'article ne dit pas que les pauvres sont pauvres par leur faute.
L'article affirme, entre autres, que les pauvres ne sont intéressés que par le fait de ne pas être les derniers et c'est cela qui conditionne leur vote.
La conséquence immédiate de cette thèse est que les "avant-derniers" ne tiennent pas du tout à ce que "les derniers" les rejoignent dans le classement de la misère et qu'ils se retrouvent ainsi aussi dans le groupe des "derniers".
Cela explique aussi pourquoi les "pas tout à fait très pauvres" ont l'oeil rivé sur ce qui passe pour les "déjà très pauvres" et non pas sur ce que font les "super riches". Répondre | Répondre avec citation | Citer
Je ne vois pas ce qu'il veut dire d'autre. Il me suffit de lire deux des trois têtes de chapitre:Le «dégoût de la dernière place» et De la servitude intégrée
C'est assez clair. Il suffirait qu'ils aient un autre comportement et tout irait mieux…D'où j'en avais tiré cette conclusion que les pauvres sont pauvres par leur faute.
Lorsque l'article va jusqu'à dire que les pauvres sont les premiers à défendre les baisses d'impot pour les + riches, en déduire qu'ils creusent le fossé entre riches et pauvres et qu'ils cultivent leur pauvreté me vient aussitot à l'esprit. Je serais le seul ???
J'aurais davantage apprécié un article sur la façon dont les riches parviennent toujours à faire entendre leur point de vue aux élus, même à ceux qui disent défendre les classes ouvrières.
Je n'ai pas encore rencontré un politique qui soit d'accord pour rendre effectif le droit constitutionnel d'obtenir un emploi. Ni au NPA, ni au Parti de Gauche. Et pourtant c'est inscrit dans la constitution. Et pourtant ce serait un début pour diminuer la pauvreté.
Je suis certain qu'un tel programme aurait du succès auprès des plus pauvres. Mais personne ne veut en entendre causer.
Lorsque j'en déduis que tous nos politiques, au delà des différences d'étiquettes, s'associent pour laisser les pauvres dans leur merde, est ce que j'ai vraiment tort??? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Mais les responsabilités sont, effectivement, partagées. S'il y a des dominants, c'est parce qu'il y a des dominés qui acceptent de l'être. Et les dominants savent s'y prendre pour garder les dominés sous leur contrôle car sans eux, les dominants ne sont rien.
S'il y a toujours autant de dominés, c'est parce qu'ils tombent dans le panneau des dominants qui réussissent à les manipuler avec des concepts fallacieux, que cet article développe.
C'est un rapport de force : les dominés doivent sans cesse arracher aux dominants ce qu'ils leur volent. Le problème, c'est beaucoup ne sont pas convaincus qu'ils se font spolier et manipuler. Les dominants ont massivement réussi à les convaincre de ne rien intenter contre eux et de collaborer. C'est très habile, et c'est une réalité qu'il faut regarder en face ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2229
L'historien Dominique Vidal décrypte ce phénomène à travers deux étapes marquantes du XXe siècle : la crise de 1929, puis le virage néolibéral des années 80.
Les pauvres ont perdu leur conscience de classe, et la classe dominante a habilement œuvré pour. Nombre de familles modestes estiment à tort qu'ils font partie de la "classe moyenne" et renient leur appartenance au "prolétariat". Du fait qu'ils renient cette évidence alors qu'on les a copieusement bardés de chimères, ils adhèrent au système et agissent contre leurs intérêts. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Une façon de relativiser la responsabilité des nazis…C'est le même discours qui ressort de l'article. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Il est bien évident que les victimes du nazisme ne pouvaient pas se défendre : sauf rares exceptions, grâce à une gouvernance basée sur la propagande et la peur, tout le monde était ligué contre elles.
L'argument des dominés consentants est valable pour les peuples qui ont permis à des nazis/fascistes de prendre le pouvoir, diriger leurs vies et commettre ces crimes. Ceux qui y ont bêtement cru. Ceux qui savaient mais qui n'ont rien fait. Ceux qui ont obéi aux ordres. Ceux qui en ont profité. Monsieur et Madame Tout-le-monde.
Dans le genre "j'agis contre mon propre intérêt en me soumettant et je permets ainsi au système de perdurer, voire d'empirer", je te conseille ce documentaire qui concerne particulièremen t les chômeurs :
television.telerama.fr/television/la-gueule-de-l-emploi-un-documentaire-diffuse-en-exclusivite-sur-telerama-fr,73442.php Répondre | Répondre avec citation | Citer
Ta revendication est très bien, comme est très bien la revendication d'interdire les licenciements mais ton problème est que tu crois ou tu veux nous faire croire qu'il suffit d'inscrire dans une loi , même si c'est la Constitution, un texte pour qu'il soit respecté.
On a bien vu que sur des principes supposés intangibles les gouvernements pouvaient s'assoir dessus allègrement quand cela arrangeait les intérêts du grand capital (voir l'interdiction des 3% de déficit)
En effet, dans le monde actuel il faudra plus qu'écrire quelque part un truc pour que la situation change. Si vous attendez le texte ou la personne providentielle pour tout régler vous risquez d'attendre encore longtemps. Répondre | Répondre avec citation | Citer
Dois je prendre cela comme une critique personnelle?
Je ne pense pas être du genre à attendre la personne providentielle. J'en fais régulièrement la démonstration même si le passage par la justice apparait sans issue pour beaucoup.
Quant à la règle d'or des 3% que tu évoques, elle ne figure pas dans notre constitution malgré le désir de Sarko.
Si tu as une action efficace à proposer pourquoi tu n'en fais pas part? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Par ailleurs, je ne dis pas que les combats devant les tribunaux sont inutiles mais sur des trucs de fond qui cimentent le fonctionnement de cette société il ne faut rien en attendre.
Il est aussi écrit dans la Constitution que l'Etat devait fournir les moyens financiers aux individus de vivre s'ils ne pouvaient obtenir un travail.
Le chômage de masse empêche les gens d'obtenir un emploi et les revenus de substitution sont insuffisants pour se substituer à un salaire qui permet de vivre décemment sans luxe.
Est-ce que la Constitution n'est pas ainsi violée pour cette raison? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Une expérience personnelle? Le refus de se plonger dans le maquis législatif? L'attente du grand soir? Répondre | Répondre avec citation | Citer
Parce qu'il existe une action unique qui va tout changer?
Non, je n'ai pas d'action spectaculaire à te proposer qui va tout résoudre par magie, désolé.
Je pense que les choses se construisent petit à petit patiemment.
Il y a bien sûr des périodes de régression, le peu qu'on croyait avoir construit est à reconstruire comme il semble que cela soit le cas actuellement mais si les gens ne perdent pas confiance en eux-même il finira par en sortir quelque chose de positif même si ce n'est pas pour tout de suite maintenant (sur ce dernier point on ne peut jurer de rien, il me semble parfois qu'on est à la croisée des chemins et que les choses pourraient se précipiter)
Et puis le chemin pour y arriver vaut sans doute le résultat auquel on espère arriver. (le "on" n'est peut-être pas bien choisi car nous n'avons sans doute pas le même objectif) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Je ne dis pas cela.
Quand il s'agit de faire réintégrer un salarié ou sur un combat local saisir les tribunaux peut avoir une utilité mais toi tu espères une reconnaissance des tribunaux du fait que la société capitaliste est injuste et du fait qu'elle sacrifie sur l'autel du profit des millions voire des milliards d'individus.
Par ailleurs, je l'ai déjà écrit tu pourrais très bien voir ta demande exaucée un jour sans qu'elle soit suivie d'effets.
On ne voit pas bien comment dans la société actuelle tout le monde pourrait avoir un emploi.
En outre, la règle des 3% de déficit est inscrite dans les traités qui nous ont été imposés. Même si ce n'est pas une loi constitutionnel le c'est une loi qui devrait s'appliquer malgré tout.
Dans la hiérarchie des normes ces traités sont au dessus de nos lois nationales sauf erreur mais pourtant ils s'assoient dessus quand cela les arrange. Répondre | Répondre avec citation | Citer
www.actuchomage.org/2011091217102/Mobilisations-luttes-et-solidarites/droit-a-obtenir-un-emploi-un-proces-politique-le-28-septembre.html
Egalement un topic sur le forum :
www.actuchomage.org/forum/index.php?f=13&t=48182&rb_v=viewtopic
Merci d'y poursuivre votre conversation.
Ici, ça devient hors-sujet. Répondre | Répondre avec citation | Citer
www.lepost.fr/article/2011/10/06/2606652_sondages-primaires-de-gauche-et-presidentielle-2012.html Répondre | Répondre avec citation | Citer