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Accueil s'informer La revue de presse Raymond Soubie et le «dumping fiscal»

Raymond Soubie et le «dumping fiscal»

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Alors que le traité de Lisbonne, défendu bec et ongle par Nicolas Sarkozy, par son absence délibérée d'harmonisation favorise toutes sortes de dumpings, qu'ils soient fiscaux ou sociaux, voici comment le «conseiller social» du président riposte aux critiques des pays européens qui accusent la France de protectionnisme.

Nicolas Sarkozy avait déclenché l'ire de la République tchèque, soutenue par la Slovaquie, pour avoir récemment souhaité que les constructeurs automobiles français rapatrient leurs usines délocalisées dans ces pays. Le plan français de soutien au secteur automobile, qui conditionne les aides aux constructeurs au maintien de leurs usines en France, jugé préoccupant par la Commission européenne, alarmant par les industriels allemands et protectionniste par la présidence tchèque de l'UE, a déclenché cette semaine une polémique.

A l'Est, des paradis sociaux...

Raymond Soubie, le conseiller social de Nicolas Sarkozy, a vivement répondu dimanche 15 février aux critiques de ces voisins européens, estimant que ceux qui ont "de manière délibérée" pratiqué un "véritable dumping fiscal" n'ont pas à accuser la France de protectionnisme. "Nous connaissons toute une série de pays d'Europe qui sont à l'Est, où quelque part au Nord-Est de l'Europe, qui depuis des années appliquent des dispositif fiscaux, avec quasiment pas d'impôt sur les sociétés, qui sont du véritable dumping fiscal", a-t-il déclaré lors de l'émission «Dimanche soir politique» de France Inter-Le Monde-i>Télé.

Attractivité du territoire

"Alors il ne faut pas que ces pays nous disent : Vous faites maintenant du protectionnisme, alors que de manière délibérée ils appliquaient depuis des années ces politiques-là", a-t-il poursuivi. "Si nous avons des politiques économiques fiscales et sociales qui permettent de renforcer notre industrie, ce n'est pas mal. Ce n'est pas du protectionnisme, c'est simplement de l'attractivité du territoire," a-t-il jugé.

"L'objectif n'est pas d'être protectionniste, être protectionniste ça veut dire installer des droits de douane plus importants, des contingents plus importants. La France ne le fait pas, du reste elle ne peut pas le faire, il n'y a que l'Union européenne qui pourrait le faire. Ce que fait la France, c'est d'essayer de rendre plus compétitive son industrie pour qu'il y ait plus d'industriels qui restent en France et plus d'industriels qui aient envie de venir en France", a-t-il assuré.

(Source : Le Nouvel Obs)
Mis à jour ( Lundi, 16 Février 2009 17:20 )  

Commentaires 

 
0 # patrice-merignac 2009-02-17 10:36 et oui a l'est les paradis sociaux avec une main d'oeuvre moins cher et a l'ouest les paradis fiscaux.

voila ce que le liberalisme qui a fait sauter toutes les frontières en europe a creer d'un cote l'exploitation et de l'autre le profit avec le chomage en sus et pour corser le tout la pauvreté
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0 # superuser 2009-02-18 18:43
Pour réfléchir un peu au sens des mots :

La concurrence non distordue, c’est le protectionnisme !
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0 # superuser 2009-02-20 00:41 L'info est tombée en douce, juste avant la grande grève du 29 janvier : Raymond Soubie, le «conseiller social» de Nicolas Sarkozy, est devenu le principal actionnaire d'une agence de presse spécialisée sur l'actualité sociale. Conflit d'intérêt en vue ? Pas du tout, répondent en chœur les intéressés.

(…) L'Agence Emploi Formation (AEF), principale lettre professionnelle sur l'enseignement, la formation professionnelle , les politiques de l'emploi et la protection sociale. L'AEF ? Une agence de presse inconnue du grand public, mais qui pèse lourd chez les décideurs. Fondée en 1998 par un ancien prof de lettres, Pascal Bouchard, et un journaliste d'Europe 1, Marc Guiraud, elle est devenue une entreprise prospère dont l'info est distribuée sur Internet et uniquement sur abonnement. Avec plus de 50 journalistes, elle fournit, selon un communiqué, "l’information utile en temps utile, produite par des journalistes experts, réactifs et neutres".

Fin janvier, la holding familiale (Arfilia et Kifilia) du «conseiller social» de Nicolas Sarkozy est donc montée de 20 à 70% dans le capital de Groupe AEF. Toute son équipe vient de débarquer dans les bureaux pour "accompagner le développement d’un groupe de presse".

(…) Danièle Deruy, ex-journaliste, ex-dir' com' de l'AFP, cofondatrice d'Altedia (le précédent groupe de Soubie), devient directrice déléguée en charge du développement d'AEF. A la ville, Danièle Deruy est madame Raymond Soubie.

=> Lire tout l'article d’ECO89
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