Bureaux isolés, exclusion des plannings, perte de leurs portefeuilles, tâches éloignées de leurs compétences : quatre conseillers Pôle Emploi, à Metz, se plaignent d’avoir été victimes de harcèlement moral pendant six mois de la part de leur direction régionale. En février dernier, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée auprès du doyen des juges d’instruction du TGI de Metz.
Avant la fusion avec l’Assedic, ces quatre salariés de l’ANPE, deux hommes et deux femmes, travaillaient depuis des années à l’agence Taison. Au moment de la fusion, ils décident de conserver leur statut d’agent public «avec une garantie statutaire de ne pas changer d’agence», rappellent Jean-Pierre Racaud et Denis Legrand, tous deux militants CGT.
Fin 2009, les agents ne formulent pas de vœux, comme leur demande leur direction. Début 2010, ils se rendent compte qu’ils ne sont plus «dans les plannings, on nous a retiré nos portefeuilles. On ne nous donnait plus de tâches ou alors, on nous affectait avec des contrats aidés», témoignent-ils. En mars 2010, Denis Legrand apprend sa mutation dans une autre agence. Pour son collègue, le départ est prévu en juin. «La direction a voulu faire un exemple avec nous, afin d’envoyer un signal aux agents publics de Pôle Emploi». Quant aux deux conseillères, elles souffriraient de burn-out et de grave dépression, et sont en arrêt maladie.
La direction dément
Le directeur régional de Pôle Emploi, Jean Niel, dément toute volonté de harcèlement et de nuisance contre la CGT. «Dans leurs vœux, ces agents pouvaient demander à rester dans leur agence», explique-t-il. Devant leur silence et l’arrivée d’autres salariés dans l’agence Taison, Jean Niel décide de muter les deux syndicalistes «comme le permettent nos statuts. Ils restent dans le même périmètre administratif, l’un à côté de chez lui, le second à 500 mètres de son ancienne agence». Les deux conseillères «malades avant 2009 n’ont pas bougé».
Jean Niel reconnaît simplement que des tâches des deux militants ont pu leur être retirées quelques jours avant leur mutation. «Mais celles qui leur ont été confiées font aussi partie de leur contrat de travail».
(Source : Le Républicain Lorrain)
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Commentaires
Si ça peut les consoler …
Avec les différentes politiques répressives de PE, depuis plus d'un an, je fais de la dépression accompagnée d'insomnies et de troubles nerveux ( bruxisme ). Je vais bientôt perdre mon logement, j'ai des problèmes judiciaires et ma vie de couple et en ruine ! Seul aspect positif, moi qui me trouvais un peu grassouillet, j'ai perdu une dizaine de kilos ! Répondre | Répondre avec citation | Citer
Non que je minimise la situation dramatique dans laquelle se retrouvent nombre d'entre nous, mais il est vain d'établir des comparaisons avec des personnes qui touchent un salaire pour faire un boulot de merde, et dont le sort serait plus enviable que le nôtre.
Or, il ne faut surtout pas perdre de vue que le fond du problème, c'est Nicolas Sarkozy, son gouvernement, et ceux pour qui ils travaillent : ces psychopathes sèment le désordre et le malheur partout. Ce sont eux, nos véritables ennemis. Répondre | Répondre avec citation | Citer