(...) Pour les marchés, l’Etat et l’argent public sont là pour sauver le système, pas pour le réformer. Les Bourses font le pari que les grandes déclarations d’aujourd’hui n’engageront plus grand monde demain. Que le rêve d’une nouvelle régulation mondiale de la finance restera une bonne blague que les banquiers aimeront se raconter dans quelques années. Aujourd’hui, elles font profil bas, juste le temps de se faire oublier. Elles ont gagné la première manche.
Les politiques, et Nicolas Sarkozy en tête, n’ont donc plus d’autres choix que de s’atteler à transformer leurs beaux discours en actes. Car une réforme qui se limiterait à une (re)moralisation de la vie des affaires serait une désillusion démocratique à la hauteur des sommes astronomiques dépensées pour sauver un système qui se sera joué des peuples.
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Ces prêts, d'une durée maximale de 5 ans, doivent permettre aux banques "de développer le crédit aux ménages, aux professionnels, aux entreprises notamment les PME et aux collectivités locales", rappelle le communiqué du ministère.
Depuis le début de la crise, les banques rechignent à se prêter de l'argent entre elles, tout comme aux ménages et aux entreprises, ce qui pénalise l'activité économique.
Sept banques ont bénéficié de cette opération financée par un prêt relais accordé à la SFEF par la Caisse des dépôts, ajoute le communiqué, sans préciser le nom des établissements concernés. Jeudi, une source proche du dossier avait cité les noms de BNP Paribas, Banques populaires, de la Caisse d'Epargne, du Crédit Agricole, du Crédit Mutuel, de HSBC et de Société Générale.
"Pour accéder à ce guichet de financement, les banques se sont notamment engagées par convention avec l'Etat à maintenir un rythme de 3 à 4% de progression annuelle de leur encours de crédits", rappelle Bercy.
La SFEF dispose d'une garantie de l'Etat à hauteur de 320 milliards d'euros jusqu'à la fin 2009.
Sa création avait été annoncée dans le cadre du plan de soutien aux banques présenté le 13 octobre par le gouvernement. Présidée par l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Michel Camdessus, la SFEF était jusqu'à présent dénommée "Société de refinancement de l'économie" (SFRE), mais son nom a finalement été changé, a-t-on précisé à Bercy.
(Source : Libé) Répondre | Répondre avec citation | Citer
Les banques britanniques ont dû accepter des conditions très strictes pour bénéficier des fonds publics tandis qu'en France, l'Etat offre les mêmes garanties sans aucune contrepartie réelle. Sa seule demande : un nouveau "code de conduite" qui risque d’être aussi inefficace que ses prédécesseurs…
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