
En France, 2,029 millions de Français étaient employeurs à domicile fin 2007, selon le dernier bilan de l'ACOSS publié en décembre. Un total auquel il faut ajouter 734.000 particuliers employeurs d'assistant(e)s maternel(le)s.
Selon une étude de l'INSEE publiée en novembre, les personnes âgées, catégorie pour laquelle Nicolas Sarkozy a évoqué la possibilité de financer des chèques emploi-service universels, ont un taux de recours aux services à la personne plus élevé que le reste de la population : il atteignait 16,9% pour les 70-79 ans en 2005 et 33,7% pour les 80 ans et plus, contre 11,7% pour l'ensemble de la population.
A 6%, le taux de recours est en revanche beaucoup plus faible pour les familles monoparentales, l'autre catégorie de ménages visée par le chef de l'Etat. En dépit des aides fiscales (50% de réduction ou de crédit d'impôt dans la limite de 12.000 €, majoré de 1.500 € par enfant à charge) qui devraient totaliser 2,7 milliards cette année, le taux de recours reste fortement lié… aux revenus : il n'était, en 2005, que de 3,6% pour les 10% de ménages les moins aisés contre 32,9% pour les 10% de ménages les plus aisés.
Effets d'aubaine
Publiée en décembre par la Direction du Trésor et de la politique économique au ministère de l'Economie, une étude - qui n'engage que son auteur, précise Bercy - montre que "les ménages du dernier centile de la distribution des revenus [c'est-à-dire le 1% de ménages aux revenus les plus élevés, NDLR] bénéficient en moyenne de vingt fois la dépense fiscale moyenne par ménage".
Les relèvements successifs des plafonds de dépenses ouvrant droit à l'aide fiscale ont, par ailleurs, surtout entraîné des effets d'aubaine. Dès 2003, le Conseil des impôts (devenu Conseil des prélèvements obligatoires) avait noté le caractère inéquitable de la réduction d'impôt, l'aide fiscale ne bénéficiant qu'aux ménages imposables et aux revenus élevés. "La création d'un crédit d'impôt [en 2007, NDLR] pour les ménages actifs pourrait élargir l'avantage fiscal à 155.000 ménages, soit 15% des ménages actuellement non concernés par la réduction d'impôt car non imposables, pour un coût supplémentaire de 220 millions d'euros", conclut l'étude.
(Source : Les Echos)
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Commentaires
• Les dessous du salariat des particuliers-employeurs
Des salaires de misère pour une main d'œuvre essentiellement féminine : bienvenue chez les travailleuses pauvres ! Peut-on encore parler d’"emplois" ?
• Le deuxième plan «services à la personne» de Laurent Wauquiez
C'est tout ce que l'UMP a trouvé pour limiter l'augmentation du chômage… Faire travailler les plus pauvres au bénéfice des plus riches, une solution qui fleure bon le XIXe siècle.
Résultat : • Emplois à domicile : des aides fiscales pour les riches Répondre | Répondre avec citation | Citer
Les pauvres sont lésés, et bien entendu les femmes, toujours plus pauvres que les hommes dans notre société, qu'elles soient jeunes ou vieilles.
Pour les familles monoparentales (allez, faut le dire : majoritairement des femmes seules avec enfants), l'échec est patent : ce sont justement les catégories de personnes qui ont le plus de difficultés financières ! Elles ont déjà du mal à payer leur loyer, elles ne peuvent évidemment pas s'offrir ce type de "services" et ce sont même plutôt elles qui vont faire les bonniches chez les riches, s'occuper des gosses des autres pour nourrir les leurs, quand elles ne travaillent pas comme caissières au Smic à temps partiel dans un supermarché dont les bénéfices explosent.
Ces emplois déshonorent la femme, coincée entre vieillesse et maternité dans un monde d'hommes impitoyable pour elles. Répondre | Répondre avec citation | Citer
c'est encore pire que ce que l'on croit. Répondre | Répondre avec citation | Citer