«Pour y parvenir, il leur suffit de justifier en France — à leur retour — d'un contrat de travail dont la durée est comprise entre un et vingt-huit jours», écrit M. Vidalies, évoquant des traders qui ont travaillé à la Bourse de Londres ou dans d'autres pays de l'UE. «Ainsi, grâce à cette astuce, ils reçoivent des indemnités-chômage qui peuvent atteindre 6.366,80 € par mois bien que n'ayant jamais cotisé aux Assedic», ajoute-t-il.Le député des Landes demande à Mme Lagarde «de bien vouloir lui confirmer la réalité de cette pratique surprenante, de lui préciser le nombre des heureux bénéficiaires et le montant ainsi déboursé par l'Unedic».
L'Unedic avait reconnu, le 24 septembre dernier, la possibilité «exceptionnelle» que d'anciens financiers puissent, après avoir perdu leur emploi à Londres, bénéficier d'une indemnisation allant jusqu'à 6.366 € mensuels, comme le révélait Le Point. L'Unedic évoquait alors «24 demandeurs d'emploi indemnisés sur la base d'un salaire supérieur à 7.000 € nets mensuels» perçu en Europe, dont quatre sur un salaire touché en Angleterre, et admettait que «l'absence de cotisation des salariés expatriés pose un problème».
(Source : Le Monde)
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Commentaires
La précarisation de l'emploi est la principale cause du déficit de l’assurance-chômage
Aujourd'hui, plus de 60% des entrées résultent de la fin de contrats précaires (intérim, CDD…), principale cause du déficit de l’Unedic qui s'élève actuellement à 5 milliards d’euros.
En effet, sur les 24 milliards annuels consacrés à l’indemnisation des chômeurs, 7 milliards viennent secourir une partie de ces salariés flexibles, pour qui le chômage est typiquement récurrent, tandis que le produit des cotisations issues de ces types d’emplois n’atteint qu’1 milliard. Pour combler le manque à gagner, il faudrait oser TAXER lourdement les employeurs qui font de la précarité un mode de gestion de leur ressources humaines à part entière.
Et le nouveau modèle d'indemnisation de ces précaires (4 mois cotisés, 4 mois d'allocation pour les primo-demandeurs puis 6 mois cotisés, 6 mois d'allocation - au lieu de 7 - pour la suite) n'arrangera pas cette spirale infernale tant que ces mêmes employeurs feront supporter leurs choix économiques à la collectivité tout entière, en toute impunité.
La baisse des cotisations chômage est un vrai scandale
Prévue par la nouvelle convention Unedic sur la base d'un "excédent" semestriel d’au moins 500 millions d'euros qui permettrait son déclenchement (on rappelle qu’il y a tout de même un déficit de 5 milliards à combler dans un contexte de crise !), cette baisse priverait l’assurance-chômage de 89 millions d’euros cette année et de 230 millions d’euros en 2010.
Alors, à côté, vos 20 ex-traders londoniens à 6.000 €, ils ne valent pas tripette… Répondre | Répondre avec citation | Citer
Plus de 900.000 € d'indemnités de départ et des allocations chômage supérieures à 350 € par jour, tels sont les généreux traitements réservés par Pôle Emploi à quelques DR qui n'ont pas été reconduits à leur poste après la fusion…
Assedic : Le parachute doré de Monsieur D. Répondre | Répondre avec citation | Citer