Les titulaires de ce contrat, dont la durée est limitée à 720 heures par an, auraient été moins bien payés qu'avec les contrats de type durée indéterminée ou déterminée. Ils n'auraient bénéficié ni de congés maladie, ni de congés payés, ni d'indemnité de licenciement.
Le but du gouvernement était de développer la flexibilité du travail au nom de la compétitivité des entreprises, et d'exercer une pression à la baisse générale des salaires.
Le plus important syndicat slovène, le ZSSS, a obtenu 40.000 signatures pour demander l'organisation d'un référendum sur cette question. Durant la campagne électorale, le gouvernement a déployé toute son énergie et son argent pour défendre son projet, dépensant trois fois plus que les organisations syndicales.
Peine perdue : 80,16% des Slovènes ont massivement voté contre. C'est une magnifique victoire dans un pays de l'Union européenne contre les politiques ultralibérales.
(Source : Inprecor.fr)
NDLR : Le taux de chômage en Slovénie dépasse 12%.
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Les électeurs slovènes, selon de premiers résultats partiels, ont massivement rejeté dimanche une réforme portant de 63 à 65 ans l'âge légal de la retraite, malgré la mise en garde du gouvernement de centre-gauche de voir le pays, en cas de victoire du "non", partager le sort des pays les plus endettés de l'Union européenne.
Sur 50% des votes dépouillés, le "non" l'emportait très nettement avec 72% contre seulement 28% pour le "oui".
Alors que 1,7 million d'électeurs étaient inscrits, la participation a été faible avec seulement 35,5% de votants contre 30,41% à la même heure en 2010 lors du référendum sur la délimitation de la frontière avec la Croatie. Elle avait été de 23% lors du référendum d'avril 2011 sur "les petits boulots", perdu par le gouvernement, et de 46% aux élections législatives de 2008.
Le "non" l'a aussi très largement emporté dans deux autres référendums : l'un sur un projet de loi gouvernemental sanctionnant le travail au noir et l'autre restreignant l'accès aux archives des services secrets.
La Slovénie, ex-élève modèle parmi les anciens pays communistes nouvellement adhérents de l'Union européenne, est durement touchée par la crise économique et financière de 2008/2009 avec un quasi-doublement du chômage en trois ans. Et la dette publique est passée de 22,5% à 43,3% du Produit intérieur brut. La Slovénie risque maintenant de partager le sort des pays contraints d'appeler à l'aide l'UE et le FMI.
Tous les sondages prédisaient une victoire du "non", mais le Premier ministre social-démocrate, Borut Pahor, dimanche dans son bureau de vote à Nova Gorica (est), a par avance exclu "une démission", tout en parlant de "miracle" si le "oui" l'emportait.
Dimanche, le dirigeant de l'opposition conservatrice, l'ancien chef du gouvernement Janez Jansa, a qualifié les résultats des référendums de "motion de censure contre l'arrogance du pouvoir" et a appelé à des élections législatives anticipées.
Avant le scrutin, Borut Pahor, sans majorité au parlement et au plus bas dans les sondages, avait lancé à la télévision un dramatique appel : "Jusqu'à dimanche, nous sommes encore maîtres de notre destin. Mais, si nous ne soutenons pas cette réforme, les finances publiques peuvent s'effondrer et alors les maîtres de notre destinée seront les Etats qui nous prêteront de l'argent", une allusion directe au sort de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal.
La réforme, exigée par l'UE et le FMI, avait été adoptée en décembre par le Parlement. Mais elle a suscité l'opposition conjuguée des syndicats et du principal parti d'opposition, le SDS (centre-droit), qui ont obtenu l'organisation d'un référendum.
Le débat sur la réforme a porté un coup au gouvernement de coalition, qui a perdu l'un de ses partenaires, le parti des retraités DESUS. Et un dirigeant d'un autre parti, Gregor Golobic (ZARES), a démissionné la semaine dernière du gouvernement.
La Banque centrale et les institutions financières internationales avaient pourtant mis en garde contre un rejet de la réforme, jugée indispensable à cause du vieillissement de la population slovène.
Lors d'une rare incursion dans la sphère politique, le gouverneur de la Banque centrale slovène avait appelé la population à voter "oui" : "Nous appelons les électeurs à réfléchir très sérieusement" aux "perspectives sur le long terme", avait déclaré Marko Kranjec. Car un "non" à la réforme pourrait mettre en péril les notes de crédit de la Slovénie, faire donc grimper le coût du crédit, nuire à la compétitivité et à la croissance économique, avait-il mis en garde.
La Slovénie, petit pays de deux millions d'habitants, est le seul membre de l'ex-République fédérative de Yougoslavie à être adhérent de l'UE (depuis 2004) et de la zone euro (depuis 2007).
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