L'Allocation de fin de formation (AFF) permet aux demandeurs d'emploi de continuer à être rémunérés jusqu'à la fin de leur stage lorsqu'ils arrivent en fin de droits. La suppression des crédits réservés à son financement est «inadmissible» au moment où le marché de l'emploi se dégrade, affirme mercredi l'Association des Régions de France. Prévue dans le projet de loi de finances 2009, «cette décision aura pour conséquence de faire renoncer des demandeurs d'emploi à entrer en formation faute de rémunération complète, ou à attendre d'avoir épuisé leurs droits à l'assurance chômage pour être ensuite éligibles à des rémunérations versées par la Région», estime l'ARF dans un communiqué.
L'Unedic une fois de plus désignée
Pour remplacer le financement de l'allocation, le ministère de l'Economie propose aux partenaires sociaux de prévoir dans la prochaine convention Unedic sa prise en charge par le budget de l'assurance-chômage, «c’est-à-dire par des cotisations sociales», estime l'ARF. Les Régions, à la pointe dans la formation des demandeurs d'emploi, craignent «de supporter tout ou partie des conséquences de cette décision».
(Source : Les Dépêches de l'Education)
NDLR : Décision d'autant plus inique que, depuis fin 2006, l'AFF n'est déjà plus accordée qu'aux chômeurs suivant des formations qui mènent à ces métiers dits «en tension» => LIRE ICI…
Articles les plus récents :
- 24/10/2008 19:13 - La CFDT demande le départ de Daniel Bouton
- 24/10/2008 06:20 - Réforme Bachelot : l'hôpital contraint à la charité
- 24/10/2008 05:17 - Sarkozy prend les fonctionnaires pour des imbéciles
- 23/10/2008 18:51 - «Y a-t-il un avenir professionnel après 45 ans ?»
- 23/10/2008 01:00 - La crise vue par Michel Rocard
Articles les plus anciens :
- 22/10/2008 17:11 - Victimes de la crise, les jeunes retournent chez papa-maman
- 21/10/2008 07:15 - Le contrat unique d'insertion est reporté
- 21/10/2008 03:29 - «La colère va monter dans les entreprises», pense François Chérèque
- 20/10/2008 20:30 - 20 millions de chômeurs en plus d'ici 2010 ?
- 19/10/2008 17:45 - Il n'y a plus qu'à l'Elysée qu'on augmente les salaires !






Commentaires
L'AFF permet aux demandeurs d'emploi de continuer à être rémunérés jusqu'au terme de leur formation lorsque leurs droits dans le cadre de l'assurance chômage ne couvrent pas la durée totale. Ses crédits s'élevaient à 169 millions d'euros en 2008, mais le gouvernement souhaite que cette dépense soit dorénavant prise en charge par le budget de l'assurance chômage.
Dans un communiqué, les régions jugent "inadmissible" cette décision "incohérente au moment où le marché de l'emploi se dégrade fortement et alors que les déclarations du président de la République plaident pour que l'argent de la formation professionnelle aille à ceux qui en ont le plus besoin". Une décision, qui selon l'ARF, risque de décourager les demandeurs d'emploi à entrer en formation faute de rémunération complète, ou les pousser à attendre d'avoir épuisé leurs droits à l'assurance chômage pour profiter ensuite des rémunérations versées par la région.
Transfert de charges caractérisé
Les régions craignent aussi de devoir "supporter tout ou partie des conséquences de cette décision". Le secteur sanitaire et social pourrait particulièremen t souffrir de la décision "avec un impact très important sur les bourses accordées par les régions".
Pour l'ARF, il s'agit d'un "transfert de charges caractérisé". Associée à d'autres décisions concernant le financement du futur opérateur issu de la fusion ANPE/Assedic, ce nouveau geste de l'Etat laisse penser "que la volonté du gouvernement de réformer la formation professionnelle n'est en fait qu'un prétexte pour renflouer les caisses de l'Etat en captant une partie des fonds de la formation professionnelle ".
L'ARF ne compte pas en rester là : les régions "n'accepteront pas un jeu de dupes et des transferts de charges déguisés", souligne le communiqué de l'ARF.
(Source : Localtis) Répondre | Répondre avec citation | Citer
A la formation des chômeurs les plus en difficulté, le gouvernement privilégie l’immigration économique… pour les métiers dits "en tension", ce qui est le cas pour la plupart des métiers de l’informatique.
Répondre | Répondre avec citation | Citer